| La vérité n'existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse ! Opinons ! |
Publi le mardi 21 mars 2006Mardi 21 mars 2006 Hommage tardif
Akkad. Moustapha Akkad. En Amérique, ils le connurent en tant que producteur. Halloween. 1, 2....il les a tous produits. Dans le monde musulman, ils le connurent pour deux chef-d'oeuvres. Deux films qui ont bercé la jeunesse de plusieurs générations. Deux perles rares dans le cinéma arabe. Al-risâlah (The Message, version occidentale avec Anthony Quinn et Irene Papas) et Omar Al Mokhtar (Lion of the Desert avec toujours Anthony Quinn et Irene Papas). Deux films d’histoires. Deux films historiques. Une sensibilité rare. Un exploit cinématographique. Dans Al-risâlah, Akkad réussit à tourner une contrainte religieuse – ne pas donner une image au prophète – en sa faveur. Il nous montra le museau du chameau. Il nous montra le visage des interlocuteurs. Fascinés. Respectueux. Il nous laissa deviner ses paroles. Et ce fut magique. Et ce fut mémorable.
De Omar Al Mokhtar je ne me rappelle que d’une scène (j’étais jeune quand je l’ai vu) et encore, le souvenir est vague et certainement romancé ou complètement erroné. Omar Al Mokhtar, alias Quinn, est sur le point d’être exécuté par les autorités Italiennes (le pays colonisateur de la Libye contre qui se battait Al Mokhtar). Il émet un dernier souhait : prier. Il pose ses lunettes, fait ses ablutions, fait sa prière, lentement, sûrement. On l’exécute. Le spectateur pleure. Je pleure. J’ai la gorge serrée. Fin du film.
Akkad est mort. Le 11 novembre 2005. À Amman. Dans un hôtel. Attentat terroriste. Et j’imagine Dieu accueillant ses tueurs. Énumérant leurs péchés. Laissant l’attentat en dernier. Et leur disant qu’il leur aurait pardonné pour tout le reste. Sauf pour ça. Tuer Akkad. Cinéphile. Producteur. Réalisateur. Amateur d’histoire. L’un des derniers à se battre en occident pour donner une image réaliste et juste de l’islam. Alors qu’il lui restait encore un film à faire. Saladin. Et qu’il aurait livré à l’humanité un autre chef-d’œuvre plein de sensibilité et de subtilités. Tuer Akkad. Je ne peux pas vous le pardonner. Et je les imagine surpris. Eux qui croyaient combattre pour la justice. Pour les pauvres. Pour les démunis. Contre le diable. Et le diable les accueille. Leur éternel ami. Leu compagnon pour toujours. Assassins. Minables assassins.
Reste le Cinéaste. Reste le Grand Akkad. Et moi. Et mes yeux d'enfant fasciné. Restent les chef-d'oeuvres. Que je reverrai. Que je bercerai comme ils m’ont bercé. Que d’autres verront.
