| La vérité n'existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse ! Opinons ! |
| Mercredi 10 mai 2006 Décision prise Je déménage. Rendez-vous sur karlamassini.blogspot.com. À bientôt. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-05-10 16:32:39Permalien | Ajouter un commentaire | Lundi 8 mai 2006 Déménagement ? Chez blogspot, on peut mettre des images gratuitement. Je me suis créé un blogue pour voir. karlamassini.blogspot.com. Qu'en pensez-vous ? Déménage ? Déménage pas ? PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-05-08 13:03:47Permalien | 2 commentaires | Lundi 8 mai 2006 La chanson de la semaine Je l'écoute en boucle. Et j'ai presque les larmes aux yeux. Je n'ai rien à rajouter sur lui, sur sa vie. Tout a déjà été dit et redit, filmé de refilmé, chanté et rechanté. Enfin si. Et je sais que je vais en faire remuer plus d'un. Mais je le dirai quand même. Malgré la violence. Malgré les morts. On ne fait pas toujours Ghandi. Des révolutions, ça prend ça. Des fois. Alors, oui : il n'y a eu qu'un prophète au vingtième siècle. Il était Argentin. Il est mort pour les autres. Mais vivra toujours. Mais vivra toujours. Alors, je chante avec la chanson. Et mon coeur vibre. Même si je sais que c'est d'un romantisme... Que je suis un idéaliste. Aprendimos a quererte Estribillo: Aquí se queda la clara, Tu mano gloriosa y fuerte Estribillo Vienes quemando la brisa Estribillo Tu amor revolucionario Estribillo Seguiremos adelante Estribillo PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-05-08 12:34:45Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 4 mai 2006 Quelques points Quelques points. Quelques remarques. Quelques rêves. Quelques déceptions.
PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-05-04 12:18:47 Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 27 avril 2006 Question ouverte Discussion polémique hier soir. On parlait. Et j'ai dit " Les noirs sont agiles ". Alors, elles me sont tombées dessus. C'est raciste. Et venant de moi, c'est décevant. Et vas-y que j'ai pas le droit de dire ça. Et vas-y que je ne devrais pas penser ce genre de choses. Bien sûr, je respecte leur avis. Bien sûr, elles avaient le beau rôle. Quoi de plus beau que de défendre les minorités visibles ? Quoi de plus beau qu'être contre le racisme ? Mais était-ce du racisme ? Il me semble que le monde tombe trop dans le politically correct. Il me semble qu'on ne peut plus rien dire. Le monde est divisé. Tu es raciste (dans cet exemple) ou tu es politically correct. Il me semble que tout ça, c'est de la paresse intellectuelle. Blanc ou noir. Pas de gris. Alors, je vous pose la question. Est-ce être raciste que de dire ce que j'ai dit ? Si oui, pourquoi ? PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-27 09:45:40Permalien | Ajouter un commentaire | Samedi 22 avril 2006 Palomita libre Envie de rien faire. Envie de rien sentir. Envie du néant. Le néant et le vent. Et pas de lumière. Et, en guise de bruit, des vagues. De plus en plus grandes, qui s’écrasent sur un long mur millénaire. Je regarderai avec émerveillement, la pauvreté du paysage qui s’offrirait à moi. La pauvreté. Du paysage. J’aimerais être un paysage. Ou une statue. Mais pas vivre. Vivre est une tâche ardue. Vivre est un long périple. Vivre, c’est pour ceux qui ont la lumière infuse. Je n’ai pas de lumière infuse. J’ai mes doutes. J’ai ma tristesse. J’ai mon regard décalé. J’ai mes nuages qui cacheraient le plus conquérant des soleils. J’ai ma pluie qui gâche toute possibilité de chaleur. J’ai mon silence que gâchent des bruits inutiles. Bien sûr, on pense à la corde, à la bouteille de scotch bue du goulot, à l’arsenic, aux médicaments. Mais je ne suis pas l’anti-héros d’un film du samedi