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				<channel> 

				<title>La vérité n'existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse !</title> 

				<link>http://karlamassini.monblogue.com/</link> 

				<description>Opinons !</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title>Décision prise</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/10#126131</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je déménage. Rendez-vous sur karlamassini.blogspot.com.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À bientôt.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Déménagement ?</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/08#125887</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Chez blogspot, on peut mettre des images gratuitement. Je me suis créé un blogue pour voir. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;karlamassini.blogspot.com. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'en pensez-vous ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Déménage ? Déménage pas ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La chanson de la semaine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/08#125866</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je l'écoute en boucle. Et j'ai presque les larmes aux yeux. Je n'ai rien à rajouter sur lui, sur sa vie. Tout a déjà été dit et redit, filmé de refilmé, chanté et rechanté. Enfin si.&amp;nbsp;Et je sais que je vais en faire remuer plus d'un. Mais je le dirai quand même. Malgré la violence. Malgré les morts. On ne fait pas toujours Ghandi. Des révolutions, ça prend ça. Des fois. Alors, oui : il n'y a eu qu'un prophète au vingtième siècle. Il était Argentin. Il est mort pour les autres. Mais vivra toujours. Mais vivra toujours. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, je chante avec la chanson. Et mon coeur vibre. Même si je sais que c'est d'un romantisme... Que je suis un idéaliste. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aprendimos a quererte&lt;BR&gt;desde la histórica altura&lt;BR&gt;donde el sol de tu bravura&lt;BR&gt;le puso cerco a la muerte.&lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Estribillo&lt;EM&gt;:&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Aquí se queda la clara,&lt;BR&gt;la entrañable transparencia,&lt;BR&gt;de tu querida presencia&lt;BR&gt;Comandante Che Guevara.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Tu mano gloriosa y fuerte&lt;BR&gt;sobre la historia dispara&lt;BR&gt;cuando todo Santa Clara&lt;BR&gt;se despierta para verte.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Vienes quemando la brisa&lt;BR&gt;con soles de primavera&lt;BR&gt;para plantar la bandera&lt;BR&gt;con la luz de tu sonrisa. &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Tu amor revolucionario&lt;BR&gt;te conduce a nueva empresa&lt;BR&gt;donde esperan la firmeza&lt;BR&gt;de tu brazo libertario. &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Seguiremos adelante&lt;BR&gt;como junto a ti seguimos&lt;BR&gt;y con Cuba te decimos:&lt;BR&gt;!Hasta siempre, Comandante! &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Quelques points</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/04#125700</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Quelques points. Quelques remarques. Quelques rêves. Quelques déceptions. &lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Le Barça, club que je supporte depuis plus qu'une décennie, fera la finale de la champions league. Je croise les doigts. S'ils me refont le coup d'il y a 12 ans, quand ils ont osé, le jour de mon anniversaire, de prendre un 4-0 contre le Milan A.C, je ne sais ce que je ferai...Je les supporterai sûrement, jusqu'à la prochaine finale :)&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Je me suis coupé les cheveux très courts. Très très courts. Et je me sens léger. Et j'ai une tête uniforme. Et ça va pas si mal. &lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Harper tient ses promesses. Et ça pue l'ambition politique. Un prochain gouvernement conservateur majoritaire me mettrait par terre. Je suis pessimiste de nature. Mais là, je crois que j'ai des raisons.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Villepin continue à creuser. Alors qu'il est déjà dans le trou. Sarkozy sourit à pleines dents. Pauvre France. Vers quel avenir vas-tu ?&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Mon pays natal a choisi un slogan que, si on ne peut qualifier d'agressif, on peut du moins dire qu'il est &lt;EM&gt;baveux &lt;/EM&gt;(comme on dit dans mon pays adoptif) : le plus beau pays du monde. Rien de moins mes amis. Ça me laisse perplexe. Quand on sait que le monde est vaste,&amp;nbsp;et qu'il est souvent beau. Le monde. Beau. Partout. Ou souvent. Ou presque. La beauté n'a pas un seul partenaire.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Les Canadiens de Montréal ont perdu. En prolongation du sixième match qu'il fallait gagner. J'étais dans un bar. En très bonne compagnie. Et dans la petite salle, il y avait un groupe de francophones et un couple d'anglophones. Pour la première fois, depuis longtemps, francophones et anglophones avaient le même but, souhaitaient la même chose : voir les Montréalais gagner. J'en étais ravi. J'ai tellement ri quand l'homme du couple anglophone se laissait aller en pleine action : Come on, score, awe ostie ! En français, le &quot;awe ostie&quot;. Beau. Très beau. Je vois déjà mes sceptiques amis francophones me dire : c'est un francophone qui se la pète. Je me vois déjà leur répondre qu'ils sont de mauvaise foi. Pourquoi ce ne serait pas spontané ? Laissez-moi rêver !&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Le beau temps fait sa pucelle. Il montre le bout du nez 1 ou 2 jours, et fait place à la pluie, au temps gris. Je pompe. Je déprime. Je veux mon soleil. J'estime le mériter. Après un si long hiver, auquel je ne m'habituerai sûrement jamais. &lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Le premier tome d'Ulysse est fini. Donc, il ne me reste que quelques 600 pages. Go, go, go ! Faut pas lâcher. I. m'a passé le film. Que je n'ai pas encore eu le courage de voir. Noir et blanc, méchant accent Irlandais (d'après I.), et il pleut et mes cheveux courts et Jack Bauer. Des excuses, des excuses. Ça me fait penser à Dalida. Je sais. Je saute du coq à l'âne. Et le pauvre âne n'en peux plus de mes sauts imprévisibles.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Y. nous a invité à son anniversaire. C'était chic. La bouffe était peu bourrative. Mais peu importe. Les invités, ses amis, étaient sympathiques.Très. Vrais. Alors, le snobisme gratuit mais prévisible, les cheveux plaqués mais sales, les cigares bons mais puants, on s'en fout. Vive l'amitié. Merci Y.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Qui va gagner la coupe du monde ? Le Brésil. Facile. L'Allemagne. Je ne miserai pas grop là-dessus. L'Italie. Baggio ne joue plus. L'Argentine. J'aimerais bien. À deux conditions près. Que ce soit contre la France. Qui jouerait à 10. Que Zidane marque deux buts. Que Maradona soit dans les gradins. Que le capitaine d'Argentine lui dédie le trophée. Que Maradona vienne le chercher. Et Qu'il le dédie à Zidane. Bon, j'arrête de rêver...&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;J'ai hâte de lire un roman palpitant. Je m'en fous qu'il soit vain. Palpitant. Style&amp;nbsp;&quot; Le maître des illusions&quot; que j'avais dévoré.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;L et I ont eu leur deuxième bébé. Vive la vie !&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Question ouverte</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/27#125390</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Discussion polémique hier soir. On parlait. Et j'ai dit &quot; Les noirs sont agiles &quot;. Alors, elles me sont tombées dessus. C'est raciste. Et venant de moi, c'est décevant. Et vas-y que j'ai pas le droit de dire ça. Et vas-y que je ne devrais pas penser ce genre de choses.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bien sûr, je respecte leur avis. Bien sûr, elles avaient le beau rôle. Quoi de plus beau que de défendre les minorités visibles ? Quoi de plus beau qu'être contre le racisme ? Mais était-ce du racisme ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il me semble que le monde tombe trop dans le politically correct. Il me semble qu'on ne peut plus rien dire. Le monde est divisé. Tu es raciste (dans cet exemple) ou tu es politically correct. Il me semble que tout ça, c'est de la paresse intellectuelle. Blanc ou noir. Pas de gris.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, je vous pose la question. Est-ce être raciste que de dire ce que j'ai dit ? Si oui, pourquoi ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Palomita libre</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/22#125149</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Envie de rien faire. Envie de rien sentir. Envie du néant. Le néant et le vent. Et pas de lumière. Et,&amp;nbsp;en guise de bruit, des vagues. De plus en plus grandes, qui s’écrasent sur un long mur millénaire. Je regarderai avec émerveillement, la pauvreté du paysage qui s’offrirait à moi. La pauvreté. Du paysage. J’aimerais être un paysage. Ou une statue. Mais pas vivre. Vivre est une tâche ardue. Vivre est un long périple. Vivre, c’est pour ceux qui ont la lumière infuse. Je n’ai pas de lumière infuse. J’ai mes doutes. J’ai ma tristesse. J’ai mon regard décalé. J’ai mes nuages qui cacheraient le plus conquérant des soleils. J’ai ma pluie qui gâche toute possibilité de chaleur. J’ai mon silence que gâchent des bruits inutiles. Bien sûr, on pense à la corde, à la bouteille de scotch bue du goulot, à l’arsenic, aux médicaments. Mais je ne suis pas l’anti-héros d’un film du samedi soir. Et puis, il y a la lâcheté. Et les larmes qui ne veulent sortir. Et le regret que je n’aurai pas, car je ne serai plus là. Mais, le regret quand même. Des enfants que j’aurais pu. Des livres. Des films. Des musiques. Des amis que je ne. De ma femme que je ne. Ne. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et le clavier nous sauve. Comme nous aurait sauvé une plume, vingt ans plus tôt. Comme si on pouvait nous sauver. Je vous le dis aujourd’hui. Et que ça soit bien clair. Personne ne sauve personne. Rien ne sauve personne. Il y a la vie. Il y a ce long tunnel – comme avait dit Sabato – long et noir. Et il y a vous. Moi. Eux. Et paraîtrait-il qu’une lumière. Mais point de lumière. Sauf, si lumière infuse. Et toutes ses fleurs qui jaunissent, tous ces arbres qu’on coupe, tous ces marécages qu’on ne connaît pas, tous ces bébés nés malades, ne vous diront pas le contraire. Ni l’injustice. Ni les pays sous-développés. Ni les complots des compagnies pharmaceutiques. Rien ne vous dira, ni n’osera vous dire le contraire. Et je mélange tout. Et je saute du coq à l’âne. C’est mon dernier droit. Celui de sauter. Celui de mélanger. Et de tout vomir. J’aurais souhaité une nappe longue et blanche. J’aurais mieux vomi. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et cette phrase qui me trotte dans la tête. Allure d’une fin de poème. Ou de chanson. Je n’en sais rien. D’où viens-tu ? Je n’en sais rien. Mais te voilà. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Y cuando se van las nubes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;A m&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA; mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;í&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt; , no me queda el cielo&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;A mi, me quedas t&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;ú&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Me quedas t&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;ú&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 10pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et maintenant, tu ne m’appartiens plus. Palomita libre. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Idée brève</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/20#125041</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je lis des articles qui ne m'intéressent pas; qui parlent de sujets qui ne me stimulent pas. Mais les études, c'est comme le couple, il faut tout prendre...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, je lis. Et plus je lis, plus je me rends compte que la science est notre seul salut. Pas pour les résultats. Pas pour les avancées technologiques. Nâh. Ce sont les auteurs qui me font dire ça. Parce que vous voyez, quand Shlomo écrit un article, en collaboration d'un Ramesh et d'un Daniel, moi je dis que la science c'est rassembleur, c'est même salvateur. Un juif écrit avec un musulman, un indien avec un Pakistanais, un chinois avec un arabe, un caucasien avec un noir, ou un bleu, ou un&amp;nbsp;rouge, ou qu'est-ce qu'on s'en fout...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il n'y a que dans ces articles que je trouve encore&amp;nbsp;de l'espoir. Demain sera meilleur. Demain, nous écrirons tous des articles. Et le monde sera sauvé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'est-ce que je peux être idéaliste !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Tremblay, Lepage et Landry : le Québec dans tous ses états</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/12#124577</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il y a quelque chose de malsain dans ce qui se passe au Québec en ce moment. Toujours le même sujet qui nous tiraille. La souveraineté. Une idée, belle et noble au début (j’imagine, d’après ce que j’ai lu, parce que je n’étais pas ici ), se transforme en catalyseur politique ou en idéologie mal cernée. L’écrivain et dramaturge Québécois Michel Tremblay a ouvert le débat avec son coup de gueule, qui a fait couler beaucoup d’encre - et peut-être même beaucoup de larmes. Il refuse les arguments financiers des souverainistes. Et Lepage de prendre le micro. Il ne se reconnaît plus dans les idées péquistes. Et Landry de se fâcher et de promettre de ne plus jamais assister aux spectacles de Tremblay. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ridicule. Franchement ridicule. Plus ça va, moins ça va. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Les souverainistes, purs et durs, semblent refuser toute critique. Si elle vient «&amp;nbsp;des autres&amp;nbsp;», elle est irrecevable. Si elle vient d’anciens souverainistes, ou souverainistes latents – comme s’est défini Lepage - &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;elle est encore moins acceptée. Comme si un souverainiste n’avait pas le droit de changer d’avis. Comme si la critique était un exercice de mauvaise foi. Comme s’il n’y avait que les souverainistes qui pouvaient parler et définir le Québec. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Mais qu’arrive-t-il donc au Québec ? Qu’arrive-t-il aux Québécois ? Pourquoi ces débats stériles ? Pourquoi ces partis politiques qui se nourrissent de l’identité d’un peuple ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Pour ou contre la souveraineté ? Bein, voyons. Et la santé ? Et l’éducation ? Et l’euthanasie ? Et la pauvreté ? Et les avantages sociaux ? Et le réchauffement de la planète ? Oui, oui, je sais. Vous allez me dire que ce sont là des choses liées. Mais, pouvez-vous au moins nous expliquer quel est votre projet pour la nation ? Et arrêter de brandir le spectre de la souveraineté comme la seule et unique solution ? Parlons clairement. Ne mentons pas. Disons la vérité. Et choisissons ensemble. Et respectons le choix majoritaire. Une fois. Une dernière fois. Et c’est tout. Ensuite, passons à d’autres défis. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le temps est venu pour le Québec et son peuple de se redéfinir au début d’un nouveau siècle. Ce qui était valable il y a trente, quarante ans, ne l’est peut-être plus maintenant. Il faut se poser des questions. Parler, débattre, respecter l’avis des autres, essayer de les convaincre, tels sont les gestes que les citoyens du Québec devraient poser dans les prochains mois et&amp;nbsp;années. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Un meilleur Québec. Tel est le but ultime. Peu importe son allégeance. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ulysse : un passage intéressant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/07#124383</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Celui Qui s'engendra Lui-même, médian à l'Esprit-Saint, et Soi-même s'envoya Soi-même, Racheteur, entre Soi-même et les autres, Qui, maltraité par ses ennemis, dépouillé de ses vêtements et flagellé, fut cloué comme chauve-souris sur porte de grange, souffrit la faim sur l'arbre de la croix, Qui se laissa ensevelir, se releva, dévasta les enfers, s'installa au ciel o&lt;!--StartFragment --&gt;ù&amp;nbsp; il est assis depuis dix-neuf cents ans à la droite de Son propre Soi-même, mais reviendra au dernier jour pour passer sentence sur les vivants et les morts alors que tous les vivants seront déjà morts&lt;/EM&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Page 288 de l'édition traduite par Auguste Morel et revue par Valery Larbaud.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le clash et le milieu</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/06#124306</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Je ne voulais pas en parler. Je n’aime pas les modes. Les choses dont tout le monde parle. Les livres que tout le monde lit. Les films que tout le monde voit. Je n’aime pas. Mais, des fois, il faut se rendre à l’évidence. Les modes ne sont pas seulement des vagues colorées qui traversent notre temps sans laisser de marques. Elles sont aussi des signes, des manifestations d’une tendance. Je me dis donc, naïvement, que malgré leurs grandes différences, certains des mouvements mondiaux ne peuvent qu’être apparentés. Je m’explique.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Il y a ces guerres injustifiées et injustifiables. Il y a ces manifestations à travers le monde entier. Et il y a ces grèves. Et il y a ces réactions violentes à des choses futiles, &lt;I&gt;qui n’en valaient pas la peine&lt;/I&gt; (dépendamment de quel point de vue). &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;D’abord le vécu. Grève étudiante au Québec. Assez longue. Des manifestations. Des assemblées générales. Une douce folie qui s’était emparée de nous. Et nous nous sommes rapidement imaginé rois et reines. Le gouvernement tombera. Les libéraux dehors. Nous sommes la jeunesse, l’espoir, le futur. La fin fut abrupte. Nous sommes tombés de loin. Nous sommes tombés des nues. Reste la beauté du geste. La spontanéité du mouvement. La jeunesse naïve et rêveuse. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et ailleurs dans le monde ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Des musulmans furieux manifestèrent violemment contre des caricatures jugées blasphématoires. Des drapeaux brûlés, des chants haineux. Même des morts. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Pourquoi ? Est-ce le blasphème ou le ras de bol ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et ailleurs dans le monde ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Des banlieusards français (même si on leur refuse cet &lt;I&gt;adjectif&lt;/I&gt;) se réveillèrent un jour et brûlèrent des voitures. Ou du moins, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre. La réalité est, bien entendu, très différente. Et s’ensuivirent des semaines de révolte. Des cris, des slogans, de la casse. Et des politiciens de s’expliquer devant les médias. C’est la religion. C’est la polygamie. C’est le sang qui coule dans leurs veines. Premier degré. Toujours du premier degré. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Mais encore ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Des Français dits de souche refusent une réforme. Ils se réveillent un matin et décident de mener une grève. Ou du moins, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre. La réalité est, bien entendu, très différente. Le contrat de première embauche. La pauvre jeunesse aux mains de vicieux capitalistes.&amp;nbsp;Les pauvres contre les riches. Et Villepin de refuser toute négociation. Puis d’abdiquer. Et Sarkosy (dans «&amp;nbsp;le bon, la brute et le truand&amp;nbsp;», quel rôle aurait-il eu ?) de jouer aux opportunistes. Et la France de s’enflammer. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et ailleurs dans le monde ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;On ne va quand même pas faire le tour du monde. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et alors ? Quel point commun entre tous ces actes ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;La révolte. Le ras de bol. L’écoeurement. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Mais encore ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Les riches et les pauvres. Le tiers-monde et le reste du monde. Les boss et les bossus. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Le vrai clash ne sera pas un clash de civilisations. Ce ne sera pas un clash entre la gauche et la droite. Entre capitalistes et socialistes. Ou entre islamistes et penseurs libres. Ce sera un clash moins nuancé, moins subtil. Ce sera un clash féroce, impitoyable. Ce sera le clash entre riches et pauvres. C’est déjà un clash, d’ailleurs. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Les riches et les pauvres.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Une minorité dominante. Une majorité écrasée. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Who do you belong to ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;J’imagine déjà un président, d’un pays trop puissant, poser la question au monde. &lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Who do you belong to ? Are you with us or against us ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Je n’ose répondre. Alors, je me tais. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Cher Milieu, tu me manques. Il fut un temps où tu nous hébergeais allègrement. J’aimais ta compagnie. J’aimais la pensée que tu prêchais. J’aimais le vent qui te balayais. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Le milieu. Ce cher beau milieu. Ce cher juste milieu. Qui disparaît. Qui disparaît. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'âne</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/28#123709</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;La rue brille, fière de sa nouvelle robe. Je me faufile entre ces étincelants rayons de soleil. Rayons présents. Rayons prometteurs. Rayons rayonnants. Je marche. Je suis de bonne humeur. Je respire profondément. Je bombe le torse. Et s’évanouit le pessimisme déprimant de l’hiver. Je souris à ces fortuits passants, qu’un destin incompris a mis sur mon chemin. Le printemps est là. Le printemps est partout. Mes yeux pétillent. Les leurs aussi. Les vôtres aussi. Yeux frères. Yeux témoins d’un même bonheur inexplicable. Yeux souriants qui m’émeuvent. Et je me surprends à parler aux oiseaux. Oiseaux pubères. Oiseaux qui me chuchotent des chansons énigmatiques, mais ô qu’envoûtantes. Et je leur réponds. Je leur dis que je les aime, qu’ils sont les bienvenus n’importe quand. Qu’il ne devrait pas y avoir d’hiver. Que je m’en fous s’ils ont la grippe. C’est alors que je me rappelle du coq. Le coq qui n’est pas là. Le coq que j’ai tellement voulu. Que j’ai tellement imaginé, dans ma ville natale, dans mon enfance lointaine. Dans cette ville que j’aurais voulue campagne. Mais point de coq. L’aurais-je imaginé sinon ? Avec sa crête rougeâtre. Avec ses pattes maigres. Avec son regard perçant. Et ce cou. En avant, en arrière. En arrière, en avant. Et ces milles pas qu’il aurait fait et refait. Et ce chant qui m’aurait réveillé. Le coq. Mon ami le coq. Je t’ai tellement attendu. Mais tu n’aimes pas les villes. C’est alors que je t’ai rêvé. C’est alors que je t’ai dessiné sous mes paupières. C’est alors que j’ai échangé la sonnerie niaise du réveil matin par ton chant glorieux. C’est ainsi que tu vécus dans l’empire de mon esprit. Esprit rêveur. Esprit imaginatif. Esprit irrationnel. Je te nourrissais. Je te berçais. Avec des histoires à chanter debout. Tu fus attentif. Réceptif. Croyant mes mille récits, mes mille batailles, mes mille défaites. Bon public. Bon ami. Mon ami le coq. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Jusqu’au jour que je t’ai rencontré. Dans une campagne lointaine. Chez un oncle lointain. D’un matin frais et peu courtois. Tu ne fus pas aussi maigre que je t’avais dessiné. Ta crête était moins rouge. Ton ventre était plus imposant. Ton regard était vague et fuyant. Ton chant était plus irritant que glorieux. Et la campagne perdit de son romantisme. Tu n’étais plus mon ami le coq. Tu étais un coq. Un coq parmi les coqs. Et désormais, je m’en foutais. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La chanson de la semaine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/25#123561</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;Lhasa. Sa chanson me hante. Bourdonne dans mes oreilles. Je l'imagine dans un film d'Almodovar. Je voudrais Victoria Abril et Javier Bardem dans ce film. Ils se regardent. Le vent souffle. Des vagues se meurent. Et des mouettes. Et une certaine légèreté. Et Lhasa qui chante : &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Con toda palabra &lt;BR&gt;Con toda sonrisa &lt;BR&gt;Con toda mirada &lt;BR&gt;Con toda caricia &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me acerco al agua &lt;BR&gt;Bebiendo tu beso &lt;BR&gt;La luz de tu cara &lt;BR&gt;La luz de tu cuerpo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Es ruego el quererte &lt;BR&gt;Es canto de mudo &lt;BR&gt;Mirada de ciego &lt;BR&gt;Secreto desnudo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me entrego a tus brazos &lt;BR&gt;Con miedo y con calma &lt;BR&gt;Y un ruego en la boca &lt;BR&gt;Y un ruego en el alma &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Con toda palabra &lt;BR&gt;Con toda sonrisa &lt;BR&gt;Con toda mirada &lt;BR&gt;Con toda caricia &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me acerco al fuego &lt;BR&gt;Que todo lo quema &lt;BR&gt;La luz de tu cara &lt;BR&gt;La luz de tu cuerpo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Es ruego el quererte &lt;BR&gt;Es canto de mudo &lt;BR&gt;Mirada de ciego &lt;BR&gt;Secreto desnudo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me entrego a tus brazos &lt;BR&gt;Con miedo y con calma &lt;BR&gt;Y un ruego en la boca &lt;BR&gt;Y un ruego en el alma&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ask the dust</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/24#123534</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Le Roman de John Fante par excellence. Son chef-d'oeuvre. En film. Avec Colin Farrel et Salma Hayek. Bien sûr que j'ai envie de le voir. Bien sûr que j'ai peur d'être déçu. Bien sûr que je le serai : depuis quand un film dépasse le roman dont il est adapté ? Peut-être existe-t-il des exemples où le film a égalé le roman (aucun ne me vient à l'esprit...?), mais le dépasser, ça c'est une autre histoire. Alors, oui, j'irai. Mais sans grands espérances. No great expectations. Just the temptation...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ulysse, mise au point</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/23#123469</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'en suis à la 167ème page. Et je dois avouer que je n'ai jamais lu de livre aussi ardu. Ce n'est pas tellement le langage. C'est plutôt que Joyce ne met pas en contexte. On sait difficilement qui est le &quot;je&quot; qui parle. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ulysse a plus que 1100 pages. Je ne lâcherai pas pour autant. Chose promise (à moi-même), chose dûe. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À nous deux mister James. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Hommage tardif</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/21#123329</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Akkad. Moustapha Akkad. En Amérique, ils le connurent en tant que producteur. Halloween. 1, 2....il les a tous produits. Dans le monde musulman, ils le connurent pour deux chef-d'oeuvres. Deux films qui ont bercé la jeunesse de plusieurs générations. Deux perles rares dans le cinéma arabe. Al-risâlah (The Message, version &lt;I&gt;occidentale&lt;/I&gt; avec Anthony Quinn et Irene Papas) et Omar Al Mokhtar (Lion of the Desert avec toujours Anthony Quinn et Irene Papas). Deux films d’histoires. Deux films historiques. Une sensibilité rare. Un exploit cinématographique. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Dans Al-risâlah, Akkad réussit à tourner une contrainte religieuse – ne pas donner une image au prophète – en sa faveur. Il nous montra le museau du chameau. Il nous montra le visage des interlocuteurs. Fascinés. Respectueux. Il nous laissa deviner ses paroles. Et ce fut magique. Et ce fut mémorable. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;De Omar Al Mokhtar je ne me rappelle que d’une scène (j’étais jeune quand je l’ai vu) et encore, le souvenir est vague et certainement romancé ou complètement erroné. Omar Al Mokhtar, alias Quinn, est sur le point d’être exécuté par les autorités Italiennes (le pays colonisateur de la Libye contre qui se battait Al Mokhtar). Il émet un dernier souhait&amp;nbsp;: prier. Il pose ses lunettes, fait ses ablutions, fait sa prière, lentement, sûrement. On l’exécute. Le spectateur pleure. Je pleure. J’ai la gorge serrée. Fin du film.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Akkad est mort. Le 11 novembre 2005. À Amman. Dans un hôtel. Attentat terroriste. Et j’imagine Dieu accueillant ses tueurs. Énumérant leurs péchés. Laissant l’attentat en dernier. Et leur disant qu’il leur aurait pardonné pour tout le reste. Sauf pour &lt;I&gt;ça.&lt;/I&gt; Tuer Akkad. Cinéphile. Producteur. Réalisateur. Amateur d’histoire. L’un des derniers à se battre en occident pour donner une image réaliste et juste de l’islam. Alors qu’il lui restait encore un film à faire. Saladin. Et qu’il aurait livré à l’humanité un autre chef-d’œuvre plein de sensibilité et de subtilités. Tuer Akkad. Je ne peux pas vous le pardonner. Et je les imagine surpris. Eux qui croyaient combattre pour la justice. Pour les pauvres. Pour les démunis. Contre le diable. Et le diable les accueille. Leur éternel ami. Leu compagnon pour toujours.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Assassins. Minables assassins. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Reste le Cinéaste. Reste le Grand Akkad. Et moi. Et mes yeux d'enfant fasciné. Restent les chef-d'oeuvres. Que je reverrai.&amp;nbsp;Que je&amp;nbsp;bercerai comme ils m’ont bercé.&amp;nbsp;Que d’autres&amp;nbsp;verront. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Les artistes ne meurent pas. Malgré les bombes. Malgré la connerie. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Vérité cachée</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/21#123325</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je savais que j’aimais les perdants. Hier, j’en ai eu la confirmation. Je n’aimais pas Pauline Marois. Cette chère Pauline. Froide, bourgeoise, sans émotions, ambitieuse, calculatrice. Je ne l’aimais pas. Je ne la détestais pas non plus. Pour moi, elle n’était pas une communicatrice de génie. Elle n’arrivait pas à soulever le peuple. Le peuple a besoin d’opium. Mais aussi de prêcheurs. De personnes vocales. Le peuple a besoin de cette personne qui prend le micro et qui les fait vibrer. Ainsi était René Levesque. Ainsi est Fidel Castro. Marois n’a pas ce talent. Elle en a sûrement d’autres. Comment faire plus de vingt ans de politique sinon ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Elle a rêvé d’être premier ministre. Elle a rêvé de conduire le Québec vers la souveraineté. Elle a perdu contre Boisclair dans la course à la chefferie. On l’a savait blessée. Elle avala sa défaite et dit à qui veut bien la croire qu’elle restera. Pour le peuple, pour le Québec. Je ne voulais pas la croire. Elle ne pouvait pas faire semblant. Je ne pouvais pas non plus. L’ambitieuse Marois ne pouvait pas accepter la défaite et la fin d’un rêve aussi facilement. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Mais voilà qu’elle tire sa révérence. Voilà qu’elle nous dit que le cœur n’y est plus. Voilà qu’elle est sincère. Voilà qu’on nous montre des images du passé. Grosses lunettes. Robe blanche. Enceinte. Marois dans &lt;I&gt;tous ses états&lt;/I&gt;. Voilà que Marois est humaine. Voilà que les images me font avaler une pilule que j’avais du mal à avaler&amp;nbsp;: elle n’est pas si bourgeoise que ça. Et brusquement, comme par enchantement, je l’ai trouvée plus sympathique. Je l’ai trouvée plus digne. Une femme respectable qui nous quitte. Une femme respectable qui les quitte. Elle sourit. Elle est gênée. Je suis gêné de la voir ainsi. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et dans ma tête, cette déclaration d’amour, enfouie depuis longtemps dans les fins fonds de mes tripes, surgit de nulle part&amp;nbsp;: j’aime les perdants. J’aime les loosers. Ils sont humains. Les autres font semblant. Ils sont perdants. Les autres font semblant de ne pas l’être. Nous sommes tous des loosers. Par moments. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Un an !</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/21#123311</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Demain. Ça fera un an que ce blogue existe. Je suis surpris. D'avoir pu le garder vivant. Des idées des autres. Des débats. De la qualité. Des plumes. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Demain. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Joyeux anniversaire cher blogue...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dans le mauvais sens</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/20#123284</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Images dégradantes. Saddam. On fouille dans sa bouche. &lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Barbe hirsute. &lt;/SPAN&gt;Cheveux en bataille. Images dégradantes. Prisonniers Irakiens dénudés. Positions humiliantes. Images dégoûtantes. Palestiniens en caleçon. Première page des journaux. Droits violés. Vies violées. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Images barbares. Prisonniers égorgés. Islamistes masqués. Images choquantes. Monde choqué. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Qui gagne ? Qui perd ? Surenchères. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;En égorgeant des otages, les islamistes nourrissent des préjugés déjà existants. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;En humiliant les arabes et musulmans à tout bout de champs, les &lt;I&gt;autres&lt;/I&gt; ravivent le sentiment d’anti-occidentalisme, d’anti-américanisme qui plane sur le monde arabo-musulman. Et le terrorisme de continuer sa cavale meurtrière sur un monde qui a d’autres chats à fouetter. Et les innocents de mourir. Et le prix du pétrole de monter. Et les compagnies pétrolières de se remplir les poches. Et les barbus de recruter. Et l’ignorance de gagner du terrain. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Surenchères.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Surenchères. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Incrédule je suis. Incrédule je suis devant tant d’horreur, tant de pertes humaines, tant d’amalgames. Incrédule je suis. Et incrédule je serai toujours. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Stephen Harper fait une surprise aux soldats Canadiens en Afghanistan. Nous sommes là pour rester. Les &lt;I&gt;aider&lt;/I&gt;. Pas question de laisser tomber. Et je le vois à la télé. Avec sa coupe de cheveux des années trente. Avec ses yeux clairs fades. Avec sa bedaine paisible. Et j’ai envie de vomir. Et je ne veux plus voir la télé. Et je hais tout ça. Et j’ai honte de faire partie de ce pays. Et j’ai honte de payer des impôts pour &lt;I&gt;ça&lt;/I&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Al-Azhar. Doctorat honorifique au prince Charles. Euh…en quel honneur ? Ce n’est pas le «Al-Azhar&amp;nbsp;» qui me dérange. C’est la personne. Qu’a-t-il fait ? Je ne connais aucune «&amp;nbsp;prouesse&amp;nbsp;» politique, écologique ou humaniste de Charles. Charles. Charles. Insignifiance politique. Naissance. Noblesse. Doctorat honorifique. Comme s’il suffisait de naître. Comme s’il suffisait de s’appeler. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Ou plutôt rien. Nous écrivons. Nous parlons. Nous manifestons. Et le tout ne fait rien. Et le monde tourne quand même. Dans le mauvais sens. Dans le mauvais sens. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je l'ai !</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/11#122730</link> 

