La vérité n'existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse !
Opinons !

Publi le mercredi 12 avril 2006



Mercredi 12 avril 2006

Tremblay, Lepage et Landry : le Québec dans tous ses états

Il y a quelque chose de malsain dans ce qui se passe au Québec en ce moment. Toujours le même sujet qui nous tiraille. La souveraineté. Une idée, belle et noble au début (j’imagine, d’après ce que j’ai lu, parce que je n’étais pas ici ), se transforme en catalyseur politique ou en idéologie mal cernée. L’écrivain et dramaturge Québécois Michel Tremblay a ouvert le débat avec son coup de gueule, qui a fait couler beaucoup d’encre - et peut-être même beaucoup de larmes. Il refuse les arguments financiers des souverainistes. Et Lepage de prendre le micro. Il ne se reconnaît plus dans les idées péquistes. Et Landry de se fâcher et de promettre de ne plus jamais assister aux spectacles de Tremblay.

 

Ridicule. Franchement ridicule. Plus ça va, moins ça va.

Les souverainistes, purs et durs, semblent refuser toute critique. Si elle vient « des autres », elle est irrecevable. Si elle vient d’anciens souverainistes, ou souverainistes latents – comme s’est défini Lepage -  elle est encore moins acceptée. Comme si un souverainiste n’avait pas le droit de changer d’avis. Comme si la critique était un exercice de mauvaise foi. Comme s’il n’y avait que les souverainistes qui pouvaient parler et définir le Québec.

 

Mais qu’arrive-t-il donc au Québec ? Qu’arrive-t-il aux Québécois ? Pourquoi ces débats stériles ? Pourquoi ces partis politiques qui se nourrissent de l’identité d’un peuple ?

Pour ou contre la souveraineté ? Bein, voyons. Et la santé ? Et l’éducation ? Et l’euthanasie ? Et la pauvreté ? Et les avantages sociaux ? Et le réchauffement de la planète ? Oui, oui, je sais. Vous allez me dire que ce sont là des choses liées. Mais, pouvez-vous au moins nous expliquer quel est votre projet pour la nation ? Et arrêter de brandir le spectre de la souveraineté comme la seule et unique solution ? Parlons clairement. Ne mentons pas. Disons la vérité. Et choisissons ensemble. Et respectons le choix majoritaire. Une fois. Une dernière fois. Et c’est tout. Ensuite, passons à d’autres défis.

 

Le temps est venu pour le Québec et son peuple de se redéfinir au début d’un nouveau siècle. Ce qui était valable il y a trente, quarante ans, ne l’est peut-être plus maintenant. Il faut se poser des questions. Parler, débattre, respecter l’avis des autres, essayer de les convaincre, tels sont les gestes que les citoyens du Québec devraient poser dans les prochains mois et années.

 

Un meilleur Québec. Tel est le but ultime. Peu importe son allégeance.

 

PUBLIÉ PAR onassis | le 2006-04-12 13:10:44
Permalien | Ajouter un commentaire |

Menu
Un blogue de
Liens
Catégories

Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com