soir. Et puis, il y a la lâcheté. Et les larmes qui ne veulent sortir. Et le regret que je n’aurai pas, car je ne serai plus là. Mais, le regret quand même. Des enfants que j’aurais pu. Des livres. Des films. Des musiques. Des amis que je ne. De ma femme que je ne. Ne. Et le clavier nous sauve. Comme nous aurait sauvé une plume, vingt ans plus tôt. Comme si on pouvait nous sauver. Je vous le dis aujourd’hui. Et que ça soit bien clair. Personne ne sauve personne. Rien ne sauve personne. Il y a la vie. Il y a ce long tunnel – comme avait dit Sabato – long et noir. Et il y a vous. Moi. Eux. Et paraîtrait-il qu’une lumière. Mais point de lumière. Sauf, si lumière infuse. Et toutes ses fleurs qui jaunissent, tous ces arbres qu’on coupe, tous ces marécages qu’on ne connaît pas, tous ces bébés nés malades, ne vous diront pas le contraire. Ni l’injustice. Ni les pays sous-développés. Ni les complots des compagnies pharmaceutiques. Rien ne vous dira, ni n’osera vous dire le contraire. Et je mélange tout. Et je saute du coq à l’âne. C’est mon dernier droit. Celui de sauter. Celui de mélanger. Et de tout vomir. J’aurais souhaité une nappe longue et blanche. J’aurais mieux vomi. Et cette phrase qui me trotte dans la tête. Allure d’une fin de poème. Ou de chanson. Je n’en sais rien. D’où viens-tu ? Je n’en sais rien. Mais te voilà. Y cuando se van las nubes A mí , no me queda el cielo A mi, me quedas tú Me quedas tú Et maintenant, tu ne m’appartiens plus. Palomita libre. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-22 14:17:38Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 20 avril 2006 Idée brève Je lis des articles qui ne m'intéressent pas; qui parlent de sujets qui ne me stimulent pas. Mais les études, c'est comme le couple, il faut tout prendre... Alors, je lis. Et plus je lis, plus je me rends compte que la science est notre seul salut. Pas pour les résultats. Pas pour les avancées technologiques. Nâh. Ce sont les auteurs qui me font dire ça. Parce que vous voyez, quand Shlomo écrit un article, en collaboration d'un Ramesh et d'un Daniel, moi je dis que la science c'est rassembleur, c'est même salvateur. Un juif écrit avec un musulman, un indien avec un Pakistanais, un chinois avec un arabe, un caucasien avec un noir, ou un bleu, ou un rouge, ou qu'est-ce qu'on s'en fout... Il n'y a que dans ces articles que je trouve encore de l'espoir. Demain sera meilleur. Demain, nous écrirons tous des articles. Et le monde sera sauvé. Qu'est-ce que je peux être idéaliste ! PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-20 15:34:28Permalien | Ajouter un commentaire | Mercredi 12 avril 2006 Tremblay, Lepage et Landry : le Québec dans tous ses états Il y a quelque chose de malsain dans ce qui se passe au Québec en ce moment. Toujours le même sujet qui nous tiraille. La souveraineté. Une idée, belle et noble au début (j’imagine, d’après ce que j’ai lu, parce que je n’étais pas ici ), se transforme en catalyseur politique ou en idéologie mal cernée. L’écrivain et dramaturge Québécois Michel Tremblay a ouvert le débat avec son coup de gueule, qui a fait couler beaucoup d’encre - et peut-être même beaucoup de larmes. Il refuse les arguments financiers des souverainistes. Et Lepage de prendre le micro. Il ne se reconnaît plus dans les idées péquistes. Et Landry de se fâcher et de promettre de ne plus jamais assister aux spectacles de Tremblay. Ridicule. Franchement ridicule. Plus ça va, moins ça va. Les souverainistes, purs et durs, semblent refuser toute critique. Si elle vient « des autres », elle est irrecevable. Si elle vient d’anciens souverainistes, ou souverainistes latents – comme s’est défini Lepage - elle est encore moins acceptée. Comme si un souverainiste n’avait pas le