						<description> 
 
Jeudi, sur mon répondeur : &quot;J'ai reçu votre livre, vous pouvez venir le chercher quand vous voulez.&quot;
J'y suis allé vendredi. J'étais à peu près à la centième page d'Ulysse. Je l'ai mis de côté. Je suis presque à la moitié de &quot;Les anges n'ont rien dans la poche&quot; de Dan Fante (que je cherchais desespérément il y a quelques semaines). 

Je te reviens &quot;Ulysse&quot;, ce ne sera pas long. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je suis encore vivant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/10#122618</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je n'ai pas écrit depuis longtemps. D'abord, je n'ai rien à dire et tant qu'à parler / écrire pour ne rien dire....Ensuite, je travaille comme un malade. Vacances, remplacement. Vous connaissez l'histoire. Alors, oui, je suis encore vivant. Et je &quot;reviendrai&quot; bientôt.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;PS : Weyergans (trois jours chez ma mère) sera à la librairie Gallimard ce dimanche. 16h. Si ça vous tente...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Déception artistique et rêves nostalgiques</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/01#122041</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;BR&gt;Elle chante :&amp;nbsp; &lt;EM&gt;Donne-moi la flûte et chante. Car le chant est le secret de l'existence&lt;/EM&gt;. La chanson est aussi triste qu’envoûtante. Et je l’écoute. Envoûté mais pas triste. Elle, c’est cette chanteuse Libanaise qui aura marqué l’esprit des arabophones. Par sa voix; par les textes qu’elle a transmis avec élégance; par ces chansons engagées que le monde arabe a écoutées, scandées, chantées, rêvant d’une révolution qui tarde encore à venir. Elle, c’est la diva que tout connaisseur de la musique arabe connaît. Elle, c’est celle qu’on rêvait de voir chanter en direct et qu’on disait, d’un air sûr, qu’&lt;EM&gt;elle nous ferait pleurer&lt;/EM&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On est allés la voir. K. et moi. Un dimanche froid et noir. Le billet coûtait ce qu’il coûtait. On s’en foutait. &lt;EM&gt;it happens only once in a lifetime&lt;/EM&gt; qu’on s’était dit. Une diva est une diva.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Place des arts. La salle de spectacle est pleine. Beaucoup de Libanais bien sûr. Chics, enthousiastes, heureux de voir la merveille. Et puis elle a apparu. Une Dalida Libanaise. Elle ne sourit pas. Elle penche la tête en signe de salut et entame sa chanson. Elle en chante trois ou quatre et puis se retire. Les gens applaudissent. K. applaudit, j’applaudis. Nous sommes heureux. Once in a lifetime. Once in a lifetime. L’orchestre joue des banalités en attendant son retour. Elle doit se changer, boire de l’eau, se concentrer. Elle revient, quatre autres petites chansons. Comme vous faites quatre petits tours autour de vous pour vous dégourdir les jambes. Comme je mets quatre petites cuillerées de sel dans mon poulet au four. Quatre petites chansons. Et toujours pas de sourire. D’ailleurs qu’est-ce qu’en s’en fout du sourire. On est là pour la musique, pour ces chansons mythiques, pour pleurer. Pourtant, l’émotion ne passe pas. Ou rarement. Et ces chansons mythiques qu’on attendait, rêveurs et nostalgiques ne viendront pas. La déception, elle, viendra. Et voilà qu’on lui reproche tout. Voilà que le sourire, qu’elle ne nous a pas fait, devient important. Elle ne nous a pas respecté. Elle a été froide. Distante. Elle nous a laissé sur notre faim. Nous avons payé trop cher pour pas grand-chose.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce fut une soirée décevante. La chanteuse, elle, n’a plus vingt ans. Nous n’avons plus vingt ans non plus, d’ailleurs. Alors, nous critiquons. Alors, nous sommes sans merci. L’idolâtrie innocente d’antan fait place à la critique constructive (ou pas), à l’observation éveillée, à l’exigence adulte. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Ce fut une soirée décevante mais sans regrets. Étonnant ? Pas tant que ça. Je devais le faire. K. devait le faire. Mais peut-être quelques années plus tôt. Quand elle pouvait encore. Quand elle chantait encore. Maintenant, elle ne chante plus. Elle est. Et c’est tout. Alors à quoi bon se déplacer ? Des écouteurs, un cd. Et elle chante à merveille.&lt;BR&gt;&lt;EM&gt;Donne-moi la flûte et chante. Car le chant est le secret de l'existence&lt;/EM&gt;.Elle, c’était Fairouz. Et elle sera toujours une diva. Dans le cœur de l’enfant qui, dans ce miteux collège de sa ville natale, a appris ce beau poème, qu’elle a adapté en chanson. A chanté la chanson avec ses compagnons d’école. A vibré en la chantant. Vibre encore en l’écoutant. Comment aurait-il écrit, à l'aube de ses vingt-ans, ce&amp;nbsp;pseudo-poème (intitulé &lt;EM&gt;Palestina, te llevamos en la sangre&lt;/EM&gt;), sinon ? &lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Les pierres sont les seules armes&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans les yeux, que de chaudes larmes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;La gorge est serrée&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;L’amour propre est blessé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans notre chère Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Jadis princesse divine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Aujourd’hui &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;pauvre orpheline&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et meurent nos héros&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et coulent des rivières de sanglots&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Oyez mes chers frères&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je vous présente le nouveau millénaire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il y a les humains&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et puis les surhumains&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il y a les Palestiniens&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et puis les Israéliens&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tuez les premiers&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Légitime défense&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Osez toucher les autres&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Extrême violence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Sacrilège&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Les plus puissants les protègent&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et leur mémoire sélective&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Vous rappellera Auschwitz &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Vous décrira l’holocauste&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Nous sommes un peuple déchiré &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Laissez-nous tuer des innocents&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ainsi ils sauront ce qu’on ressent&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et meurent des innocents&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleurent de pauvres enfants&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans nos cœurs, ça fait des inondations&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans nos âmes, &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;que de frustrations&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure notre Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure notre orpheline&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et coule l’hémoglobine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et malgré l’injustice flagrante&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Malgré les images plus que choquantes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Le monde tout entier&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Respectera non pas une minute de silence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Mais des décennies de souffrance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;De mépris et d’arrogance &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;De la part d’un ennemi sans pitié&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et d’un ange gardien bourré de suffisance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et meurent Vieilles et gamines&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;notre Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et tombent nos cœurs en ruine &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Alors viennent ces barbus&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;À la langue si fourchue&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et le temps d’un lavage de cerveau&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu seras, cher désespéré&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu seras, cher ignorant&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Leur &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;nouvel héros&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Leur &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;messager &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ou le défenseur des pauvres démunis&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu seras ce qu’ils te feront gober&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ils te promettront le paradis &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et tu oublieras, trop aveuglé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que seul&amp;nbsp;&lt;EM&gt;lui&lt;/EM&gt; &lt;I&gt;peut&lt;/I&gt; offrir le paradis &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que des innocents, tu ne dois point tuer&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure le monde entier&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Oyez mes frères oyez&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Voyez ce que l’injustice a fait&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure notre héroïne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Pleure la fleur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;De nos tristes cœurs&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Pleure la fleur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;D’un monde où règnent injustice et&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;terreur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Un amour pas comme les autres</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/25#121778</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;L’amour naîtra un jour. D’une fleur sèche d’un champs désert,&amp;nbsp;au milieu d’une journée pluvieuse d’un aride été. La lumière jaillira de la fleur sans nom. Il ne fera plus nuit. Il fera printemps. Les cailloux secs et tristes de solitude s’animeront d’une vie nouvelle où danseront loups et gazelles, main dans la main, patte dans la patte. Le ciel sera bleu et intense dans cet amour, désormais éternel, qu’il éprouvera pour son prochain. Le ciel sera fraternel et sans reproches pour tout ce qui vit et ce qui vivra. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;L’amour naîtra un jour. Ce ne sera pas un amour conjugal, ce ne sera pas un amour conjugué. Ce ne sera pas l’amour d’une femme pour un homme ou l’amour d’un homme pour une femme. Ce ne sera pas l’amour de l’homme pour son prochain. Ce sera un amour désintéressé, sans but,&amp;nbsp;mais avec résultat. Un amour pour l’amour. Une fraternité humaine et animale, une fraternité végétale pour le ciel et le vent, pour le soleil et la pluie, pour l’eau et la terre. Ce jour-là, nous serons. Ce jour-là, nous saurons. Et frontières et bordures seront le songe de jadis, le cauchemar d’un temps révolu qu’on ne connaîtra plus qu’à travers livres aux pages jaunes et films d'histoire. Ce jour-là, nous serons, et le vent sera liberté, et le soleil sera bonheur, et la pluie sera honneur, et la terre sera à tous. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;L’amour naîtra un jour. Et l’humain saura l’éternité…&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La grande aventure a commencé</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/24#121743</link> 