Les artistes ne meurent pas. Malgré les bombes. Malgré la connerie. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-21 13:44:07Permalien | | 5 Commentaires : Commentaire crit le jeudi 11 janvier 2007 à 12:30:17 (lien) Onassis - karlamassini.blogspot.com Seriez-vous parent avec feu El Akkad ? Commentaire crit le samedi 13 mai 2006 à 14:52:17 (lien) Raphaet el akkad Les pleurs et le chagrin n’amène pas l’homme qui a influencé des générations par certaines films historiques transparentes et saine de toute parasite commercial. Sa destiné est de partir martyre, par les mains de la trahison. Mais il viendra un jour, un autre Moustapha Akkad qui réalisera Saladin, Al-risâlah II, Sindabad-el Fadaa….Et autres viendrrons Commentaire crit le jeudi 23 mars 2006 à 08:08:49 (lien) Onassis Merci Estebàn. Au moins, j'aurai servi à quelque chose :) Commentaire crit le jeudi 23 mars 2006 à 00:44:45 (lien) estebàn bin, merde alors ! j'ignorais tout ça... Pour moi, c'était effectivement "Halloween". Sacré bel hommage. Commentaire crit le mercredi 22 mars 2006 à 06:48:47 (lien) Onassis Merci Amine. J'irai voir. Ajouter un commentaire Mardi 21 mars 2006 Vérité cachée
Je savais que j’aimais les perdants. Hier, j’en ai eu la confirmation. Je n’aimais pas Pauline Marois. Cette chère Pauline. Froide, bourgeoise, sans émotions, ambitieuse, calculatrice. Je ne l’aimais pas. Je ne la détestais pas non plus. Pour moi, elle n’était pas une communicatrice de génie. Elle n’arrivait pas à soulever le peuple. Le peuple a besoin d’opium. Mais aussi de prêcheurs. De personnes vocales. Le peuple a besoin de cette personne qui prend le micro et qui les fait vibrer. Ainsi était René Levesque. Ainsi est Fidel Castro. Marois n’a pas ce talent. Elle en a sûrement d’autres. Comment faire plus de vingt ans de politique sinon ? Elle a rêvé d’être premier ministre. Elle a rêvé de conduire le Québec vers la souveraineté. Elle a perdu contre Boisclair dans la course à la chefferie. On l’a savait blessée. Elle avala sa défaite et dit à qui veut bien la croire qu’elle restera. Pour le peuple, pour le Québec. Je ne voulais pas la croire. Elle ne pouvait pas faire semblant. Je ne pouvais pas non plus. L’ambitieuse Marois ne pouvait pas accepter la défaite et la fin d’un rêve aussi facilement. Mais voilà qu’elle tire sa révérence. Voilà qu’elle nous dit que le cœur n’y est plus. Voilà qu’elle est sincère. Voilà qu’on nous montre des images du passé. Grosses lunettes. Robe blanche. Enceinte. Marois dans tous ses états. Voilà que Marois est humaine. Voilà que les images me font avaler une pilule que j’avais du mal à avaler : elle n’est pas si bourgeoise que ça. Et brusquement, comme par enchantement, je l’ai trouvée plus sympathique. Je l’ai trouvée plus digne. Une femme respectable qui nous quitte. Une femme respectable qui les quitte. Elle sourit. Elle est gênée. Je suis gêné de la voir ainsi. Et dans ma tête, cette déclaration d’amour, enfouie depuis longtemps dans les fins fonds de mes tripes, surgit de nulle part : j’aime les perdants. J’aime les loosers. Ils sont humains. Les autres font semblant. Ils sont perdants. Les autres font semblant de ne pas l’être. Nous sommes tous des loosers. Par moments. PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-21 12:39:58Permalien | | 1 Commentaire : Commentaire crit le mardi 28 mars 2006 à 06:56:20 (lien) Éliane Une de mes collègues m'a dit "on est tous de gros tas d'humilité"... Facilement blessés, perdants et perdus. Ajouter un commentaire Mardi 21 mars 2006 Un an !
Demain. Ça fera un an que ce blogue existe. Je suis surpris. D'avoir pu le garder vivant. Des idées des autres. Des débats. De la qualité. Des plumes. Demain. Joyeux anniversaire cher blogue... PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-03-21 07:46:35Permalien | | 3 Commentaires : Commentaire crit le mercredi 22 mars 2006 à 18:57:39 (lien) Onassis Tangerine : De rien (de la part du blogue). Jack : Merci. Il fallait bien faire peau neuve pour la nouvelle année. Commentaire crit le mercredi 22 mars 2006 à 18:23:52 (lien) Jack Blogue à part, bon anniveraire! Tu as tout blousé en neuf pour l'occase! :-) Commentaire crit le mercredi 22 mars 2006 à 16:18:45 (lien) Tangerine Joyeux anniversaire de blogue!! Ajouter un commentaire |
|
||||
| Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com |
|||||