droit de changer d’avis. Comme si la critique était un exercice de mauvaise foi. Comme s’il n’y avait que les souverainistes qui pouvaient parler et définir le Québec. Mais qu’arrive-t-il donc au Québec ? Qu’arrive-t-il aux Québécois ? Pourquoi ces débats stériles ? Pourquoi ces partis politiques qui se nourrissent de l’identité d’un peuple ? Pour ou contre la souveraineté ? Bein, voyons. Et la santé ? Et l’éducation ? Et l’euthanasie ? Et la pauvreté ? Et les avantages sociaux ? Et le réchauffement de la planète ? Oui, oui, je sais. Vous allez me dire que ce sont là des choses liées. Mais, pouvez-vous au moins nous expliquer quel est votre projet pour la nation ? Et arrêter de brandir le spectre de la souveraineté comme la seule et unique solution ? Parlons clairement. Ne mentons pas. Disons la vérité. Et choisissons ensemble. Et respectons le choix majoritaire. Une fois. Une dernière fois. Et c’est tout. Ensuite, passons à d’autres défis. Le temps est venu pour le Québec et son peuple de se redéfinir au début d’un nouveau siècle. Ce qui était valable il y a trente, quarante ans, ne l’est peut-être plus maintenant. Il faut se poser des questions. Parler, débattre, respecter l’avis des autres, essayer de les convaincre, tels sont les gestes que les citoyens du Québec devraient poser dans les prochains mois et années. Un meilleur Québec. Tel est le but ultime. Peu importe son allégeance. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-12 13:10:44 Permalien | Ajouter un commentaire | Vendredi 7 avril 2006 Ulysse : un passage intéressant
Celui Qui s'engendra Lui-même, médian à l'Esprit-Saint, et Soi-même s'envoya Soi-même, Racheteur, entre Soi-même et les autres, Qui, maltraité par ses ennemis, dépouillé de ses vêtements et flagellé, fut cloué comme chauve-souris sur porte de grange, souffrit la faim sur l'arbre de la croix, Qui se laissa ensevelir, se releva, dévasta les enfers, s'installa au ciel où il est assis depuis dix-neuf cents ans à la droite de Son propre Soi-même, mais reviendra au dernier jour pour passer sentence sur les vivants et les morts alors que tous les vivants seront déjà morts. Page 288 de l'édition traduite par Auguste Morel et revue par Valery Larbaud. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-07 18:41:51Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 6 avril 2006 Le clash et le milieu Je ne voulais pas en parler. Je n’aime pas les modes. Les choses dont tout le monde parle. Les livres que tout le monde lit. Les films que tout le monde voit. Je n’aime pas. Mais, des fois, il faut se rendre à l’évidence. Les modes ne sont pas seulement des vagues colorées qui traversent notre temps sans laisser de marques. Elles sont aussi des signes, des manifestations d’une tendance. Je me dis donc, naïvement, que malgré leurs grandes différences, certains des mouvements mondiaux ne peuvent qu’être apparentés. Je m’explique. Il y a ces guerres injustifiées et injustifiables. Il y a ces manifestations à travers le monde entier. Et il y a ces grèves. Et il y a ces réactions violentes à des choses futiles, qui n’en valaient pas la peine (dépendamment de quel point de vue). D’abord le vécu. Grève étudiante au Québec. Assez longue. Des manifestations. Des assemblées générales. Une douce folie qui s’était emparée de nous. Et nous nous sommes rapidement imaginé rois et reines. Le gouvernement tombera. Les libéraux dehors. Nous sommes la jeunesse, l’espoir, le futur. La fin fut abrupte. Nous sommes tombés de loin. Nous sommes tombés des nues. Reste la beauté du geste. La spontanéité du mouvement. La jeunesse naïve et rêveuse. Et ailleurs dans le monde ? Des musulmans furieux manifestèrent violemment contre des caricatures jugées blasphématoires. Des drapeaux