						<description> 
 
Si je ne le finis pas, je m'en voudrais. Je l'écris ici, comme ça, je m'en voudrais encore plus. Comme ça, vous pourriez m'en vouloir aussi. J'ai commencé ce livre dont tout le monde parle, mais que presque personne ne peut résumer, décrire, critiquer. L'ont-ils vraiment lu ? Quand je l'aurais fini, ne me demandez pas un résumé. Je me donne une lecture d'échauffement : je le lirai une fois sans trop comprendre. Et puis je le relirai. Et puis je le relirai. Jusqu'à ce que je comprenne. Je ne peux pas être pire que les autres, voyons !
Alors, oui, j'ai commencé &quot;Ulysse&quot; de James Joyce. J'en suis à la page 15. J'aurais voulu être dans une piste de sports. Jeux olympiques 2006. Sur la ligne de départ, moi, avec rien de moins, mesdames et messieurs, que le livre mythique du grand James Joyce : Ulysse. Applaudissez-le mesdames et messieurs, encouragez-le, car il en a besoin. Et je prendrai le livre dans mes mains, et j'attendrai le signe de départ. Et je commencerai par la première page du roman. Non, pas de préface, je n'aime pas que les gens me prennent par la main et me montrent le chemin. Non. Laissez-moi tranquille avec ces niaiseries. Je commence par la première page du roman; et je vole; et je cours; et je ferme les yeux; et j'imagine. J'imagine le personnage principal devant mes yeux. Je vous imagine en train de m'encourager. J'imagine les pages qui défilent devant mes yeux. Une par une. Des dialogues, des descriptions, des héroïnes et des anti-héros. La détresse, la tristesse et le vent printanier qui nous chatouille le bout des pieds. Je suis lui, il est moi, je suis elle, elle est moi, je suis le décor, le paysage, les arbres, la forêt. Je suis les bêtes et les fleurs, je suis les saisons et les océans. Et je navigue. Et vous applaudissez. Courage. Encore une page. Et une autre. Et une autre. 
Je l'ai commencé. Le finirai-je ? ...Le temps nous le dira.
 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Des imbécilités à dormir debout</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/20#121452</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il est des jours comme ça. Beaucoup trop d'ailleurs. Je me réveille de mauvais poil. Fatigué, las, déprimé. Je traîne chez moi une heure ou deux. Je sors. Je vais vers l'université. Sans conviction. Je traîne la patte, je traîne les pieds, je traîne, je traîne. Et quand j'arrive, je navigue sur des sites. Puis je décide d'aller faire un tour. Et j'atteris toujours dans des &lt;EM&gt;bouquineries,&lt;/EM&gt; que je connais presque par coeur maintenant. Je passe mon temps à chercher un livre. Quel livre ? Je ne sais pas. En ce moment, c'est Ferdydurke de Gombrovicz. Des fois, je ne sais même pas quel livre je cherche. Parfois, je réachète des copies de livres que j'ai aimés et que j'ai déjà. Je les offre la plupart du temps. Propager la bonne nouvelle, comme la propagent les convaincus de certains dogmes, qui ne me convaincront jamais. Donner au livre une deuxième, troisième, énième vie. Ces séances de recherche ne m'apaisent pourtant pas. Elles me stressent encore plus. Je sais que j'ai &lt;EM&gt;des choses à faire, &lt;/EM&gt;à accomplir. Je sais que le temps presse. Alors que fais-tu là ? À traîner chez des bouquinistes douteux, qui prétendent souvent avoir tout lu ? La dernière fois, je lui ai joué un tour au bouquiniste. J'ai sorti un vieux livre de Gombrovicz : la pornographie. Je lui ai dit : &quot;Vous n'avez pas d'autres livres de lui ? &quot;. &quot;Non, lui, on n'en reçoit pas beaucoup&quot;. J'en ai sorti un autre de Fante. Même question, même réponse. Alors, j'ai brandi un John Irving, écrivain qu'on trouve dans à peu près toutes les librairies. &quot;Lui non plus, on n'en reçoit pas beaucoup&quot;. Devant moi, sur l'étagère, il y avait au moins quatre livres d'Irving. &quot;Une prière pour Owen&quot;, &quot;Le monde selon Garp&quot;, &quot;L'oeuvre de Dieu, la part du diable&quot;...Lhermitte me souffla tout de suite à l'oreille : &quot;C'est cela, oui !&quot;. Le con me débitait des réponses évasives en prétendant savoir de quoi, de qui il parlait. L'autre fois, chez un autre bouquiniste, j'ai &lt;EM&gt;surpris&lt;/EM&gt; une discussion. Le bouquiniste en question parlait à un client : &quot;J'étais en vacances. 13 jours. J'ai lu 15 livres&quot;. Il brandit le torse, fier de son exploit. J'ai pensé : &quot;Ça dépend quels livres.&quot; J'ai un voisin qui se dit cinéphile. Il a vu tous les Jean-Claude Van Damme, Schwarzenegger, Stallone et Jackie Chan. Je dois avouer que par la suite, le testant à plusieurs reprises, j'ai conclu que le dit bouquiniste était un &lt;EM&gt;vrai lecteur. &lt;/EM&gt;Ne me demandez pas de vous définir ce qu'est un vrai lecteur, je feindrai la grippe tout de suite et vous laisserai sur votre soif. N'empêche que, lecteur ou pas, je l'ai trouvé suffisant ce libraire. &quot;J'ai lu 15 livres en 13 jours&quot;. Ça ressemble à un &quot;J'ai perdu 15 livres en 13 jours&quot;, tout aussi pathétique comme affirmation. Et alors Gertrude, on s'en fout de tes 15 livres, on s'en fout. Et l'Irak ?&amp;nbsp;Et la Palestine ?&amp;nbsp;Et le Rwanda ? Et l'esclavage ? Et le gavage de femmes en Mauritanie ? Et l'excision ? Et les implants mammaires ? Qu'est-ce qu'en s'en fout de tes 15 livres, Gertrude ! &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est des jours comme ça. J'écris n'importe quoi. Je cuisine. Je fais des sauces délicieuses pendant deux, trois heures. Et je me sens exister. Car pour exister, il faut faire un effort, il faut être fatigué. Alors, quand je dors, vers minuit, après quelques pages du &lt;EM&gt;livre de la semaine &lt;/EM&gt;ou&lt;EM&gt; du livre du mois&lt;/EM&gt;, je suis plus apaisé, plus libéré, moins coupable. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est des jours comme ça, je me convaincs d'imbécilités. Mais je le sais. Je suis le gobeur conscient d'imbécilités. Je me repète en guise de consolation : je suis vivant, je suis vivant. Je suis conscient, je suis conscient. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'homme qui a commencé trop de livres en même temps</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/16#121194</link> 

						<description> 
 
D'habitude, je suis capable d'en lire 2, 3 en même temps. Mais là, j'atteins des sommets. J'avais commencé &quot;contes&quot; de Ferron. Ensuite, j'ai commencé &quot;América&quot; de T.C Boyle. Puis &quot;L'affreux Pastis de la rue Merles &quot; D'Emilio Gadda. J'avais posé &quot;Don Quichotte de la démarche&quot; de Beaulieu sur la commode. Ma blonde m'a offert &quot;Trois jours chez ma mère&quot; que je voulais absolument. Et j'avais commandé &quot;La connaissance de la douleur&quot; d'Emilio Gadda, que je viens de récuperer. &quot;L'Amérique m'inquiète&quot; de Dubois était resté en suspens. Puis j'ai commencé &quot;Une vie française&quot; du même Dubois, que j'ai fini il y a deux semaines. 
La question qui se pose maintenant : commencer &quot;trois jours chez ma mère&quot; ? Finir &quot;L'affreux Pastis..&quot; ou opter pour &quot;La connaissance de la douleur&quot; ? 

Je suis perdu. Je crois que je vais m'acheter une bonne bande dessinée et que je la lirai d'un trait. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Il paraît</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/13#121002</link> 

						<description> 
 Il paraît qu'ils ont manifesté en silence. Il paraît que l'imam, fier de son exploit, a déclaré &quot;qu'on n'est pas des sauvages&quot;. Il paraît qu'un autre imam s'est fait attaquer dans le métro. Il paraît que la police a déclaré qu'il n'était pas sûr que le crime soit de caractère haineux. 
Tiens, je suis tout à fait surpris par ces évènements. Tiens, je ne m'y attendais pas. 
On n'est pas des sauvages. Ou comment déclarer à tout le monde que si vous avez des préjugés sur nous, nous aussi, on en a sur nous-mêmes. Nous nous défendons d'ailleurs. Nous manifestons pour vous prouver que ce que vous pensez est faux. Que nous sommes civilisés. Que nous ne sommes pas des sauvages. 
Je veux décreter une loi. Un imam doit être diplômé. En philosophie. En psychologie. En théologie. En non-connerie. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Des caricatures qui n'en valaient pas la peine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/02#120321</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Susceptibles. Sur la défensive. Ils le sont. Et pour cause, la fin du dernier siècle et le début de celui-ci, les a mis dans de beaux draps. Il y eut la guerre du Golf, le 11 septembre, le 16 mai, le 11 mars, le 7 et 21 juillet. Mais avant ça, il y eut la Palestine. Il y a encore la Palestine. Alors, oui, ils sont susceptibles, ils se voient attaqués quand ils ne le sont pas. Ils sont attaqués quand ils ne le voient pas. Viennent quelques caricatures de mauvais goût et ils s’enflamment. C’est notre prophète, son image est sacrée, nous n’avons pas le droit de le dessiner, caricaturer, humilier. Que dire ? Qu’ils ont tort ? Qu’ils ont raison ? Tout est dans les circonstances. Il y a quelques siècles, quand l’islam était à son apogée, quand le christianisme était dans l’obscurantisme, quand le judaïsme se contentait d’être, quand tous les non-musulmans vivaient chez les musulmans, tolérés, acceptés, quand les musulmans hommes avaient tous ou presque une maîtresse juive ou chrétienne, dans ces temps-là pas si lointains que ça, les musulmans n’auraient pas réagi de la sorte. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient confiants, sûrs d’eux-mêmes. Parce qu’eux-mêmes se permettaient des hérésies, au nom de l’art, de l’ouverture d’esprit ou de quelques verres d’alcool accompagnés de plusieurs déhanchements d’une danseuse du ventre. Ils auraient négligé ce détail. Mais on est dans un autre siècle. D’autres temps, d’autres mœurs, d’autres réactions. Et on doit le dire, car c’est devenu criant de vérité&amp;nbsp;: cette facilité qu’ont désormais les musulmans de brûler des drapeaux, prononcer des fatwas, menacer de mort est devenue ridicule. Ridicule, oui ! Vous voulez boycotter des produits norvégiens ou danois ? Soit ! Faites-le en douceur, en silence, dans les règles de l’art. Faites-le parce qu’un être humain a le droit de boycotter telle ou telle chose au nom de ses principes, de ses convictions. Mais n’oubliez pas une chose, un être humain a aussi le droit d’être con. Oui, con et stupide. Ainsi, si vous trouvez qu’un caricaturiste est con et stupide, sachez que c’est normal, un con ça a le droit de vivre, comme a le droit de vivre, un maniaque, un dépressif, un informaticien, un fou, un pompier, un religieux, un borné, une plante ou un chauffeur de taxi. Il a aussi le droit de faire des caricatures si c’est son métier. Il a surtout le droit de ne pas respecter le sacré d’un prophète auquel il ne croit pas. Car le dit caricaturiste n’est pas musulman que je sache. Alors, pourquoi respecterait-il un précepte musulman ? Lui demanderiez-vous de faire le ramadan ? Et si vous acceptez qu’il ne le fasse pas, lui demanderiez-vous de ne pas manger devant vous, par respect à vos traditions ? Non, je ne pense pas. L’image du prophète est sacrée pour les musulmans, pas pour les chrétiens, pas pour les juifs, pas pour les bouddhistes, pas pour les laïcs ou encore les athées. Maintenant, en tant que musulman, on a le droit de s’offusquer, de s’indigner, mais pas de menacer de mort, après tout, si Dieu existe et si Mohammed (salla llahou alayhi wa sallam) est son prophète et si ce Dieu ne veut pas que son prophète soit caricaturé ou dessiné, il saura prendre les mesures nécessaires. Il est Dieu après tout. Laissez-le faire son travail. Juger des actions de ses créatures. Mais de grâce, les fatwas à tout bout de champs, les menaces de mort pour tout et rien, arrêtez-moi ça, changez de stratégie, faites valoir votre puissance économique, en tant que consommateurs, en tant que pourvoyeur de pétrole, en tant qu’acteurs dans l’échiquier mondial économique. Soyez indignés comme savent l’être les gens civilisés. Dans le respect, dans le calme. Si les autres ne vous respectent pas, soyez meilleurs qu’eux. N’est-ce pas ce que votre religion vous a appris ? Ne faites pas de simples cons, de futiles provocateurs, de vulgaires préceptes du &lt;I&gt;choquer-pour-vendre,&lt;/I&gt; des héros. Souvenez-vous de Théo Van Gogh. En valait-il la peine ? N’était-il pas simplement un pauvre cinéaste en manque d’inspiration ? Pourquoi en faire un martyr, un symbole de la liberté ? &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;À méditer….&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Remarque&amp;nbsp;: L’auteur de ce texte est lui-même musulman….&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'Amérique l'inquiète</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/30#120136</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Jean-Paul Dubois avait voyagé aux quatre coins des Etats-Unis d’Amérique et en avait rapporté des récits dont il fit ce livre. Est-ce bon ? Mauvais ? Je ne saurais vous dire. Je ne saurais. Puisque je ne l’ai pas fini. Tellement j’ai eu la nausée. Tellement l’Amérique a commencé à m’inquiéter. Des types bizarres, des comportements incompréhensibles et des histoires horribles. Horribilus ! Et surtout cette histoire, cette désastreuse réalité, preuve, s’il y en avait encore besoin, que le capitalisme véreux finira par bouffer notre âme, notre nature, notre terre et tout ce qui reste d’humain en nous&amp;nbsp;: des compagnies d’assurance, des séropositifs en phase terminale de leur maladie et de leur vie et une assurance vie. La compagnie offre au malade un pourcentage de la valeur de son assurance, en espèces. Un ou deux ans plus tard, elle récupère son investissement plus un bonis. Un bonis de quelques milliers de dollars. Ou comment fructifier son argent le plus facilement et le plus sûrement possible ? Et alors ? Alors, ça fait poser des questions. Alors c’est dégoûtant. Alors, je ne sais pas. D’abord, le malade. Lui, il est content. Dans un pays où seuls les riches peuvent se soigner, cette offre des compagnies d’assurance, tombe à pic. Il s’en sert pour les derniers mois de sa vie. Est-ce nécessaire de vous dire que ce seront les pires, les plus douloureux, ceux où il aura besoin plus que jamais d’assistance, d’aide ? Alors oui, de ce point de vue, les compagnies d’assurances aident le malade. Mais, car il y a toujours un mais, il y a le reste. Il y a les «&amp;nbsp;dépisteurs&amp;nbsp;» qui rôdent dans les hôpitaux, tels des vautours en mal de viande, pour dénicher les malades mourants et communiquer leurs coordonnées aux dites compagnies. Il y a les appels téléphoniques pour offrir «&amp;nbsp;les produits&amp;nbsp;» aux malades. Il y a ce viol de l’état du malade, de son intimité, de son droit à se savoir mourant et à se le garder pour lui-même. Il y a que c’est vulgaire, bas, mesquin. J’aurais été le malade que je lui aurais fait bouffer son téléphone à mon interlocuteur. Je veux mourir. Pauvre. Rachitique. Seul. Mais loin des cons. Loin du cannibalisme. Loin de ce que l’âme humaine a connu de pire dans toute sa longue histoire peu enviable. Loin de l’Amérique, loin du capitalisme sans limites. Que je vomis. Que je honnis. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Le pire, c’est cette façon magistrale que ce «&amp;nbsp;courant&amp;nbsp;» trouve pour justifier ses écarts. &lt;I&gt;Nous faisons ça pour aider les malades&lt;/I&gt;. Votre aide vaut cher. Très cher. Votre aide est sale. D’une saleté indélébile, puante, éternelle. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;J’ai fermé le livre. Je n’en pouvais plus. Pourquoi ? Comment des êtres humains peuvent-ils accepter ce genre de comportement ? Au nom de quoi ? Le dollar. Le foutu dollar. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Une âme. Des âmes. Un dollar. Des dollars. Faites vos comptes !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Recherche livre désespérément</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/25#119826</link> 

						<description> 
 
Je cherche &quot;Les anges n'ont rien dans la poche&quot; de Dan Fante. Ça fait des mois. Il est épuisé chez l'éditeur (10/18). Quelqu'un l'aurait ? À un prix raisonnable ?