brûlés, des chants haineux. Même des morts. Pourquoi ? Est-ce le blasphème ou le ras de bol ? Et ailleurs dans le monde ? Des banlieusards français (même si on leur refuse cet adjectif) se réveillèrent un jour et brûlèrent des voitures. Ou du moins, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre. La réalité est, bien entendu, très différente. Et s’ensuivirent des semaines de révolte. Des cris, des slogans, de la casse. Et des politiciens de s’expliquer devant les médias. C’est la religion. C’est la polygamie. C’est le sang qui coule dans leurs veines. Premier degré. Toujours du premier degré. Mais encore ? Des Français dits de souche refusent une réforme. Ils se réveillent un matin et décident de mener une grève. Ou du moins, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre. La réalité est, bien entendu, très différente. Le contrat de première embauche. La pauvre jeunesse aux mains de vicieux capitalistes. Les pauvres contre les riches. Et Villepin de refuser toute négociation. Puis d’abdiquer. Et Sarkosy (dans « le bon, la brute et le truand », quel rôle aurait-il eu ?) de jouer aux opportunistes. Et la France de s’enflammer. Et ailleurs dans le monde ? On ne va quand même pas faire le tour du monde. Et alors ? Quel point commun entre tous ces actes ? La révolte. Le ras de bol. L’écoeurement. Mais encore ? Les riches et les pauvres. Le tiers-monde et le reste du monde. Les boss et les bossus. Le vrai clash ne sera pas un clash de civilisations. Ce ne sera pas un clash entre la gauche et la droite. Entre capitalistes et socialistes. Ou entre islamistes et penseurs libres. Ce sera un clash moins nuancé, moins subtil. Ce sera un clash féroce, impitoyable. Ce sera le clash entre riches et pauvres. C’est déjà un clash, d’ailleurs. Les riches et les pauvres. Une minorité dominante. Une majorité écrasée. Who do you belong to ? J’imagine déjà un président, d’un pays trop puissant, poser la question au monde. Who do you belong to ? Are you with us or against us ? Je n’ose répondre. Alors, je me tais. Cher Milieu, tu me manques. Il fut un temps où tu nous hébergeais allègrement. J’aimais ta compagnie. J’aimais la pensée que tu prêchais. J’aimais le vent qui te balayais. Le milieu. Ce cher beau milieu. Ce cher juste milieu. Qui disparaît. Qui disparaît. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-06 10:52:16Permalien | Ajouter un commentaire | Mardi 28 mars 2006 L'âne
La rue brille, fière de sa nouvelle robe. Je me faufile entre ces étincelants rayons de soleil. Rayons présents. Rayons prometteurs. Rayons rayonnants. Je marche. Je suis de bonne humeur. Je respire profondément. Je bombe le torse. Et s’évanouit le pessimisme déprimant de l’hiver. Je souris à ces fortuits passants, qu’un destin incompris a mis sur mon chemin. Le printemps est là. Le printemps est partout. Mes yeux pétillent. Les leurs aussi. Les vôtres aussi. Yeux frères. Yeux témoins d’un même bonheur inexplicable. Yeux souriants qui m’émeuvent. Et je me surprends à parler aux oiseaux. Oiseaux pubères. Oiseaux qui me chuchotent des chansons énigmatiques, mais ô qu’envoûtantes. Et je leur réponds. Je leur dis que je les aime, qu’ils sont les bienvenus n’importe quand. Qu’il ne devrait pas y avoir d’hiver. Que je m’en fous s’ils ont la grippe. C’est alors que je me rappelle du coq. Le coq qui n’est pas là. Le coq que j’ai tellement voulu. Que j’ai tellement imaginé, dans ma ville natale, dans mon enfance lointaine. Dans cette ville que j’aurais voulue campagne. Mais point de coq. L’aurais-je imaginé sinon ? Avec sa crête rougeâtre. Avec ses pattes maigres. Avec son regard perçant. Et ce cou. En avant, en arrière. En arrière, en avant. Et ces milles pas qu’il aurait fait et refait. Et ce chant qui m’aurait réveillé. Le coq. Mon ami le coq. Je t’ai tellement attendu. Mais tu n’aimes pas les villes. C’est alors que je t’ai rêvé. C’est alors que je t’ai dessiné sous mes paupières. C’est alors que j’ai échangé la sonnerie niaise du réveil matin par ton chant glorieux. C’est ainsi que tu vécus dans l’empire de mon esprit. Esprit rêveur. Esprit imaginatif. Esprit irrationnel. Je te nourrissais. Je te berçais. Avec des histoires à chanter debout. Tu fus attentif. Réceptif. Croyant mes mille récits, mes mille batailles, mes mille défaites. Bon public. Bon ami. Mon ami le coq. Jusqu’au jour que je t’ai rencontré. Dans une campagne lointaine. Chez un oncle lointain. D’un matin frais et peu courtois. Tu ne fus pas aussi maigre que je t’avais dessiné. Ta crête était moins rouge. Ton ventre était plus imposant. Ton regard était vague et fuyant. Ton chant était plus irritant que glorieux. Et la campagne perdit de son romantisme. Tu n’étais plus mon ami le coq. Tu étais un coq. Un coq parmi les coqs. Et désormais, je m’en foutais. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-28 10:28:41 Permalien | Ajouter un commentaire | Samedi 25 mars 2006 La chanson de la semaine Lhasa. Sa chanson me hante. Bourdonne dans mes oreilles. Je l'imagine dans un film d'Almodovar. Je voudrais Victoria Abril et Javier Bardem dans ce film. Ils se regardent. Le vent souffle. Des vagues se meurent. Et des mouettes. Et une certaine légèreté. Et Lhasa qui chante : Con toda palabra Me acerco al agua Es ruego el quererte Me entrego a tus brazos Con toda palabra Me acerco al fuego Es ruego el quererte Me entrego a tus brazos PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-25 08:06:29 Permalien | 5 commentaires | Vendredi 24 mars 2006 Ask the dust Le Roman de John Fante par excellence. Son chef-d'oeuvre. En film. Avec Colin Farrel et Salma Hayek. Bien sûr que j'ai envie de le voir. Bien sûr que j'ai peur d'être déçu. Bien sûr que je le serai : depuis quand un film dépasse le roman dont il est adapté ? Peut-être existe-t-il des exemples où le film a égalé le roman (aucun ne me vient à l'esprit...?), mais le dépasser, ça c'est une autre histoire. Alors, oui, j'irai. Mais sans grands espérances. No great expectations. Just the temptation... PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-24 17:05:28 Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 23 mars 2006 Ulysse, mise au point
J'en suis à la 167ème page. Et je dois avouer que je n'ai jamais lu de livre aussi ardu. Ce n'est pas tellement le langage. C'est plutôt que Joyce ne met pas en contexte. On sait difficilement qui est le "je" qui parle. Ulysse a plus que 1100 pages. Je ne lâcherai pas pour autant. Chose promise (à moi-même), chose dûe. À nous deux mister James. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-23 15:20:06Permalien | 3 commentaires | Mardi 21 mars 2006 Hommage tardif
Akkad. Moustapha Akkad. En Amérique, ils le connurent en tant que producteur. Halloween. 1, 2....il les a tous produits. Dans le monde musulman, ils le connurent pour deux chef-d'oeuvres. Deux films qui ont bercé la jeunesse de plusieurs générations. Deux perles rares dans le cinéma arabe. Al-risâlah (The Message, version occidentale avec Anthony Quinn et Irene Papas) et Omar Al Mokhtar (Lion of the Desert avec toujours Anthony Quinn et Irene Papas). Deux films d’histoires. Deux films historiques. Une sensibilité rare. Un exploit cinématographique. Dans Al-risâlah, Akkad réussit à tourner une contrainte religieuse – ne pas donner une image au prophète – en sa faveur. Il nous montra le museau du chameau. Il nous montra le visage des interlocuteurs. Fascinés. Respectueux. Il nous laissa deviner ses paroles. Et ce fut magique. Et ce fut mémorable.