Merci. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je vote perdant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/23#119729</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;- J'ai voté.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Pour qui ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Pour les perdants.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Les libéraux ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Non, eux ça fait 12 ans qu'ils gagnent. C'est pas des perdants, malgré les&amp;nbsp; apparences.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Le bloc ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Non, le bloc va gagner au Québec. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Les conservateurs ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Mais non, tu sais bien qu'ils vont gagner.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Alors ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Npd ! Je te l'avais dit. J'ai voté pour les perdants. Y a que les perdants qui méritent mon vote. Les autres...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;&lt;EM&gt;Prévision (facile) de l'issue du vote de ce soir : conservateurs. Gouvernement minoritaire. &lt;/EM&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>D'acteurs à fonctionnaires</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/19#119531</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ils ont bercé ma jeunesse. Ils m’ont fait rêver. Le premier fut Travis, puis Michael, puis David, puis Rodrigo, puis Jimmy. Il fut l’inoubliable Jack La Motta. Il fut Vito Corleone dans le génial &amp;nbsp;&lt;I&gt;The godfather&lt;/I&gt; qui, encore aujourd’hui, me donne des frissons d’émotions quand je le visionne. Le deuxième fut Michael Corleone, Frank Serpico, Sonny, Tony Montana dans le mémorable &lt;I&gt;Scarface &lt;/I&gt;ou encore le lieutenant colonel Frank dans &lt;I&gt;Scent of woman&lt;/I&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ils m’ont fait rêver, ils ont fait rêver tous les cinéphiles du monde. Qui ne s’est pas déjà regardé dans une glace en se demandant&amp;nbsp;: &lt;I&gt;Are you talking to me ?&lt;/I&gt; Qui ne s’est pas déjà imaginé gros et seul, assis sur un fauteuil et lâchant cette phrase rendue célèbre par Brando dans &lt;I&gt;On the waterfront&lt;/I&gt;&amp;nbsp;: &lt;I&gt;I could have been a contender, i could have had class ?&lt;/I&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ils m’ont fait rêver. Ils ne me font plus rêver. J’ai envie qu’ils disparaissent de ma vue. Je veux qu’ils arrêtent de jouer. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Non pas qu’ils soient devenus mauvais acteurs. Non pas que leurs tics aient perdu de leur charme. Non. C’est qu’ils choisissent mal. C’est qu’ils ne sont plus là pour l’art. Le septième art. Le foutu septième art que j’aime tellement. Finies les transformations physiques à la &lt;I&gt;Raging Bull&lt;/I&gt; ou &lt;I&gt;The untouchables&lt;/I&gt;. Finis les beaux monologues à la &lt;I&gt;Scarface&lt;/I&gt;. Finies les fougues et la rage à la &lt;I&gt;Serpico. &lt;/I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Maintenant, c’est le cash et les impôts. Maintenant, c’est le box-office. Maintenant, c’est le pragmatisme.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le dernier film que j’ai vu d’Al Pacino fut &amp;nbsp;&lt;I&gt;People i&lt;/I&gt; &lt;I&gt;know&lt;/I&gt;. J’ai eu envie de pleurer. J’ai voulu casser mon lecteur DVD. Comprenez-moi. Je n’aime pas voir &lt;I&gt;ça. &lt;/I&gt;Un grand parmi les grands jouer des navets. Je m’en fous de la raison, je m’en fous des excuses. Je m’en fous. Tu m’as fait rêvé mon vieux, tu n’as pas le droit de me faire pleurer. Tu n’as pas le droit de tout foutre en l’air. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le dernier film que j’ai vu de De Niro fut &lt;I&gt;Meeting the Fockers. &lt;/I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Oui, bien sûr, c’est une comédie. Et je n’ai rien contre les comédies. D’ailleurs, le premier opus fut bon. Bon comme devrait l’être une comédie, c’est à dire drôle et léger. Et celui-ci ? Nâh. Une série de blagues débiles sans queues, ni têtes. Des blagues cul-cul la plupart du temps. Une merde pour De Niro. Alors, oui, j’ai encore eu envie de pleurer, j’ai encore eu envie de casser mon lecteur DVD. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Puis, l’autre jour, paisible et oisif dans mon divan, la télécommande dans la main, je zappais, comme zappe un être fatigué à la fin d’une journée pénible, comme zappe un malade du zapping, machinalement, sans but. Soudain, tout à coup, brusquement, une annonce, New York, Ground Zero, et cette phrase «&amp;nbsp;My heartbreak&amp;nbsp;». &lt;I&gt;American Express&lt;/I&gt;. Attends, c’est qui, c’est lui ? Non, c’est pas lui. Non, ce n’est pas possible. Oui, c’est lui. DE NIRO ! Je me jette sur mon ordi. Rapide recherche. Le réalisateur n’est nul autre que Martin Scorsese. Un autre qui m’a fait rêver. Un autre qui tombe de haut. Alors vient la question logique. Pourquoi ? Pourquoi De Niro et Scorsese pour &lt;I&gt;American Express&lt;/I&gt; ? Alors que &lt;I&gt;Raging Bull&lt;/I&gt;. Alors que &lt;I&gt;Cape fear&lt;/I&gt;. Alors que &lt;I&gt;Goodfellas&lt;/I&gt;. Quel putain de raison peut valoir cette trahison artistique, cette prostitution dénuée de toute élégance ? Je cherche encore sur le net. &lt;I&gt;American Express&lt;/I&gt; donne annuellement des fonds au festival de cinéma TRIBECA. Qui est le fondateur, le père de ce festival ? Vous l’avez bien deviné&amp;nbsp;: DE NIRO. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Dans mon cœur et âme, dans mon royaume cinématographique personnel, Al Pacino et De Niro sont morts. Ils ne sont plus. Et Ils me manquent. Et Leur absence laisse un grand vide. Presque aussi grand que celui laissé par Brando.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Petit à petit, le cinéma perd ses plumes. Petit à petit, les acteurs deviennent des fonctionnaires. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Louis Gauthier</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/18#119461</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je ne savais pas qu’on pouvait écrire des livres si courts. Je ne savais pas. J’avais oublié que la littérature n’avait pas de limites; que tout y&amp;nbsp;était permis, en autant que la qualité&amp;nbsp;soit respectée. Louis Gauthier écrit des récits courts, aux titres accrocheurs. La preuve&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Voyage au Portugal avec un Allemand&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Voyage en Irlande avec un parapluie&amp;nbsp;». Le troisième, que je viens de finir, fait dans les 95 pages et a un titre plus ordinaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le pont de Londres&amp;nbsp;». Ses récits sont loin d’être inintéressants. L’auteur y promène son regard décalé du monde, sa tristesse, son &lt;I&gt;voyage au fond de son être&lt;/I&gt;, ses relations avec les autres. Angèle, une amoureuse qu’il aurait laissé à Montréal est omniprésente dans les trois récits. Il lui écrira des lettres qu’il n’enverra jamais. Il lui parlera, sans jamais qu’elle l’entende. La quête du personnage de Gauthier est touchante, vraie, authentique. Il cherche la difficulté. Il le sait. Il veut le dépaysement. Il essaye tant bien que mal de le trouver, de le sentir. Il veut l'amitié, sans s'attacher. Il veut aller loin, là o&lt;!--StartFragment --&gt;ù il n'est pas.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;On se reconnaît dans les personnages de Gauthier. On se reconnaît dans ses questionnements, son errance, sa tristesse sympathique. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Respect Gauthier !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Une histoire typée</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/16#119375</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Que j'ai écrite il y a plus de cinq ans...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le père, moustache en l'air &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Regard sévère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme s'il s'en allait en guerre &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand il rentre &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tout le monde ne pense qu'à se taire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lui, il ne parle pas, lui&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lui, il fait des chèques &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De temps en temps se regarde au miroir &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Arrange ses quelques cheveux même pas noirs &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Allume un vulgaire cigare &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et Mister Yaacoub se prend pour Grégory Peck &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;Aïcha, la mère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Fille de petit fonctionnaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A déjà oublié tous ses compères &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Grosse comme trois &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les cheveux en détroit &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle se croit femme du roi &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'ailleurs, il faut le savoir &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ici, c'est elle qui fait la loi &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jour et nuit, elle parle de ses bijoux &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De ses kaftans et de ses robes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle, elle se la joue snob &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D’ailleurs son cher mari &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il ne faut pas l'appeler Yaacoub &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut l'appeler Bob, James Bob &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bob par ci, Bob par là &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;lalalali, lalalala &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et puis, y a Souad l'aînée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Toujours parfumée, toujours maquillée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle, elle ne marche pas, elle &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle, elle se dandine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Fière de sa fausse poitrine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle ne mange que des herbes fines &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car il faut bien surveiller sa ligne &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bientôt elle mettra son maillot bleu marine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son maillot made in Chine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et épatera les copains de ses copines &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand elle les invitera tous dans leur petite piscine&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le petit, 14 ans et quelques miettes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Toujours en salopette &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il lit en cachette &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son précieux Pif et Hercule &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car papa dit que c'est nul &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Papa dit qu'il faut lire Molière &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Rimbaud ou Baudelaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour éclater les fils de son frère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ainsi papa sera fier &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et puis il faut s'instruire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si l'on veut être médecin dentaire&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et ça vit comme ça en troupeau &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelque fois par année &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour sortir de la routine ou pour se marrer &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ou plutôt pour un peu plus se vanter &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On organise quelques soirées &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas d'amis, mais beaucoup d'invites &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On regarde les photos de ces pays où l'on a été &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ces pays où Aïcha a été &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais qu'elle n'a point visité &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle a plutôt magasiné &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle a plutôt acheté &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des tissus, des bijoux et la robe de soirée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Que ce soir elle met &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et dont elle leur parlera sans arrêt &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bob ou Peck, c'est selon &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Parle de son dernier voyage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Brandissant son whisky 82 ans d'âge &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Parle de ses anciennes conquêtes, sans regret &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme pour nous dire qu'il est maintenant très sage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'il est maintenant très heureux dans son ménage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'il est fier de son épouse et de ses 12 femmes de ménage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bien sûr il parlera de Soussou comme s'il parlait d'un trophée&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Soussou a maintenant l'âge du mariage&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut lui trouver un bon mari &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une bonne cage&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Mais Soussou ne pense qu'à Mustapha &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'elle appelle affectueusement Stéphane &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a une moto et deux Méganes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a une Mercedes et un aéroplane&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand elle monte avec lui, ils roulent en vitesse &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Stéphane est gentil&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas très beau mais pas mal du tout &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son père est ministre du sport et de la jeunesse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est splendide de richesse &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors elle aime Stéphane sans cesse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, Stéphane, elle est pour lui une fontaine de tendresse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et puis, y a moi &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis la bonne à tout faire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis la bonne à la peau pas très claire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je m'appelle Khddouj &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et je vois tout ce qui bouge &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais qu’oncle Yaacoub a une secrétaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais qu'elle n'est pas seulement sa secrétaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que quand Souad tousse &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pas parce qu'elle a un rhum &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est parce qu'elle fume &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que quand elle monte avec Stéphane dans la chambre &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sa jeunesse elle consume &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que chaque Vendredi,quand tante Aïcha&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lâche son bkhor &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pas parce qu'elle aime l'odeur&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pas pour s'ouvrir le coeur&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pour jeter des sorts&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est&amp;nbsp; pour garder son Bob qu'elle dit aimer très fort&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Je sais tout ça, mais je me tais &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avec les cinq cent Dinars de ma paie &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je fais des épargnes et des épargnes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un jour je reviendrai à ma campagne &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'épouserai Kddour &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il héritera de l'épicerie et du four &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Que son père lui a promis depuis toujours &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On vivra heureux, on aura dix enfants &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et quand ils seront grands &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand ils auront six ou sept ans &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ils travailleront pour aider leurs parents&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La déception</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/16#119367</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il n'y a plus de places ! Sold out ! J'en reviens pas !!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Dieu du théâtre m'a délaissé. Je suis banni de son royaume.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Théâtre</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/16#119359</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Ce samedi. Adaptation de &quot;la promesse de l'aube&quot; du grand Romain Gary. À l'espace Go. J'espère que c'est bon.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai hâte...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Giffles perdues</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/05#118788</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Volontiers. Si je n’avais pas été ce passif gentilhomme que la société m’a appris à être. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Deux fois plutôt qu’une. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’avais faim. Je passais voir une amie. Encore une demi-heure; et j’ai faim; et je ne veux pas manger chez elle; et je ne veux pas la &lt;I&gt;forcer&lt;/I&gt; à cuisiner. Un boucher- restaurant. Un compatriote. Je m’arrête. Il n’y a pas une mouche. Un restaurant sans mouches, c’est quand même bienvenu. Un sandwich à la viande hachée s’il vous plaît. Elle sort de la cuisine. Jeune. Cheveux frisés, mal colorés. Je la déteste déjà. Elle me rappelle l’ignorance, cette ignorance ignorée jumelée à une arrogance injustifiée, typique aux compatriotes. Je la déteste déjà. Elle a une grande, vaste assiette dans les mains. Le propriétaire lui demande, pour faire la conversation ou pour fidéliser une nouvelle cliente, si elle est venue en voiture. «&amp;nbsp;J’habite juste au coin de la rue. Moi, je suis étudiante. Je suis arrivée voilà un an et demi. Je rentre souvent au pays. Parce que mon père est pilote. Alors…et puis je déteste ce pays.&amp;nbsp;» Déjà, je l’aurais giflée. Deux fois plutôt qu’une. Pardon, mademoiselle, vous détestez ce pays ? Ouste alors. Du vent. De l’air. Que je respire. Que le pays respire. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et dire qu’on est nés au même pays ! &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Elle promène ses yeux à droite et à gauche, fait quelques pas en avant et en arrière. Nerveuse, mais arrogante. Ignorante. Tête à claques. Je te déteste. Et à travers toi, je me déteste. Je m’en fous de Freud. Je m’en fous de la psychologie 101. À travers toi, je me déteste. Tiens, je n’ai même plus envie de manger. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Elle paye sa facture. «&amp;nbsp;Dorénavant, je n’achète que de chez vous. Pourquoi je vais donner mon argent aux Québécois ? ». Ignare. Plus tu parles, plus tu coules. Ignare. Quand on est au fond du trou, il faut arrêter de creuser. Et dire que tu dis ça pour gagner la sympathie. Du proprio ou la mienne, ou va savoir ! La sympathie. Rêve toujours. Ignare. Tu ne sais pas que ton argent, dès que tu as mis le pied droit ici, tu n’as fait que le donner aux Québécois. Ignare. Tu ne sais pas que ce cher proprio, malgré sa peau basanée, malgré son prénom, est un Québécois, il paye ses taxes au Québec, il paye ses impôts au Québec. Ignare, tu ne comprends rien. Tu étudies en quoi d’ailleurs ? C’est vain, crois-moi !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Deux fois plutôt qu’une. Les droits de la femme ? Je m’excuse, mais à partir d’un certain degré de connerie, il n’y a plus d’hommes, il n'y a plus de femmes, il n'y a plus&amp;nbsp;de chiens ni&amp;nbsp;de chats. Il y a la connerie. Point. Et la connerie, c’est une grave maladie. Ça se soigne rarement, ça se propage, et quand on l’a, on ne le sait même pas&amp;nbsp;: on est un ignare !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Deux fois, trois fois, plutôt qu’une. Je m’en mords les doigts. Mais, à quoi aurait-ce servi ? Demain, elle sera toujours aussi conne. Demain, elle rentrera chez elle. Et nous laissera en paix. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Réalités</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/04#118716</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Les fêtes. La foule. Les rires. Le vin. Les dents d’abord blanches, ensuite rougeâtres. Les discussions banales. Encore des rires. Les desserts. Le café. La solitude, la solitude, la solitude. La route. La neige. La nuit. Des lumières. Des sapins. Des voitures. La police. Les feux. Rouges. Verts. Jaunes. Les virages. L’autoroute. La solitude, la solitude, la solitude. Le fantôme. L’invité chez les autres, même quand il est chez lui. Le regard décalé. Le regard triste. Le cœur lourd. La solitude, la solitude, la solitude. Le voyage. Le long voyage. Le voyage qu’on n’a pas choisi. Le voyage aller, mais pas de retour. Des livres. Des films. La migraine. Le mal de dos. Les mains froides. Les cernes. Le noir. Le gouffre. Les apparences. Les faux sourires. Les fausses accolades. &lt;I&gt;Le rachitisme sincérique&lt;/I&gt;. Des colombes. Des pigeons. Des espoirs. Demain. Un jour. Bientôt. Le cynisme. La solitude, la solitude, la solitude. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Je t’espère la bêtise, début d’un bonheur naïf. Je t’espère l’innocence, fin d’une atroce réalité. Je t’espère toutes sortes de choses innommables. Ne les attends pas, ne les espère pas. Évite les espérances. Elles donnent soif. Une soif démesurée qu’aucun puits, aucun fleuve, aucune rivière ne saura étancher. Et c'est la solitude, la solitude, la solitude....&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le sapin</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/12/15#117675</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le sapin est là. Il trône sur le salon, tel un jeune patriarche qui vient d’hériter du pouvoir. Elle l’a arrosé. Elle va le décorer. Quand je rentre dans la pièce, je sens un respect mutuel entre nous. Il m’est sympathique. Il me sait inoffensif. J’aime son odeur, j’aime la gentillesse qu’il dégage. C’est un &lt;I&gt;bon sapin&lt;/I&gt;. Bientôt, elle le maquillera. Il n’attend que ça. Je le sais, il me l’a chuchoté hier soir. Ce seront des guirlandes que j’accepterai, que j’aurais choisi de «&amp;nbsp;subir&amp;nbsp;». Aucune agression. Personne ne me les aura imposées. Je les ai invitées, elles ont accepté. Elles mettront des couleurs dans notre foyer. Pendant quelques semaines, en bon sapin qu’il est, il nous recevra les branches ouvertes. Va-t-il s’ennuyer pendant notre absence ? Je ne pense pas. Nous sommes tellement prévisibles, nous sommes tellement calmes, que le calme lui-même est moins soporifique. Et puis il flétrira. Trop longtemps déraciné. Trop longtemps seul parmi les humains. On évitera d’abord de s’en rendre compte. On fera semblant. C’est que l’odeur d’un sapin, c’est attachant. C’est qu’à la présence d’un sapin, on s’habitue. C’est qu’une pièce sans sapin, &lt;I&gt;après&lt;/I&gt;, ça devient moche, vide, commun. C’est qu’un humain, ça s’attache. Mais viendra le jour où la comédie devra cesser. Viendra le jour où il va falloir se séparer. C’est la fin. La fin d’une belle collaboration, la fin d’une belle complicité, la fin d’une belle histoire. On le mettra dans la rue, il fera froid, il neigera. Même la nature ne sera pas contente. On le laissera là, seul, avili par le temps, par la solitude, par nous. Il ne reviendra pas. Ce sera la dernière fois qu’on se sera donné la main. L’année prochaine, ce sera un autre sapin, d’autres guirlandes, d’autres couleurs. L’année prochaine, ce sera une autre histoire… &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Stress</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/12/08#117234</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Un exposé dans quelques heures.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un rapport à remettre dans 3 jours.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Noël qui arrive à grands pas.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La pollution.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'injustice.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les pneux d'hiver.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les films que j'ai pas vus.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je m'écroule...Je m'essoufle...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le temps de l'innocence</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/12/05#117063</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;21 Mars 2004&lt;STRONG&gt;.&lt;/STRONG&gt;&lt;EM&gt;&amp;nbsp;Téléj&lt;/EM&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;&lt;EM&gt;ournal&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;de 22h sur Radio-Canada. Bernard Derome, calme et courtois comme d'habitude, interviewe un jeune monsieur d’une trentaine d’années, les cheveux gominés, le visage rasé et frais, le sourire facile&amp;nbsp;: Fadi Fadel, ce Canadien d’origine arabe, dont l’enlèvement récent en Iraq n’a cessé de faire couler l’encre. Fadi parle facilement de son périple. Il évoque les voyous qui l’ont kidnappé sans aucune rage, sans la moindre haine. Étrange. On lui aurait braqué un fusil sur la tempe, dit-il, avec un sourire désarmant. Cette fraîcheur, cette presque nonchalance avec laquelle Mr Fadi&amp;nbsp;parle de son supposé calvaire ne cesse de m’intriguer. Je lance à ma&amp;nbsp;media naranja&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il a plutôt l’air d’avoir passé une semaine au club Med de Cefalù ». Elle est d’accord. Brusquement, je me rends compte de la tragédie. Non pas celle de Mr Fadi, ni de l’Iraq ou de l’Afghanistan, ni celle de la Palestine, pas même de celle de Beckham et Victoria. C’est MA tragédie&amp;nbsp;: ce scepticisme, cette facilité à tout réfuter, à ne croire en rien. Tu ne pourras jamais lire le Journal de Montréal et te croire &quot;informé&quot;. Tu ne verras jamais «&amp;nbsp;Charlie’s Angels » en te croyant cinéphile. C’en est fini pour toi. L’innocence est partie.&amp;nbsp;L'innocence&amp;nbsp;ne reviendra jamais…&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'exploration continue</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/28#116464</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Petite exploration de la littérature Québécoise. Après «&amp;nbsp;Nègres blancs d’Amérique&amp;nbsp;», j’ai plongé dans «&amp;nbsp;Les mots des autres&amp;nbsp;». Beau livre, truffé d’anecdotes (qui servent le récit néanmoins) sur le monde de l’édition dont je ne connaissais rien. Victor-Lévy Beaulieu nous communique son amour des livres, aussi bien de leur contenu que de leur contenant. Drôle de personnage. Passionné, il frôlera souvent la faillite et se relèvera toujours grâce à ses contributions au monde de la télévision. Sa révolte contre la condescendance des bien-pensants de la littérature Française envers toute littérature francophone non Française marque le récit. Elle est justifiée à mon avis. Il a fallu longtemps aux Français (et il y a encore du chemin à faire) avant de comprendre que la langue Française et, donc, la littérature Francophone ne leur appartiennent pas. Elle appartient à ceux qui l’écrivent, ceux qui la parlent, ceux qui la véhiculent. Deux «&amp;nbsp;personnages&amp;nbsp;» &lt;EM&gt;reviennent&lt;/EM&gt; souvent dans «&amp;nbsp;Les mots des autres&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: Jacques Ferron et James Joyce (Beaulieu&amp;nbsp;est sidéré par&amp;nbsp;son «&amp;nbsp;Ulysse&amp;nbsp;»). Pour ceux qui ne le connaissent pas (je ne le connais d’ailleurs pas assez), Ferron était un médecin dévoué au peuple (exerçant souvent bénévolement et dans des quartiers populaires) et rêvant d’un avenir meilleur à ses «&amp;nbsp;frères&amp;nbsp;» Québécois. Il fonda le parti Rhinocéros, une «&amp;nbsp;farce&amp;nbsp;» dans le milieu politique Québécois qui proposait des solutions politiques «&amp;nbsp;caricaturales&amp;nbsp;» à chaque élection, et commit plusieurs livres importants dans la littérature Québécoise. Un grand monsieur ! Je lis ses «&amp;nbsp;Contes du pays incertain&amp;nbsp;» en ce moment. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Quant à James Joyce et son «&amp;nbsp;Ulysse&amp;nbsp;», il reste, de loin, le livre le plus «&amp;nbsp;intimidant&amp;nbsp;» à mes yeux. Il est dans ma bibliothèque. Il me fait de l’œil. Je l’évite du regard. Il me nargue. Il est le symbole même de ma lâcheté. Aurais-je jamais le courage ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La mariée indésirable</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/21#115917</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;On se réveille un matin et c’est fait. Les trottoirs, les arbres, les escaliers, le bord des fenêtres, les voitures, tous et toutes sont en robe de mariée. C’est blanc. C’est gris. &lt;SPAN lang=DE style=&quot;mso-ansi-language: DE&quot;&gt;C’est neige. &lt;/SPAN&gt;Neige propre. Neige sale. L’hiver reprend son règne qu’il avait cédé pour quelques mois. Il fera nuit. Même le jour. Il fera noir. Même le jour. Tu auras froid, quoi que tu fasses. Tu ne reconnaîtras pas tes voisins, sous leur bonnet, leur foulard, leur cache-cou; c’est à peine si tu verras leurs yeux; c’est à peine s’ils verront tes yeux; c’est à peine si tu sauras leur peine, n’est-ce pas dans les yeux qu’on lit les cœurs ? N’est-ce pas dans les yeux qu’on lit le mieux ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;On se réveille un matin et c’est fait. Le froid, le manque de lumière, les sous-terrains, les tunnels, la boue, le vent. Le ciel est sur le point de tomber. C’est peut-être le grand jour; le ciel et la terre se marieront après tant d’années, après tant de siècles d’éloignement, de jeu de charme, d’amour platonique, de promesses sans lendemains. Ils se marieront et joindront leur corps. Et ce sera la fin. Notre fin. Nous serons engloutis ou aplatis, malheureuses offrandes d’un mariage millénaire aux allures titanesques. Nous ne serons plus; ce sera notre fin, mais le début d’une nouvelle ère, le ciel et la terre s’embrasseront, le soleil les prendra en photo, la mer leur donnera à boire, les oiseaux chanteront et je ne serai pas là. C’est peut-être le grand jour. Peut-être pas. Peut-être juste un autre jour d’hiver, une autre tempête de neige, un autre embouteillage, une autre voiture qui glisse, un autre autobus en retard. Le froid de la rue puis la chaleur d’un wagon. Une grippe. Une toux. Un nez rouge et gonflé. Une soupe, un potage pour nous rassurer. Mets ton bonnet, couvre-toi la tête, marche vite, cours, fais attention de ne pas glisser ! Ne sois pas démoralisé ! Fais des activités hivernales ! Skie, sors tes raquettes, fais de la motoneige, patine ! Ne reste pas là à ne rien faire ! Ce n’est pas bon pour la santé. Ce n’est pas bon pour le moral. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;On se réveille un matin et c’est fait. On regarde par la fenêtre. On essaye de se convaincre. C’est beau, c’est féerique, c’est majestueux. Une autre saison, le temps qui passe, la vie qui se manifeste, la nature, j’existe, ils existent, nous existons. On essaye de se convaincre. On revient au lit. On ferme les volets. Le lit est chaud, le lit est doux, la couverture nous enveloppe le corps refroidi par la simple vue de cette neige blanche. Un bon livre, un bon chocolat chaud. Au diable les activités hivernales !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'impasse</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/21#115903</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Impasse aux élections fédérales. Un parti libéral corrompu sans aucune crédibilité; un parti conservateur trop de droite, trop &quot;Bushiste&quot;; un parti néo-démocrate certes environnementaliste et de gauche, mais peu solide et aux idées peu claires; un parti souverainiste qui se bat pour le Québec, mais s'oppose à peu près à tout, à tel point qu'il devient un fardeau pour le Canada. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Impasse aux élections provinciales. Un parti libéral têtu, capitaliste qui préconise la loi du plus fort; un parti &quot;démocrate&quot; loin du peuple, de ses souffrances, ami de l'argent et du privé; un parti de gauche, de volonté progressiste, porteur de bonnes idées et entouré de personnes charismatiques à la tête bien sur les épaules, mais souverainiste, séparatiste, nationaliste.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je ne me reconnais nulle part. Je veux voter. Mais je ne sais pour qui. Ou plutôt, je sais pour qui ne pas voter. Pour aucun. Alors ? Bein, je sais pas. Mon vote ne sera certainement pas &quot;utile&quot;. Il ira à un sympathique communiste, ou une&amp;nbsp;agréable candidate indépendante dont le nom me plaira.&amp;nbsp;Déplorable situation. Le seul parti de gauche qui puisse, potentiellement, avoir de bonnes idées est ouvertement séparatiste. C'est d'ailleurs, sa seule raison d'exister. Je ne me reconnais pas là-dedans. Je ne veux pas me séparer. Je ne veux pas du nationalisme. Je veux de l'humanisme. Des solutions. Un système de santé. L'éducation. Le multi-ethnicisme. La liberté de la langue. La liberté tout court. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Que c'est pénible !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'histoire de Pi</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/17#115598</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Passionnant ce livre ! J'ai une logique assez bizarre : pour calibrer un livre, je me pose la question : aurais-je pu l'écrire ? Ne me demandez pas pour quels livres je me suis répondu oui. Je ne saurai vous dire. Et ne me prenez pas pour un prétentieux.&amp;nbsp;Ce n'est qu'un critère d'évaluation personnel.&amp;nbsp;Qu'est donc un bon livre pour moi, un livre que je n'aurais jamais pu écrire&amp;nbsp;?&amp;nbsp;C'est un livre plein d'imagination, de profondeur, de lyrisme. Un livre inaccessible. Un livre devant lequel je reste bouche bée, plein d'admiration, voire d'impuissance. Je n'aurais jamais pu écrire &quot;L'histoire de Pi&quot;, et pour cette raison, je rends à Martel ce qui appartient à Martel : son roman est solide et passionnant. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Vers l'autre</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/15#115459</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Quand l’estime de soi&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Devient méprise de soi&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Quand on se voit dans une glace&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et que notre sourire fait place&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;À de hideuses grimaces&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Quand se réveiller &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;N’est rien d’autre&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Qu’un poids à lever&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Quand dormir &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Est délivrance &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;D’une interminable souffrance&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Quand s’imaginer vivre&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Est plus important que vivre&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Alors est venu le temps&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;De la métamorphose &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;De prendre les choses en main&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;De voler tout haut&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Vers de lendemains meilleurs&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Vers une nouvelle peau&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Vers un avenir qu’on désire&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Où&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;hier ne peut qu’être pire&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Où&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;demain est le grand voyage&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Que ce demain me soulage&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Que ce demain sauve l’otage&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Qui dans moi a trop longtemps pris place&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Star, dis-moi !</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/15#115427</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;«&amp;nbsp;Johnny, vous qui venez de la rue, que pensez-vous des événements que connaît la France en ce moment ? »&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et Johnny de verser quelques banalités sur la banlieue, la rue, le désespoir…&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Pourquoi doit-on demander aux stars, qui sont souvent détachées de la réalité, loin du peuple, éloignées du réel et du quotidien que le commun des mortels vivent ? Pourquoi ces mêmes stars n’ont-elle pas la présence d’esprit de refuser de donner leur avis. «&amp;nbsp;Je m’excuse mon cher Jacques, je suis un chanteur, je viens ici pour présenter mon nouvel album et non pas pour commenter l’actualité.&amp;nbsp;» &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Attention, je ne dis pas qu’une personne connue ne devrait pas avoir d’opinion. Mais devrait-elle la &lt;I&gt;lâcher&lt;/I&gt; devant tout le monde ? Devrait-on la considérer comme valable ? Johnny est issu de la rue. Oui. Mais la rue d’aujourd’hui est-elle la même qu’il y a trente, quarante ans ? Je ne pense pas. Dans ce sens, son avis, en tant qu’ «&amp;nbsp;&lt;I&gt;issu du même milieu&lt;/I&gt;&amp;nbsp;» ne devrait pas compter. Il est loin Johnny, loin de tout ça (et c’est tant mieux pour lui !). Mais pourquoi diable leur pose-t-on ces questions ? Parce qu’on ne peut pas s’en empêcher ? Parce qu’on veut savoir ce qu’ils pensent ? Parce qu’on veut savoir si, vraiment, &lt;I&gt;ils pensent&lt;/I&gt; ? Je ne sais pas. Il me semble que c’est trop facile, trop commun, trop &lt;I&gt;idiot&lt;/I&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;D’ailleurs, si Johnny en avait quelque chose à foutre de tout ça, aurait-il sorti son dernier album en ce moment ? «&amp;nbsp;Oui, oui, je sais que la république vit des moment tragiques, mais écoutez, c’est bientôt Noël, mes producteurs, aidés par des doctorants en marketing vicieux m’ont conseillé de faire la promo maintenant. Pas plus tard. Maintenant. Et puis, jeunes banlieusards, écoutez mon disque, ça pourrait vous calmer.» Belle conscience. Bel esprit de communauté, de fraternité, d’urgence sociale. Bravo !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et si on demandait à des &lt;I&gt;vraies personnes&lt;/I&gt; leur avis ? Et si on arrêtait &lt;I&gt;de vendre des courants d’air déguisés en coup de vent &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;(J.B)&lt;/I&gt; ?&lt;I&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Demain. Toujours demain</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/09#115069</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Des guirlandes. Des lumières. Des publicités agressives. Début novembre et No&lt;!--StartFragment --&gt;&lt;!--StartFragment --&gt;&lt;!--StartFragment --&gt;&lt;!--StartFragment --&gt;ël pointe déjà son nez. Ça me déprime. On passe notre année à vivre dans le futur. Haloween. No&lt;!--StartFragment --&gt;ël. Jour de l'an. Fête des pères, des mères, Saint-Valentin. Merde ! On ne peut pas prendre notre temps ? Savourer le moment présent ? Des vaches à lait. On est des vaches à lait. Il faut qu'on consomme, qu'on achète. Le PIB. Le chômage. Les taxes. Le bien de la communauté. Foutaises ! Foutaises ! Je veux vivre chaque jour, chaque mois comme il mérite d'être vécu. Je veux qu'on me foutte la paix. Est-ce trop demander ? Foutues lumières. Vous assombrissez mes journées. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Hallucinations - Fin</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/08#114969</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Augustino laissa échapper un long soupir. Il alluma un cigare. Il n’avait jamais été un fumeur. À trente-deux ans, durant un voyage à Cuba, il s’essaya au cigare. Le goût ne lui plut guère au début. «&amp;nbsp;Le cigare, ce n’est pas pour moi&amp;nbsp;», avait-il déclaré. Deux mois après son retour, toujours hanté par les souvenirs agréables de son voyage, par la tristesse joyeuse des Cubains, par ces douces nuits qu’il passa à discuter avec ces étranges intellectuels, désinvoltes et riches en sentiments - des «&amp;nbsp;vraies personnes&amp;nbsp;» qu’il se plaisait à les appeler - il prit plaisir au cigare. Et depuis, il en allumait un à chaque occasion, triste ou heureuse fut-elle. Brigitte les nommait «&amp;nbsp;les cigares de la nostalgie&amp;nbsp;». &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Augustino marmonnait, maintenant, des mots inaudibles. Brigitte s’assit au bout de la table et se versa un verre de vin, avant de lâcher, le regard vide et lointain&amp;nbsp;: &lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Ils étaient charmants, captivants. Je ne pus me lever que quand ils s’envolèrent. &lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Ils étaient comment ?&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;De couleur mauve. Avec des yeux jaunes.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Mon Dieu. Mais que t’arrive-t-il ? De tels oiseaux n’existent pas.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Qu’en sais-tu ? C’est peut-être une espèce rare, inconnue. Ou même une nouvelle espèce.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Je ne sais ce qui se passe dans ta tête. Où &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;est passé ton coté scientifique, logique, cartésien ? Des oiseaux mauves aux yeux jaunes, foutaises !&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;On ne peut tout expliquer, tout cerner, tout comprendre. Ton persiflage n’est autre qu’une preuve de ton arrogance. &lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Bientôt, Brigitte, l’éminente scientifique, la reine des rationnelles, l’athée par excellence, fera un pèlerinage à Compostelle.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Et pourquoi pas ? Je n’ai jamais été athée. J’étais sceptique. Je ne le suis plus.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Augustino n’en croyait pas ses oreilles. Il était au bord de la crise de nerfs. &lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Et moi ? Lâcha-t-il, désespéré.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Et toi quoi ?&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Tes sentiments pour moi ont-ils changé aussi ?&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Quel est le rapport avec toi ? Aimer Dieu ne m’empêchera pas de t’aimer.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Aimer Dieu ! M’enfin Brigitte, tu t’es entendue parler ? Tu parles comme un vulgaire témoin de Jéhovah. Ça n’a pas de sens. Rappelle-toi la maxime que tu avais toi-même inventée «&amp;nbsp;Aimez Dieu et vous haïrez votre prochain !&amp;nbsp;».&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;J’étais dans l’erreur. Aujourd’hui, mardi le 16 Mai, j’ai compris quelque chose que je ne peux définir. &lt;I&gt;J’ai rencontré quelque chose. &lt;/I&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Oui. Des oiseaux mauves aux yeux jaunes qui parlent une langue que tu ne comprends pas, qui te fixaient et qui t’ont convaincu de quelque chose ! Dois-je vous canoniser sainte Brigitte ?&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Évite-moi ton sarcasme. Un jour, peut-être, tu comprendras.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Cette nuit-là, Brigitte dormit à poings fermés pendant douze heures d’affilée, elle qui ne dormait d’habitude que quelques quatre heures par nuit. Augustino fuma une dizaine de cigares Cubains et dormit à peine deux heures. Il essaya toute la nuit de comprendre ce qui était arrivé à Brigitte. Sans fruit. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le lendemain, Brigitte vomit dès son réveil puis s’évanouit. Mr Fritz, médecin qu’elle consultait depuis bientôt vingt ans, s’empressa de lui donner son diagnostic : «&amp;nbsp;Brigitte, ma chère, vous êtes enceinte !&amp;nbsp;» Cela faisait dix ans que les Montreuil essayaient vainement d’avoir un bébé. Ils étaient aux anges ! Brigitte pleura de bonheur. Dieu avait exaucé son vœu le plus cher. «&amp;nbsp;Il existe&amp;nbsp;», pensa-t-elle en cachette. Augustino s’alluma un long cigare. Tout ce qu’il espérait, c’est que leur enfant n’ait ni les yeux jaunes, ni la peau mauve. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Hallucinations - 1ère partie</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/08#114946</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Brigitte rentra tard ce soir-là. Augustino l’attendait de pied ferme. Elle n’avait pas appelé, pas laissé de message. Il l’avait, comme chaque soir, attendue pour dîner. Le savoureux jarret d’agneau qu’il avait joyeusement concocté avec grande expertise et extrême attention avait désormais mauvaise mine. Augustino en prit deux maigres bouchées sans daigner se servir un verre de vin; il s’assit à côté du téléphone, inquiet, perplexe, ne sachant quoi faire. Maintenant que Brigitte était là, il estimait qu’une explication lui était due. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Et dans les plus brefs délais. Brigitte se dirigea vers leur chambre quand Augustino l’interpella sèchement&amp;nbsp;: &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Où&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;vas-tu comme ça ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans la chambre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il est 22h 30. Je t’ai attendue pour dîner. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;J’ai eu un empêchement. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Quel genre d’empêchement ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Brigitte se raidit. Elle ne parlait pas. On aurait dit qu’elle avait perdu la voix. Une musique douce aux paroles envoûtantes remplissait ce silence de mort. «&amp;nbsp;Si tu t’en vas, si tu t’en vas un jour, tout finira, les choses de l’amour ne vivent pas..&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Augustino reprit d’un ton plus insistant&amp;nbsp;: &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Pourrais-tu me dire où tu étais ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Brigitte le fixa d’un regard vide&amp;nbsp;: &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Au parc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Augustino commençait à perdre patience. Il lança vigoureusement&amp;nbsp;: &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Quel parc ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Le parc des célibataires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Le ton montait de plus en plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et que faisais-tu là ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Rien. J’étais assise. Je regardais les gens, les pigeons..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Des pigeons, la nuit ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Des volatiles, en tout cas. Des oiseaux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Quel genre d’oiseau traîne au parc à une heure pareille ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je ne sais pas. Ils étaient là, calmes, immobiles ou presque. Aucun bruit. Ils me fixaient, ils fixaient mes yeux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Là-dessus Augustino lâcha un bruit aussi aigu qu'intelligible. Son impatience atteignait son paroxysme. Il n’était visiblement pas satisfait des réponses de Brigitte. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Mais c’est ridicule ce que tu dis. Depuis quand des oiseaux osent-ils regarder les humains en plein dans les yeux ? &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;C’est absurde, voyons. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu m’as demandé où j’étais, je t’ai répondu. Libre à toi de juger de l’absurdité de la chose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pourquoi n’es-tu pas venue dîner ? Pourquoi ne m’as-tu pas appelé au moins ? Je ne comprends pas…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je ne pouvais pas. Ces bestioles étaient d’un magnétisme….j’étais presque hypnotisée. Elles me fixaient, je restais assise, bouche bée. On aurait dit qu’elles me parlaient.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il ne manquait plus que ça. Des oiseaux qui parlent. Dans un parc. La nuit. Eh bien dis donc, un peu plus et tu voyais la vierge Marie !&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Et ils te parlaient de quoi ma chère ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je n’en sais rien. Je ne parle pas leur langue, lâcha-t-elle froidement. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Kate's loss ?</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/02#114542</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je n'ai jamais été un fan de Kate Moss. Je ne l'ai jamais détestée non plus. Je m'en foutais. Aujourd'hui je m'en fous moins. Avec ce qu'il lui arrive. Avec l'hypocrisie qui règne autour d'elle. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce n'est pas un secret&amp;nbsp;: le monde de la mode est un monde de vice. Drogue, sexe, compétition, champagne. Ce n'est pas un secret. C'est une évidence, une réalité. Malheureusement pour Moss, on l'a filmé en train de se droguer. Et là, wow ! Les gens l'ont pointée du doigt. Des griffes connues ont annulé leur contrat avec elle. Petit à petit, elle se retrouve isolée, bannie. Quelques stars se sont levées et l'ont publiquement appuyée. Deux ou trois que je sache. Ce ne fut pas de grande aide. Pauvre Moss. Jugée par son propre milieu. Tu peux te droguer, mais s'il te plaît, ne te fais pas filmer ! Sois vigilante ! Nous avons une image, une réputation à préserver. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si j'avais été un designer, je l'aurais justement épaulée. Si j'avais été un designer opportuniste, je l'aurais sûrement épaulée. N'aurait-ce pas été le meilleur moment ? L'embaucher et &quot;l'aider&quot; à s'en sortir avec une&amp;nbsp;cure de désintox. Je n'arrive d'ailleurs pas à croire que dans ce milieu de rats opportunistes, personne n'ait pensé à cette solution qui aurait certainement moussé ses ventes. L'image, la putain d'image, les putaines d'apparences, c'est tout ce qui compte.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai presque envie de&amp;nbsp;créer une&amp;nbsp;fondation : Help-Kate-Moss. Je vendrais des t-shirts. Je ferais des défilés / levées de fonds. Je ferais un documentaire, la mettant en valeur, montrant ses faiblesses, dévoilant son âme écorchée, terminant sur une cure de désintox réussie et une nouvelle Kate Moss. N'est-ce pas le genre d'histoires merdiques que l'Amérique aime raconter ? Alors, pourquoi pas cette fois ? Qu'est-il arrivé ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai presque envie de créer une fondation. De faire une pétition. Mais comme le disait le titre de ce film de Valerii, produit par Leone : My name is nobody.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Y'a quelqu'un de connu dans les parages ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dans la suite des choses</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/01#114529</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Un courriel &quot;général&quot;, pour tout le groupe : &quot;Veuillez prendre note que les notes de l'examen&amp;nbsp;sont disponibles à l'url suivante ...Http://...&quot;. À l'adresse en question, la note individuelle de l'examen et du premier travail, ainsi que la moyenne du groupe. Quoi de plus normal ? Oui. Mais, subtilement, madame performance s'incruste. Toujours et encore. Notre performance versus celle des autres. Notre classement. Notre place. Meilleur ou pire. Nécessaire de se placer, de se mesurer. La compétition. La foutue compétition. Et notre société qui est l'extension de cette classe. Suis-je surpris que pendant la grève des étudiants, certains discours pathétiques, individualistes, émis par des personnes inquiètes seulement par leur propre sort, m'aient donné la nausée ? Est-ce si surprenant que le capitalisme verreux prenne de plus en plus de place dans nos sociétés ? Que le &quot;Je&quot; prenne souvent le début d'une phrase, à la télé, au boulot, à l'université, dans les journaux ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Non. Tout à fait normal. Dans la suite des choses.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Merde !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Adieu</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/27#114274</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;J’avais rêvé de terres arides d’où j’aurais fait jaillir des fleurs jamais nées auparavant. J’avais imaginé ces terres désolées que j’aurais embrassées d’un amour frais, qui se seraient métamorphosées, jadis désolées, désormais domaines dont la seule et unique saison est un printemps insolent. Je voyais déjà ces gosses d’un âge précoce courir dans tous les sens, donner à leur vie et à la nôtre un sens, un corps, une histoire. Je rêvais de tout cela, sans jamais soupçonner mon obscur destin d’écrivain raté, tremblant devant cette page blanche qui depuis des décennies hante mes nuits. Je n’ai sauvé personne. Même pas moi-même. Chaque jour, je m’affronte dans un duel sans merci que je n’ai jamais gagné. Qui es-tu, immonde être aux dons inexistants ? Qui es-tu à avoir rêvé des rêves de grandeur dont tu n’as même pas l’étoffe ? Expire, que je vois la taille réelle de ce torse bombé, malheureux témoin d’un orgueil vain que tu portes lourdement dans ton cœur trop gros ! Tu n’iras nulle part, avec tes mots alignés, aux sens dépourvus, hétérogènes voisins qui se demandent chaque heure ce qu’ils font ensemble. Tu n’iras nulle part avec tes stupides histoires, sans début ni fin, rarement linéaires où le lecteur le plus avide, au milieu du chemin se perd. Tu n’iras nulle part avec tes héros exécrables, tes anti-héros attachants et ces multiples personnages féminins sans relief&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;que tu traites avec peu de respect, misogyne refoulé que tu es ! &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Si j’étais ton éditeur, je changerais de vocation. Si j’étais une feuille, je vomirais tes mots. Si j’étais un livre, je me ferais épouvantail pour ne pas devoir porter tes histoires honteuses dont la seule prouesse est souvent une métaphore facile qu’un enfant de deux ans aurait trouvé débile. Laisse tomber ! Fais-toi plongeur d’un bistro paumé, fais-toi danseuse du ventre dans un restaurant d’octogénaires qui se dopent au Viagra ! Chante pour des Japonais au bord de la Seine, une chanson Espagnole écrite par un pâle sosie de Luis Miguel ! Et si ça ne marche pas, tu pourras toujours faire le figurant dans un film érotique réalisé par un Portugais pour une télé Roumaine qu’on diffusera le prochain Noël. Écrire ne te sourit pas, ton anxiété se répand, ta nervosité déborde dans ta petite tête aux idées stériles que mon arrière-neveu aurait facilement pondues pendant la longue et pénible durée qu’il fut alité pour une terrible jaunisse. Abandonne cet art et fais de cet abandon le seul geste noble que tu auras posé au monde de la littérature ! Et si ta plume te chatouille, écris des annonces d’appartements miteux à louer pour décembre au nord du Malawi ! Porte-toi volontaire à tes vieilles et chères voisines pour écrire les lettres moroses qu’elles enverraient à leur fils, soldats célibataires d’une guerre perdue dans un pays sans armée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je n’ai plus de larmes. Je jette ma plume sèche dans l’océan Indien. Je brûle mes feuilles dans la cheminée grise de ma tante cadette morte depuis trente ans. Littérature, je t’ai aimée d’un amour sincère que tu ne m’as jamais retourné. Je t’ai adulée, tu m’as méprisé, ton Dieu élitiste ne m’a jamais fait don de cette main heureuse qui aurait écrit les chef-d’œuvres que j’estime mériter. Je te quitte la gorge serrée. Mais tu ne le sauras même pas car mon insignifiante existence tu auras toujours ignoré. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Toujours ce bon vieux Bandini</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/26#114201</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je me suis bouffé trois Fante de suite. Deux John Fante&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«L’orgie » et «Rêves de Bunker Hill ». Un Dan Fante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;En crachant du haut des buildings&amp;nbsp;». La drôlerie des deux personnages créés par les Fante est indéniable. Hugo Dante possède la même frustration, la même inadaptation à ce monde qu’Arturo Bandini. La façon de le raconter est, par contre, différente. John faisait plus dans la suggestion, à quelques exceptions près. Dan fait dans le style Bukowski. La décadence règne sur son roman. Il est alcoolique, il fait mille et un boulots, se fait virer, traîne dans les cinémas pornos, multiplie les relations de tous genres. Est-ce mauvais ? Non. Pas du tout. C’est différent. Ça dépend du lecteur et de ses goûts. Je préfère le style de John Fante. Direct, drôle, compulsif mais honnête. Aussi honnête dans ses élans d’amour que dans sa haine - parfois inexplicable - des gens autour de lui. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il m’en reste deux à lire de John Fante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La route de Los Angeles&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Le vin de jeunesse&amp;nbsp;». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Bientôt. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dorénavant, j'agis.</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/25#114128</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Mardi matin. Il pleut. Je sors de mon appartement, descend les escaliers. Je le vois de loin jeter quelque chose par terre, dans la rue. Je ne le connais pas. Mais ça ne me dérangerait pas de le connaître. Notre planète crie et pleure tellement fort, chaque jour, que je me sacrifierai. À parler à un énergumène pareil, qui jette des déchets dans la rue. Je prends &lt;EM&gt;la chose&lt;/EM&gt;, une publicité en papier, des feuilles. Des arbres. Une perte. Le désert, les ouragans, le réchauffement de la planète, la pollution, les glaciers qui fondent. Des images attaquent mon cerveau,&amp;nbsp;la réalité&amp;nbsp;alarmante et catastrophique de notre planète, les enfants que je veux avoir et qui méritent une planète digne de ce nom. Je suis hors de moi. Je le suis des yeux. Il rentre au dépanneur. Je réflechis un moment. Est-ce que ça vaut la peine ? Est-ce que ça va changer quoi que ce soit ? Mon côté cynique s'évapore, disparait. C'est mon côté optimiste qui prend le dessus. Oui, ça vaut la peine, il faut agir, se taire n'est plus une option, nous sommes arrivés à la croisée des chemins, il faut agir, agir, cesser de parler dans le vide et de faire des belles phrases. Je le suis au dépanneur. Je rentre. Il parle au caissier et à un autre client. Je m'avance. Ni bonjour, ni bonsoir. Je lui tends &lt;EM&gt;la chose &lt;/EM&gt;et lui demande : &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- C'est à vous ça ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il prend la boule de papier et la jette dans la poubelle en disant : &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- C'est pas bon ça monsieur. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis encore plus énervé qu'avant. Du papier, dans la poubelle. J'en peux plus. Un pays anarchiste. Amenez-moi un pays de fous, que je lui foutte un coup de poing dans la gueule sans risquer la prison. Déportez-nous ensemble dans un&amp;nbsp;de ces&amp;nbsp;pays, qu'on se parle d'homme à homme, que je lui fasse bouffer sa boule de papier. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Du calme, du calme, ce n'est pas une solution. Se calmer, lui parler, essayer de le convaincre. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Du papier, ça se recycle. Et ça se jette pas dans la rue.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Je paye mes taxes, moi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Et alors ? La rue, ce n'est pas une poubelle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Je m'en fous. Je m'en fous.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je lui aurais mordu les deux oreilles, j'aurais attaché ses sourcils à des pinces et l'aurait suspendu sur une falaise. Je ne peux pas. Un pays de droit. Il a le droit. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je ne l'ai pas insulté. Je ne me rappelle plus ce que j'ai dit, ce que j'ai murmuré, avec mes lèvres tremblantes qui n'arrivaient plus à aligner des mots audibles. Je suis sorti. Et je l'ai laissé là. Il habite mon quartier. La prochaine fois, je lui mettrai &lt;EM&gt;sa chose&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;devant sa porte. La prochaine fois...car je sais que prochaine fois, il y aura. Je le sais. Mais, j'ai choisi. Dorénavant, j'agis. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Un peu tard</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/25#114072</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je le sais d'avance : ce que je vais dire va sonner bizarre. Mais je le pense. Et je le pense deux fois plutôt qu'une. Alors j'y vais. Je plonge. Melilla et la grippe aviaire, c'est du pareil au même. Oui oui. Melilla. Les clandestins qui sautent par dessus les barbelés. Les blessés. Le racisme. L'indignation. Eh bien, ça et la grippe aviaire, il n'y a pas grande différence.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ces clandestins, ces pauvres Africains, ces oubliés-de-Dieu comme dirait Cossery existent depuis belle lurette. Ils économisent, se font transporter en Afrique du nord par des mercenaires, les pirates du 21ème siècle, pour tenter leur chance. Et quelle chance ! L'Italie, la France, l'Espagne. Faire les besognes ingrates, dormir à cinquante dans la même chambre. Une seule toilette. Se faire battre des fois. Ça trime. Et ça veut trimer. Parce qu'il n'y a pas d'autres solutions. Parce que &lt;I&gt;là-bas&lt;/I&gt;, c'est quand même mieux, c'est quand même l'Euro. Parce que l'Afrique, c'est la poubelle du monde. Qu'est-ce qui a changé alors ? Pourquoi on parle-t-on plus qu'avant ? Parce qu'ils ont essayé la manière forte. Ils ont attaqué à plusieurs les douanes de Melilla et Ceuta. Les douaniers, pris au dépourvu, mal formés, mal payés, mal...dans leur peau, ont tiré. Quelques mortsQuelques blessés. Des journalistes. L'indignation des occidentaux. Les Marocains ? Des sans-coeurs. Des inhumains. Des racistes. Un instant mesdames et messieurs, un instant. Qui ne veut pas de ces Africains ? Vers où veulent-ils aller ? Vers le Maroc ? Non, ils y sont déjà. Et Melilla appartient aux Espagnols. Et Ceuta aussi. Alors ? Où veulent-ils aller ? Vers l'Europe, l'Eldorado, le continent où habite Abdoulaye, le gars qui revient chaque année avec une belle caisse, des belles espas, des belles fringues. Et vous croyez que les douaniers Marocains en ont quelque chose à cirer ? Je parie qu'eux mêmes voudraient y aller, à cette Europe qui les intrigue. L'Europe, alléchante, Paris, Turin, Madrid, Amsterdam. La liberté, l'argent, l'argent, l'argent. Mais alors, pourquoi le font-ils ? Pourquoi les repoussent-ils ? La pression. Oui messieurs et mesdames, la pression de l'Europe, qui les paye soit dit en passant pour s'&lt;I&gt;occuper &lt;/I&gt;de cette merde. L'occident. Le même qui envoie des journalistes, nous écrire des dossiers choquants, vibrants. Al Hassan est blessé, les Marocains l'ont battu. Il pleure. Il persiste. Il essaiera quand même. Une autre fois. Et une autre, et une autre jusqu'à la &lt;I&gt;libération. &lt;/I&gt;Quel dossier choc ! De quoi indigner quelques bourgeois à la peau claire, du haut de leurs hauts buildings. L'Afrique, mesdames et messieurs est la poubelle du monde depuis trop longtemps pour qu'un simple article de Paris-Match change quoi que ce soit à cette triste réalité. L'Afrique pleure depuis trop longtemps pour que ça se règle si vite. Le pot a pourri. On s'alarme un peu tard. Un peu tard. Comme toujours.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Asie. Grippe aviaire. Des morts. On en parle aux médias. Mais de loin. &lt;I&gt;Vaguement. &lt;/I&gt;C'est loin l'Asie. À quelques exceptions près, c'est pauvre l'Asie. Alors, on laisse aller. Puis, la catastrophe. La calamité. Peur et confusion. L'occident est touché. La grippe aviaire est arrivée en Europe. Mon Dieu, qu'allons-nous faire ? L'industrie pharmaceutique se frotte les mains. L'Europe est consternée : ce qu'on craignait est arrivé. Oui, mais...Allo. Y'a quelqu'un ? Croyiez-vous vraiment que ça allait rester &lt;I&gt;là-bas&lt;/I&gt; ? Pourquoi n'est-on pas allé aider en Asie plus tôt ? Chercher un remède. Essayer. Pourquoi ? On s'alarme un peu tard. Un peu tard. Comme toujours. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'occident, précurseur de ce courant appelé &lt;I&gt;mondialisation &lt;/I&gt;semble, des fois, mal saisir cette notion. Nous vivons dans la même planète. Le problème d'un pays, d'un peuple, d'un continent est le&amp;nbsp;problème de tous. Car tôt ou tard, ce même problème nous rejoindra, nous rattrapera. Jouer à l'autruche n'est plus une option de nos jours. Mobilisation mondiale, entraide entre pays, aide aux démunis de la planète, tels sont les mots d'ordre qui devraient circuler chez les gouvernements de tous les pays du monde, surtout ceux d'entre eux qui peuvent, qui sont capables de... qui DOIVENT. Qui ne doivent plus s'alarmer un peu tard. Un peu tard. Comme toujours.