De Omar Al Mokhtar je ne me rappelle que d’une scène (j’étais jeune quand je l’ai vu) et encore, le souvenir est vague et certainement romancé ou complètement erroné. Omar Al Mokhtar, alias Quinn, est sur le point d’être exécuté par les autorités Italiennes (le pays colonisateur de la Libye contre qui se battait Al Mokhtar). Il émet un dernier souhait : prier. Il pose ses lunettes, fait ses ablutions, fait sa prière, lentement, sûrement. On l’exécute. Le spectateur pleure. Je pleure. J’ai la gorge serrée. Fin du film.
Akkad est mort. Le 11 novembre 2005. À Amman. Dans un hôtel. Attentat terroriste. Et j’imagine Dieu accueillant ses tueurs. Énumérant leurs péchés. Laissant l’attentat en dernier. Et leur disant qu’il leur aurait pardonné pour tout le reste. Sauf pour ça. Tuer Akkad. Cinéphile. Producteur. Réalisateur. Amateur d’histoire. L’un des derniers à se battre en occident pour donner une image réaliste et juste de l’islam. Alors qu’il lui restait encore un film à faire. Saladin. Et qu’il aurait livré à l’humanité un autre chef-d’œuvre plein de sensibilité et de subtilités. Tuer Akkad. Je ne peux pas vous le pardonner. Et je les imagine surpris. Eux qui croyaient combattre pour la justice. Pour les pauvres. Pour les démunis. Contre le diable. Et le diable les accueille. Leur éternel ami. Leu compagnon pour toujours. Assassins. Minables assassins.
Reste le Cinéaste. Reste le Grand Akkad. Et moi. Et mes yeux d'enfant fasciné. Restent les chef-d'oeuvres. Que je reverrai. Que je bercerai comme ils m’ont bercé. Que d’autres verront.
Les artistes ne meurent pas. Malgré les bombes. Malgré la connerie. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-21 13:44:07Permalien | 5 commentaires | Mardi 21 mars 2006 Vérité cachée
Je savais que j’aimais les perdants. Hier, j’en ai eu la confirmation. Je n’aimais pas Pauline Marois. Cette chère Pauline. Froide, bourgeoise, sans émotions, ambitieuse, calculatrice. Je ne l’aimais pas. Je ne la détestais pas non plus. Pour moi, elle n’était pas une communicatrice de génie. Elle n’arrivait pas à soulever le peuple. Le peuple a besoin d’opium. Mais aussi de prêcheurs. De personnes vocales. Le peuple a besoin de cette personne qui prend le micro et qui les fait vibrer. Ainsi était René Levesque. Ainsi est Fidel Castro. Marois n’a pas ce talent. Elle en a sûrement d’autres. Comment faire plus de vingt ans de politique sinon ? Elle a rêvé d’être premier ministre. Elle a rêvé de conduire le Québec vers la souveraineté. Elle a perdu contre Boisclair dans la course à la chefferie. On l’a savait blessée. Elle avala sa défaite et dit à qui veut bien la croire qu’elle restera. Pour le peuple, pour le Québec. Je ne voulais pas la croire. Elle ne pouvait pas faire semblant. Je ne pouvais pas non plus. L’ambitieuse Marois ne pouvait pas accepter la défaite et la fin d’un rêve aussi facilement. Mais voilà qu’elle tire sa révérence. Voilà qu’elle nous dit que le cœur n’y est plus. Voilà qu’elle est sincère. Voilà qu’on nous montre des images du passé. Grosses lunettes. Robe blanche. Enceinte. Marois dans tous ses états. Voilà que Marois est humaine. Voilà que les images me font avaler une pilule que j’avais du mal à avaler : elle n’est pas si bourgeoise que ça. Et brusquement, comme par enchantement, je l’ai trouvée plus sympathique. Je l’ai trouvée plus digne. Une femme respectable qui nous quitte. Une femme respectable qui les quitte. Elle sourit. Elle est gênée. Je suis gêné de la voir ainsi. Et dans ma tête, cette déclaration d’amour, enfouie depuis longtemps dans les fins fonds de mes tripes, surgit de nulle part : j’aime les perdants. J’aime les loosers. Ils sont humains. Les autres font semblant. Ils sont perdants. Les autres font semblant de ne pas l’être. Nous sommes tous des loosers. Par moments. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-21 12:39:58Permalien | 1 commentaire | Mardi 21 mars 2006 Un an !