&lt;/P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Sorti des cartons</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/12#113281</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je vous souhaite des hivers brefs, des neiges éphémères&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des printemps qui dureront longtemps&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des couchers de soleil et des arc- en -ciels&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des jours jamais pareils&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des fleuves interminables&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des jardins verts et des fleurs couleur lumière, saveur de terre&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des coeurs à la hauteur &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D’une vie riche de bonheur et vide de malheur&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des femmes à la pelle&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Languissantes, rares, cheveux de feu ou cheveux noirs&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des femmes charnelles, des femmes belles &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et une femme fidèle&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous les&amp;nbsp;souhaite Vietnamiennes, Égyptiennes, Alsaciennes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous&amp;nbsp;souhaite surtout une mère comme la mienne&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des nuits endiablées&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une soif robinet, des swings enchaînés&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et des femmes déchaînées autour&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite des amours velours, des amours nature&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des amours toujours, des amours sans armures &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des amours sans détours &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite l'amour tout court&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous souhaite un Dieu clément &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qui, le jour du jugement&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qui, si jugement il y a&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Te dira&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que tu mens&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je connais ton amant &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais je t'aime tellement que point de châtiment&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me souhaite le courage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D’arriver à ce jour &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Où personne ne partage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Où rien que de la rage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Où je serai le seul sage&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me souhaite un jour &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De trouver ce Dieu &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tellement silencieux &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tellement capricieux&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu’on ne sait &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;S’il est aux cieux &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ou s'il est trop vieux&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me souhaite de croire, de pouvoir, de vouloir&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me souhaite de vouloir pouvoir croire&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me souhaite surtout une plage déserte &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Où vous et moi un soir&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tous les soirs&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Autour d'un feu&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas loin d'un bar&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On sortira caviar et guitares&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et on chantera pénards&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;''Vive la vie, vive l'espoir ''&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Heureux, même dans le noir&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>N'est pas Ernesto qui veut</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/10#113147</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il était deux heures du matin. J'avais plus d'alcool que de sang dans le système. La musique était bonne, les tables du bar pleines. Tout allait bien. Je planais. Une seule chose clochait : la table d'en face. Un touriste, aussi touriste que nous, avec deux autochtones. Et après ? Il a le droit. Oui, oui. C'est pas ça. Elles avaient l'air jeunes. L'une en particulier n'avait pas 14 ans. J'en aurais mis ma main au feu. Douce me souffla : elle est trop jeune. Ça m'a rassuré : je ne planais pas tellement. Le spectacle n'était pas beau. Ça se touchait. Ça fumait. Ça buvait. Elle était trop jeune. Trop jeune pour que je me taise. Douce m'encouragea : tu devrais lui parler. Je savais que&amp;nbsp;ça serait&amp;nbsp;inutile. Mais je ne pouvais&amp;nbsp;me taire. Il fallait que je parle. Il fallait. Je me suis levé. Je me suis approché. Doucement. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Bonsoir. Je peux vous poser une question ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Bien sûr.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Vous venez d'où ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Je vis à Singapour.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'était ma façon de faire doucement. De ne pas forcer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis allé droit au but.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Savez-vous quel âge elle a ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son sourire aimable et &lt;I&gt;touriste&lt;/I&gt;, se transforma en une méchante grimace.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Elle a 27 ans.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Vous y croyez vraiment ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle m'entendut. Elle cria qu'elle avait 27 ans. Elle sortit des papiers. J'en avais rien à foutre de ses papiers. J'avais des yeux, une expérience, je savais. Aucun papier au monde ne m'aurait convaincu du contraire. Il n'y avait qu'à la regarder.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Vous partiez ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Oui.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Il vaut mieux.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Oui, mais il faut savoir ce que vous faites là.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Fuck %*&amp;amp;*?)#)(+.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Monsieur, je suis resté poli, je fais juste appel à votre conscience.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- %(&amp;amp;*?(_)(&amp;amp;_&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je l'avais énervé. Me battre, l'insulter n'aurait servi à rien. Je me sentais bien. Je pouvais partir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'immoralité de ces occidentaux qui, munis d'une poignée de dollars, vont faire dans les pays des autres, ce qu'ils ne peuvent faire chez eux, m'irrite. Ils sont d'autant plus immoraux et vicieux qu'ils savent la portée du geste qu'ils font. À la différence du vrai malade, qui &lt;I&gt;le fait n'importe où &lt;/I&gt;parce qu'il ne peut s'empêcher, ces gens-là, ces bêtes-là, prennent l'avion, vont ailleurs, se cacher, &lt;I&gt;se permettre&lt;/I&gt;, faire leur sale besogne, loin des lois &lt;I&gt;appliquées&lt;/I&gt;. Les chacals !&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je le sais déjà, mon acte était dérisoire, sans intérêt, insuffisant. Mais cette nuit, je dormis comme seul un bébé ayant pleuré toute la journée pouvait dormir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette nuit là, je dormis bien. Très bien....malgré ma lâcheté.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Banalités</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/07#113029</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il pleut. Il pleut mes regrets et mes espoirs. Il pleut une couleur grise envahissante venue d'un ciel lugubre. Il pleut des marées. Je me cache. Sous un parapluie ou sous une veste légère, je scrute les têtes mouillées défiler devant mes yeux. Ils sont pressés et peu souriants. Je suis timide et assez critique, devant ces passants qui ne prennent le temps de vivre. Je marche. Il pleut sans arrêt. Je me faufile entre deux têtes hérissées, par une pluie dont elles se seraient passée. Je suis désolé. Pour eux, pour elles, pour moi. Parce que trop souvent on oublie, qu'après la pluie le beau temps, qu'après le beau temps la pluie, et qu'il pleuve ou pas, on aura toujours de quoi se plaindre. Je ne me cache plus, je me laisse cajoler les cheveux par cette pluie innofensive. Je suis mouillé. Je marche vers mon destin. Vers un avenir incertain. Il pleuvra sûrement d'autres jours, il mouillera encore d'autres nuits. La fatalité du probable. La beauté de l'inconnu. Qui sait ? Peut-être même qu'un jour, je...pleuvrai. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Petite ironie</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/03#112710</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;J'ai acheté &quot;Nègres blancs d'Amérique&quot; dans une librairie anglophone.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Isn't it a little ironic ? Don't you think ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Et si je vous disais</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/10/01#112623</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Et si je vous disais qu'on y était, il y a à peine quelques semaines. Et si je vous disais qu'on aurait pu y passer. Et si je vous disais qu'ils m'énervent. Et si je vous disais que je suis triste. Et si je vous disais que des innocents ne méritent pas de mourir. Peu importe de quels pays ils viennent. Peu importe&amp;nbsp;la couleur de leur peau. Peu importe&amp;nbsp;l'identité des chefs de leurs pays. Et si je vous disais que ça sent mauvais. Depuis trop longtemps.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'y reviendrai. Je ne cèderai point à la connerie de quelques fous qui tuent au nom d'un Dieu qui ne leur a jamais demandé &lt;EM&gt;ça. &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'y reviendrai. Au nom de la liberté. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Coup de gueule</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/28#112452</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il est des jours que je me lève comme ça. Habité par une haine terrible de ce système o&lt;!--StartFragment --&gt;ù je vis. La compétition, le désir de s'accomplir, l'ambition. Que de mots que je vomirai volontiers sur un tapis de velours. J'emmerde royalement la compétition. D'ailleurs, il faut préciser. Ça ne s'appelle pas comme ça. C'est la FAROUCHE compétition, le PATHÉTIQUE désir de s'accomplir, l'ambition PUANTE. Tout le monde a les dents longues et aiguisées. On te mangerait crû si ce n'était politiquement incorrect. Et je dois vivre ça moi ? Oui, monsieur. Non seulement tu devrais vivre &lt;EM&gt;ça&lt;/EM&gt;, mais en plus, tu devrais jouer le jeu, faire semblant chaque jour. Voire encourager ces comportements. Réussir. Réussir&amp;nbsp;quoi au juste ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;Il est des jours que je ne suis plus capable. Je me lève et j'ai la nausée. Le capitalisme haineux, les &quot;corporations&quot;, l'impérialisme, la loi du plus fort et du plus rusé. La vie me paraît alors ridicule, sans intérêt, la vie me paraît rude, très rude. Et je traîne les pieds. Et je me rends compte que je ne suis pas fait pour ça. Non. Pourquoi dois-je accepter ? Pourquoi sourire quand on n'a pas envie ? Pourquoi ? Pourquoi ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'aurais voulu être stupide. Plus stupide que je ne le suis déjà. J'aurais vécu heureux. Aucun doute là-dessus. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En attendant, ça continue. La mascarade continue. Et j'en suis prisonnier. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Maudite révolution. Je suis incapable de te commencer. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Damien</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/23#112084</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Quand j'ai vu le boîtier, j'ai sauté dessus. Quatre DVDs dans un beau boîtier, c'était comme une dizaine de belles années de ma jeunesse dans un même comptoir. &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt;, le nom a soufflé dans mes oreilles. L'enfant du diable. Mon adolescence. Ma jeunesse. Notre vieux magnéto JVC. La petite télé. Ces étés au bord de la mer, le soleil tapant, aucune crème protectrice, c'étaient les années de l'innocence, les années &lt;I&gt;De Do Do Do, De Da Da Da &lt;/I&gt;(Police), les années &lt;I&gt;you're my heart, you're my soul &lt;/I&gt;(Modern Talking). C'étaient les années de tous les jours la même chose, mais jamais de routine. La mer sentait bon, la mer était accueillante et pas snob pour deux sous. Je traînais mon insouciance au bord des vagues, heureux d'être seul parmi mes cousins. Seul et heureux de l'être. &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt; était un de mes héros. &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt; pouvait faire des choses avec ses yeux. &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt; pouvait être méchant. &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt; était maître de sa destinée. Je n'étais rien de tout cela. Petit, peau bronzée, cheveux raides, maigre et gauche, &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt; me fascinait. Il était ce méchant, froid et calculateur que je ne pouvais être. Je regardai le film plusieurs fois. Avec mon cœur, jamais avec mon cerveau.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai revu les trois premiers &lt;I&gt;chapitres&lt;/I&gt; de la série. En deux jours. Toujours avec mon coeur. Bien sûr, ma mémoire s'était inventée des parties inexistantes. Bien sûr, ce n'est point un chef-d'oeuvre. Mais qu'importe, un film marquant en est un. À jamais, peu importe notre âge. &lt;I&gt;Damien&lt;/I&gt; restera toujours tout un personnage pour moi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai revu les trois premiers &lt;I&gt;chapitres. &lt;/I&gt;Je ne reverrai jamais ma jeunesse. Je n'aurai jamais cette belle insouciance de jeune pubère errant de vague en vague, buvant de l'eau salée par gorgées, implorant le ciel de rallonger ces belles journées d'été. Je ne retrouverai jamais ces instants magiques. Mais, je les aurai vécus. Mais,&amp;nbsp;ils m'auront rempli. De tendresse, de joie, de tristesse.&amp;nbsp;Ils m'auront poli.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;Damien, tu ne mourras jamais. &lt;/P&gt;&lt;/I&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je me souviendrai</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/21#111937</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Au bout de la nuit&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'hôte galant&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aux ailes majestueuses &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À la peau soyeuse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous prend dans ses bras&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous engloutit dans sa panse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour nous mener vers d'autres cieux&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au bout de la nuit &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un chevalier ailé&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais point zélé&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aimable et déterminé&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À nous emmener loin d'ici&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ou d'ailleurs&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À nous guider&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vers d'inconnus pays&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bonjour la renaissance&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Adieu l'innocence&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car à l'horizon nous attend&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une fraîche vie sans passé&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tu es l'étrangère&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tu es le mystère&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tu es ce secret&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jamais divulgué&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tu es ce mythe &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Que dans toutes les fables&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On cite&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au bout de la nuit&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un pays&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qui bras ouverts&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;T'acceuillit&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dorénavant tu refuses&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le chevalier ailé et ses ruses&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Terre trouvée&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pays adopté&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et le bohème de vocation&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jadis errant et sans passion&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Est dès à présent&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et à jamais&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sédentaire et membre d'une nation&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il jette l'ancre dans cet océan&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'il espère sans fond &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et chante haut cette charmante mélodie :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis ton frère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et je t'appartiens&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tu es mon destin&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et mon soutien&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au bout de la nuit&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le jour&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au bout du jour&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une vie&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au bout de la vie &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une histoire&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dont je me rappelerai&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dont je me rappelerai&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Quand Brel et Orwell sont presque d'accord</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/16#111658</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;L'un chantait : &quot;Les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête..&quot;. L'autre écrivit un roman-fable &quot;La ferme des animaux&quot; où&lt;STRONG&gt; &lt;/STRONG&gt;des cochons s'approprient la révolution des animaux et la retournent à leur propre profit. Les cochons parviennent à marcher sur deux pattes, à la fin du roman, jouent aux cartes avec des êtres humains (des bourgeois d'ailleurs) et leur ressemblent physiquement. La fable est heureuse. La chanson mythique. L'écrivain a marqué des milliers de lecteurs. Le chanteur (et Dieu sait que ce mot est assez réducteur pour Brel, car il est surtout un Artiste au sens large du terme) révolutionna le monde de la chanson, et écrivit des pages d'or dans l'histoire de l'art. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Se connaissent-ils ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sur un nuage blanc, deux bières à la main, ils doivent voir les cochons que nous sommes perpétuer le cauchemar d'une chance ratée. Celle de notre vie. Celle de notre monde. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avé !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ils sont fous</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/09#111128</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;2004. Tsunamie. Énormes pertes humaines et matérielles. Un désastre. Quelques islamistes, trop heureux de trouver un tel filon à leurs bondieuseries, nous (leur) font la morale : c'est le résultat de votre décadence, du tourisme sexuel, des milles et une beuveries que connaissent les destinations soleil asiatiques touchées par le tsunami. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;2005. Katrina. Des mort(e)s, des disparu(e)s. Des larmes. Une catastrophe. Un rabbin s'exalte : c'est parce que l'administration Bush a cautionné le retrait Israelien de Gaza. Dieu s'est vengé. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ils sont fous. Ils me donnent la nausée. Ils disent n'importe quoi. Hello !! La science, vous connaissez ? Le réchauffement de la planète, la pollution ? Hello !! Quelqu'un pourrait leur expliquer ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis vert de colère. Même pas rouge, imaginez-vous !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'impro</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/08#111124</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Minuit. Un taxi. Mi media naranja, Y. et moi. nous cherchons un &lt;EM&gt;refuge nocturne&lt;/EM&gt;. Tout à coup, une musique espagnole, gitane. Nous nous arrêtons ? Oui. On prend place. Le groupe arrête de chanter. Une pause&amp;nbsp;? Non. Ils rangent leurs instruments. Qu'importe, prenons quelques verres quand même. Un gars prend le micro. Un peu dodu. Les cheveux noirs. Type méditéranéen. Ça sent l'Europe. Il parle en anglais. Il est Espagnol ou Italien. On l'appelle. Enzo. Il répond en italien. Je suis fixé. Il commence à chanter. Ça improvise. Ça chante un peu faux. Mais avec un certain talent. Ça sent le métier. Le métier, marié à l'alcool. Tout le monde chante. Un autre Italien se lève et danse. Il a les pieds nus. Patrick qu'il se fait appeler. Il est saoûl. Il a de beaux yeux. Comme seuls des yeux de saoûl peuvent l'être. Ça applaudit. On entend &quot;Québec&quot;. Qui est le coupable ? On sait pas. Peut-être le type au coin qui parle français. Je vais aux toilettes. Type-au-coin arrive. Je lui pose franchement la question. &quot;Je viens du Sud de la France.&quot; Un grand sourire. Comme seul le visage d'un saoûl peut offrir. &quot;Enchanté.&quot; Je reprends ma place. Ça chante et danse un bon bout. Et vas-y que je te souris, vas-y que je te cause, vas-y que Patrick continue sa danse-des-pieds-nus, vas-y que ça sue. Mais juste ce qu'il faut. Jamais trop. Jamais au delà des limites. À mi-chemin.&amp;nbsp;Juste ce qu'il faut. Jamais ce qu'il ne faut pas. Charmante soirée. Mille fois mieux que toutes les soirées télécommandées qu'on puisse vivre. La fraternité déborde. L'amitié alcoolisée. La sympathie des nocturnes. Je me sens chez moi. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le hasard fait bien les choses...des fois !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'impasse</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/08#111123</link> 