Demain. Ça fera un an que ce blogue existe. Je suis surpris. D'avoir pu le garder vivant. Des idées des autres. Des débats. De la qualité. Des plumes. Demain. Joyeux anniversaire cher blogue... PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-21 07:46:35Permalien | 3 commentaires | Lundi 20 mars 2006 Dans le mauvais sens
Images dégradantes. Saddam. On fouille dans sa bouche. Barbe hirsute. Cheveux en bataille. Images dégradantes. Prisonniers Irakiens dénudés. Positions humiliantes. Images dégoûtantes. Palestiniens en caleçon. Première page des journaux. Droits violés. Vies violées. Images barbares. Prisonniers égorgés. Islamistes masqués. Images choquantes. Monde choqué. Qui gagne ? Qui perd ? Surenchères. En égorgeant des otages, les islamistes nourrissent des préjugés déjà existants. En humiliant les arabes et musulmans à tout bout de champs, les autres ravivent le sentiment d’anti-occidentalisme, d’anti-américanisme qui plane sur le monde arabo-musulman. Et le terrorisme de continuer sa cavale meurtrière sur un monde qui a d’autres chats à fouetter. Et les innocents de mourir. Et le prix du pétrole de monter. Et les compagnies pétrolières de se remplir les poches. Et les barbus de recruter. Et l’ignorance de gagner du terrain. Surenchères. Surenchères. Incrédule je suis. Incrédule je suis devant tant d’horreur, tant de pertes humaines, tant d’amalgames. Incrédule je suis. Et incrédule je serai toujours. Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Stephen Harper fait une surprise aux soldats Canadiens en Afghanistan. Nous sommes là pour rester. Les aider. Pas question de laisser tomber. Et je le vois à la télé. Avec sa coupe de cheveux des années trente. Avec ses yeux clairs fades. Avec sa bedaine paisible. Et j’ai envie de vomir. Et je ne veux plus voir la télé. Et je hais tout ça. Et j’ai honte de faire partie de ce pays. Et j’ai honte de payer des impôts pour ça. Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Al-Azhar. Doctorat honorifique au prince Charles. Euh…en quel honneur ? Ce n’est pas le «Al-Azhar » qui me dérange. C’est la personne. Qu’a-t-il fait ? Je ne connais aucune « prouesse » politique, écologique ou humaniste de Charles. Charles. Charles. Insignifiance politique. Naissance. Noblesse. Doctorat honorifique. Comme s’il suffisait de naître. Comme s’il suffisait de s’appeler. Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Ou plutôt rien. Nous écrivons. Nous parlons. Nous manifestons. Et le tout ne fait rien. Et le monde tourne quand même. Dans le mauvais sens. Dans le mauvais sens. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-20 16:17:49 Permalien | 2 commentaires | Samedi 11 mars 2006 Je l'ai ! Permalien | 3 commentaires | Vendredi 10 mars 2006 Je suis encore vivant Je n'ai pas écrit depuis longtemps. D'abord, je n'ai rien à dire et tant qu'à parler / écrire pour ne rien dire....Ensuite, je travaille comme un malade. Vacances, remplacement. Vous connaissez l'histoire. Alors, oui, je suis encore vivant. Et je "reviendrai" bientôt. PS : Weyergans (trois jours chez ma mère) sera à la librairie Gallimard ce dimanche. 16h. Si ça vous tente... PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-10 10:31:22Permalien | 5 commentaires | Articles 1 à 20 sur 138Pages: 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
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