						<description> 
 
Les prochaines éléctions provinciales vont être un vrai cauchemar. Je le sais. Je le sens. Je ne suis pas un souverainiste. Alors, on oublie le PQ. Je ne suis pas de droite, loin de là. L'ADQ, deux croix. Les libéraux, trois croix ou plus, après toutes les maladresses qu'ils ont collectionnées. Et après ? Plus rien. Ne pas voter alors ? Je suis contre. Je veux exercer mon droit de vote, choisir, donner mon opinion. Reste le carton blanc. Maudite couleur blanche. Je la déteste. C'est celle du neutre. Du &quot;je renonce&quot;. Du &quot;je ne veux pas mais je veux&quot;. 
Un vrai casse-tête ! 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Tokyo</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/09/07#111071</link> 

						<description> 
 L'aéroport. L'internet gratuit. La froideur des Japonais. La consommation débordante des voyageurs. Les prix affichés en Yen. La cacophonie ambiante.
Cinq heures d'escale. J'aurais voulu sortir. Voir. Me promener. Mais cinq heures ce n'est pas  assez. Tokyo, ton aéroport aura suffi pour m'intriguer. Je te regrette déjà. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je ne veux pas...</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/27#110692</link> 

						<description> 
 ...revenir...le paradis est ou ici ou nulle part !! 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dans trois nuits</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/15#109713</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Un autre continent, d'autres langues, des physiques différents. Dans trois nuits, s'assurer que le monde existe, que ce que je vois à la télé n'est pas un rêve, que les autres sont. Dans trois nuits, des avions, un décalage horaire, des douanes, des questions chiantes, des réponses téléguidées. La fatigue, l'excitation des décolages, le coeur serré des atterrissages, la lumière aveuglante du monde de dehors. Dans trois nuits, aller vois ailleurs si j'y suis, m'émerveiller devant d'autres cieux, d'autres plages, d'autres soleils. Dans trois nuits, acheter des choses futiles, négocier, sourire ou pas, boire des bières différentes, manger du poisson venu d'autres océans, parler, parler , se taire, prendre des photos à n'en plus finir. Je voudrais me réveiller et être déjà là-bas. Et que ça dure une éternité.  &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Quand on n'est pas précautionneux</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/13#109619</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;J'avais écrit un long texte sur Michaëlle et les souverainistes. Long, détaillé. Je ne l'ai pas sauvé.&amp;nbsp;Vous me voyez venir. Je le soumets sur mon blogue, aucune réaction. Je reclique. Page principale du blogue. Non ! Je reviens sur la page d'avant pour récupérer mon texte. Négatif. C'est perdu. Le réécrire ? Jamais. La répétition, c'est pas mon fort. Texte perdu alors. Le monde vivra quand même. Mais qu'est-ce que je suis en tab...!!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Seraient-ce les maudites allergies qui me rendraient stupide ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut bien que je trouve un prétexte..:)&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>J'ai la haine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/12#109563</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;J'adore l'été. J'adore le printemps.&amp;nbsp;J'adore le beau temps. Je passe l'hiver à me morfondre, à me goinfrer. Quand le printemps pointe son nez, je suis aux anges. Mais. Cependant. Malheureusement. Voilà maintenant quatre ans que je souffre d'allergies. J'ai les yeux qui piquent, le nez qui coule. J'éternue vingt fois, trente fois par jour. Je souffre. Et je ne suis pas le seul. Je souffre tellement qu'il m'arrive de penser à une conspiration. Je m'imagine les compagnies pharmaceutiques qui, par le biais de gros camions noirs et sales, émanent des produits &quot;allergisants&quot; dans les rues du Québec. Deux semaines plus tard, leurs ventes connaissent un bond énorme, et nous, pauvres allergiques, nous souffrons, donc nous achetons, nous achetons, donc ils s'enrichissent, ils s'enrichissent donc ils &quot;grossissent&quot;, ils &quot;grossissent&quot; donc nous rapetissons, et nous devenons des molécules triviales d'un monde de dinosaures. De la paranoïa ? Oui, bien sûr. Mais voulue, cherchée. Une paranoïa apaisante qui me réconcilie avec les éléments de la nature. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Allergies vous me les brisez men...Compagnies vous me faites carrément chier !!&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Bob</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/08#109290</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Robert a un peu plus que quarante ans. Robert est un grand gaillard. Quelque tatouages. Une couette longue et fine au bout de la nuque. Robert travaille pour le CAA. Un gars sympathique, simple et serviable. Robert revient d'une dépression de dix mois. Comment ça, Robert ? Ma femme en avait eu deux de suite. C'était un peu mon tour. Et que faisait Robert dans la vie avant de travailler pour le CAA ? Robert était mécanicien. Pourquoi as-tu changé de job, Robert ? La technologie va vite et le gouvernement n'aide pas. Les outils de mécanique ne sont pas déductibles d'impôts et j'en ai pour 35 000$ qui dorment chez moi. Les cours - pour suivre la maudite technologie - ne sont pas, non plus, déductibles d'impôts. On pourrait s'en servir à des fins personnelles, qu'ils disent. Comme si le comptable, lui, qui déduit son crayon de ses impôts, ne pourrait pas s'en servir pour recopier une recette de cuisine ou faire ses mots croisés. Un mécanicien et un comptable c'est pas pareil. Voilà ce que semble dire le gouvernement. Une autre injustice à &lt;I&gt;comptabiliser. &lt;/I&gt;Okay Robert, je vois. Et cette dépression ? Tu peux peut-être nous en dire un peu plus. Oui. Je livrais des journaux. Les clients m'agressaient. T'agressaient ? Oui, ils chialaient tout le temps. J'ai pas reçu le journal. J'ai pas reçu le journal à la bonne heure....J'en pouvais plus. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un grand gaillard ce Robert, avec tatouages, couette et tout le tralala. Mais un coeur fragile. Une âme sensible. Une gentillesse grande comme l'Amazone. Une émotivité qui sauterait aux yeux d'un aveugle. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Recopions mille fois sur le tableau : Il ne faut pas se fier aux apparences, il ne pas se fier aux apparences, ...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La politique du gouvernement envers les mécaniciens (entre autres) est injuste, La politique du gouvernement envers les mécaniciens (entre autres) est injuste, La politique.......&lt;/P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Plus que 80 pages</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/06#109080</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;..pour finir &quot;Les racines du ciel&quot;. Quel personnage ce Morel ! Waitari, l'Africain occidentalisé,&amp;nbsp;est un personnage intéressant. Globalement, ce roman est différent des autres de Romain Gary. L'écriture est différente, le sujet plus universel et moins intime que d'habitude. Un bon roman. Mais pas le meilleur de Gary. &quot;La promesse de l'aube&quot; et &quot;La vie devant soi&quot; restent, à mon avis, dans un rang à part. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À moins que les 80 pages qui restent&amp;nbsp;me fassent changer d'avis...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Prochains livres ? Peut-être &quot;L'histoire de Pi&quot;, &quot;La ferme des animaux&quot;&amp;nbsp;et &quot;Nègres blancs d'Amérique&quot;. J'aime me &quot;disperser&quot;. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Au même moment ou presque</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/05#109017</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Michaëlle Jean se fait nommer gouverneure générale, Zinédine Zidane annonce son retour à l'équipe de France, j'accepte un nouveau poste, Figo part à l'inter de Milan, coup d'état en Mauritanie, Adidas achète Reebok, Forsberg choisit Philadelphie.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je pense aux vacances, je rêve des vacances, je prends déjà des photos, je nous imagine déjà au bord de &quot;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;, lisant &quot;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;, buvant de la sangria, chantant des poèmes silencieux..&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au même moment. La grandeur de l'univers. La futilité des petites choses. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Odeur</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/05#109012</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La mémoire me surprend des fois. La mienne surtout. 10h du matin, place des arts. Pas un chat dans la rue. On dirait que c'est férié. On dirait que c'est dimanche. Je longe le bassin d'eau. Une eau fraîche, javélisée. L'odeur monte le long de mes narines. Hmm. Je suis en 2001. Été 2001. Dans un club Med. Oui, oui, j'avoue, je me confesse, je suis allé à un club Med. J'avais mes raisons. Alors 2001. Les amis. La jeunesse. Le marathon de cuites. Une cuite de plus. Il est tôt le matin. Tanios et moi, nous jettons à l'eau. Hmm. Même odeur. Quelques années, quelques kilomètres, quelques continents plus loin.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Merci mémoire. Merci Tanios. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ça ne se fait plus</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/02#108740</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;La liste n’est bien entendu pas exhaustive :&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Full metal jacket , A Clockwork Orange, The godfather, The godfather 2, Once Upon a Time in the West, Pulp fiction, Reservoir dogs, True romance, Apocalypse now, One Flew Over the Cuckoo's Nest, Goodfellas , Taxi driver, Raging bull, Fight club, Matrix, On the waterfront, Breaking the waves, Dogville, Hable con ella, The shining, Todo sobre mi madre, Amadeus, Brazil, &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Serpico, Blue velvet, Awakenings, Le confessionnal &amp;nbsp;+ tous les films de Bruce Lee. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La mer et le rocher</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/08/02#108727</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;La mer chuchota au rocher : «&amp;nbsp;Qui es-tu pour me juger ?&amp;nbsp;». Le rocher répondit «&amp;nbsp;Je suis celui qui reçoit chaque jour tes attaques, tes vagues ne sont point pour moi des caresses. Tu n’es pour moi d’aucun repos. Te juger est mon seul caprice. Je me donne ce droit.&amp;nbsp;»&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mes vagues perdent de leur superbe au contact de ta robustesse. Je voudrais ne pas te toucher, je voudrais que mes vagues soient éternelles, infinies; tu les brises et brises du même coup mon élan, mon seul et unique rêve, mon espoir, ma vie. Si en plus, tu dois me juger…&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Chaque jour, je perds un peu de mon propre être. Un petit caillou par ci, un morceau par là. Déjà que je dois subir les litanies de ces maudits escargots. Laisse-moi te dire que te juger est mon seul refuge, ma seule échappée vers un monde moins monotone. Tu es la mer, mère de la terre. Je suis un pauvre rocher condamné à l’immobilité éternelle. N’ai-je pas le droit de t’envier, te détester ? N’est-ce pas la fatalité de la vie ? De ma vie ? » «&amp;nbsp;Et qu’ai-je donc fait qui mérite tes jugements sévères ?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp; Je te vois aller et venir, je te vois…frivole, inconstante, tantôt calme et charmante, tantôt furieuse et sans scrupules. Je te vois. La charmante crapule, la crapuleuse déesse. Tu es ce que cette terre a de plus cruel et de plus beau à la fois. Je t’envie pour ta splendeur et te hais pour tes caprices infinis. Lunatique tu es, lunatique tu resteras !&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Lunatique. Je ne le suis point. J’ai un rôle à jouer dans ce monde. Toute chose a une raison. Et je suis la raison de plusieurs choses. Quand je me déchaîne, c’est parce que je dors et que je ne peux me contenir en plein sommeil.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Évidemment. Chassez le naturel, il revient au galop&amp;nbsp;.» «&amp;nbsp;Il n’y a pas plus naturel que mes vagues calmes et accueillantes. Il n’y a pas plus beau que ma beauté interne. Si tu savais, rocher, si tu avais voyagé, vu, aimé, tu ne serais point si aigri.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Et vaniteuse en plus ! Ah, mer, mère de mes souffrances et de leurs poèmes,&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;mère de mes douleurs et de leurs plaisirs, en toi, je vois la preuve d’un monde pervers.&amp;nbsp;» &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;La mer prit son élan, le vent siffla fort, les vagues se déchaînèrent, la terre entière fut engloutie en peu de temps. Le rocher n’était plus. Le rocher ne se plaint plus. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Fragments de vie</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/30#108556</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dix-huit ans. Presque minuit. J’atterris dans ce cher pays. Je ne parle pas la langue. Ils ne parlent que leur langue. J’ai beau essayer. English ? Nâh. Français ? Nâh-Nâh. Ça s’arrête là. Plus de lapins dans mon chapeau. Je baisse les bras. Je suis fatigué. Deux jours de voiture, c’est pas rien.&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Je me promène d’hôtel en hôtel. Combien ? Je présente un bout de papier. Ils gribouillent des chiffres. Trop pour moi. Deux hôtels, trois hôtels. Cinquième hôtel. &lt;I&gt;Il&lt;/I&gt; gribouille un bon chiffre, j’imagine déjà la douche, le lit, les rêves, le repos du guerrier. Les clés s'il vous plaît. Je dors mal, excitation, angoisse, peur de l’inconnu, inconfort. Je me réveille tôt. Il fait chaud. Je sors. J’ai peur de me perdre. Je fais une ligne directe et je m’arrête. Je rebrousse chemin. Il fait plus chaud, quand on a peur de se perdre. Il fait plus chaud, quand on ne parle pas la langue. Ça fait des heures que je n’ai pas prononcé un seul mot. Je chante. Tout bas. Retour à l’hôtel. Le propriétaire regarde la télévision avec une autre personne. Un taureau ensanglanté. Un &lt;I&gt;prédateur &lt;/I&gt;fier. Fier du sang qui coule, fier de ses habits dorés, de ses cheveux plaqués. Fier d’être un &lt;I&gt;prédateur &lt;/I&gt;adulé. Je ne comprends pas plus la langue qu’hier. Mais je sens, je sais ce que le propriétaire dit. Il est contre. Il dit que c’est honteux, que ça ne devrait pas exister. J’ai envie de le prendre dans mes bras, j’ai envie de lui dire que c’est un grand homme. Je n’en fais rien, il ne comprendrait pas. On ne parle pas la même langue. Je remonte dans ma chambre. Même pas de livres à lire. Je me tourne les pouces, regarde le plafond. L’ennui est universel, il se fout des frontières, peu importe où vous êtes, il vous aura. Je redescends, je compose le numéro que F. m’avait donné. Je laisse un message. Elle arrive quelques heures plus tard. Premier visage familier. Je suis aux anges. Je sors de l’hôtel. C’est la première fois, depuis mon arrivée, que je dépasse le &lt;I&gt;&amp;nbsp;périmètre de sécurité&lt;/I&gt;. Nous marchons, rions, dansons. La ville change. D’autres rues, d’autres gens, d’autres regards. Je suis content. Naïvement content. Je m’inscris à &lt;I&gt;l’école. &lt;/I&gt;C’est décidé, je reste. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Si tu savais…si tu savais…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je suis un pigeon</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/28#108410</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Ils se dandinaient par terre en scrutant la clôture bleue surgie de nulle part. Pendant dix mois de l’année, ce fut leur territoire, leur refuge, leur royaume. Voilà qu’aujourd’hui ils n’ont plus accès à ce même royaume. Que s’est-il passé ? Les pigeons n’y pigeaient que dalle. S’ils parlaient la langue des «&amp;nbsp;&lt;I&gt;créatures-debout&lt;/I&gt;&amp;nbsp;», ils auraient compris. C’est le festival de…, l’homme (et la femme) s’est approprié la place pour un bout de l’été. De quel droit ? Du droit de leur intelligence (sic), leur force, leur facilité à tout s’approprier sans demander l’avis des autres. Les pigeons sont les éléphants, les lions, les zèbres de jadis. Les pigeons sont les Amérindiens, les aborigènes, les berbères, d’il y a quelques siècles. Les pigeons sont les Irakiens, les Afghans, les Palestiniens, les Tibétains d’aujourd’hui. À une différence près&amp;nbsp;: les pigeons-pigeons, à la fin de l’été, reprendront leur royaume; quant aux &lt;I&gt;autres pigeons&lt;/I&gt;…&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;À qui le tour ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Au suivant, au suivant….&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Sept livres à emporter sur une île déserte</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/26#108273</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;. &lt;EM&gt;La conjuration des imbéciles&lt;/EM&gt; de John Kennedy Toole.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. &lt;EM&gt;La promesse de l'aube&lt;/EM&gt; et &lt;EM&gt;La vie&lt;/EM&gt; &lt;EM&gt;devant soi &lt;/EM&gt;de Romain Gary.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. &lt;EM&gt;Mendiants et orgueilleux&lt;/EM&gt; d'Albert Cossery.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. &lt;EM&gt;Manuscrit trouvé à Saragosse&lt;/EM&gt; de Jean Potocki.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. &lt;EM&gt;Demande à la poussière&lt;/EM&gt; de John Fante.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. &lt;EM&gt;Cent ans de solitude&lt;/EM&gt; de Gabriel Garcia Marquez.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Maldito dolor de cabeza</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/26#108257</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Un mal de tête horrible. Chiant, hypnotisant, irritant. Je souffre. Depuis hier. Alors je me pose des questions. Est-ce à cause de la chaleur ? De la pollution ? De l’humidité ? De l’entrevue téléphonique que je devais passer ce matin ? Est-ce que parce je n’arrête pas de réfléchir ? Est-ce à cause de Londres, la bande de Gaza, Bagdad, Madrid, Casablanca, Kaboul…? Est-ce à cause du dentiste que j’ai vu deux fois en une semaine ? Est-ce à cause de tout ça à la fois ? Aucune idée. Certaines réponses sont plus plausibles que d’autres. Je suis le résultat de tout ce qui m’entoure, de ce que je mange, je bois, je lis, j’écoute. Comment &lt;I&gt;pointer&lt;/I&gt; sur le catalyseur d’une maudite migraine ? Il va falloir la subir. Comme on subit notre naissance, nos défaites, notre mort, nos peurs. Comme on subit la pluie et le beau temps. Comme on subit la convergence des médias, l’attrait des publicités, l’insignifiance d’un mode de vie que rares d’entre nous ont choisi. Une migraine et tout bascule. Une migraine et milles questions s’imposent. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et cette phrase&amp;nbsp;: &lt;I&gt;Je vais me taper la tête contre le mur que même le mur aura mal. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Renaud, si ma tête éclate, ce sera à cause de toi…&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Chronique d'une mort non annoncée</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/21#107937</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il a rendu l’âme. Deux ans d'honnêtes services. Une conduite impeccable, irréprochable. Je l’aimais. Il me respectait. Nous nous fréquentions chaque printemps. Nous nous séparions en début d’automne. Il était fidèle et peu capricieux. Nous sommes passés par toutes les émotions possibles, avons subi les pires pluies et profité des plus beaux soleils. Il était enthousiaste et plein de bonne volonté. Ce jour-ci, le jour fatidique, je l’attachai à un parcomètre. À mon retour, quelques heures plus tard, il était par terre, roues détruites, fils coupés, la gueule entre les jambes, le guidon entre les roues. Je l’ai soulevé la mort dans l’âme et je l’ai traîné, de ce pas, chez le premier &lt;I&gt;médecin&lt;/I&gt; disponible. Verdict&amp;nbsp;: irrécupérable. Bien sûr, l’être ingrat que je suis, le consommateur invétéré&amp;nbsp;que je suis devenu, s’empressa de lui trouver un remplaçant. Bien sûr, je le laissai dehors, face à son sort, incapable de réagir à ce destin tragique que lui réserva &lt;I&gt;la ville de Montréal&lt;/I&gt;. Car il faut le dire,&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;n’eût-ce été de la ville de Montréal et de son célébrissime festival de jazz, il serait encore là, pétillant de santé, joyeux et prêt pour de nouvelles aventures. Mais, &lt;I&gt;ils &lt;/I&gt;devaient faire ce qu’ils devaient faire. Mais on devait &lt;I&gt;se séparer&lt;/I&gt;. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;J’ai pensé à l’enterrer. Mais quel temple voudra de lui ? Il n’était ni juif, ni chrétien, ni musulman, ni bouddhiste. Je ne sais même pas s’il était croyant. Je sais qu’il croyait en moi, et moi en lui. Je ne l’enterrerai pas. Il restera là. Image vivante de nos conneries, illustration morte de nos amitiés. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Paix à ta carcasse vélo. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Surprise. Honte.</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/19#107804</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ils sont nés là-bas ! Les citoyens sont sidérés, choqués. Comment est-ce possible ?...&lt;/P&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;Je comprends la surprise. L'indignation. Je comprends la douleur. Mais, laissez-moi vous dire : les conneries se succèdent et se ressemblent. Ce que cette &lt;EM&gt;surprise&lt;/EM&gt; laisse entendre, c'est que devenir citoyen d'un pays et naître dans ce pays, ce sont deux choses différentes. Ainsi, si les kamikazes étaient Britanniques depuis 25 ans sans pour autant être nés dans le sol Britannique, la surprise aurait été moindre. Si surprise il y aurait eu. Ainsi, on laisserait insinuer qu'entre &lt;EM&gt;nés à&lt;/EM&gt; et &lt;EM&gt;non nés à&lt;/EM&gt;, il y aurait une différence. La différence est peut-être (même si je suis violemment contre) possible, mais n'est-ce pas du devoir du pays accueillant de l'amoindrir, de l'amincir, de la &lt;EM&gt;pulvériser&lt;/EM&gt; ? N'est-ce pas le but que de faire d'un citoyen immigrant un citoyen à part entière ? Alors, pourquoi se surprendre ?&amp;nbsp;Pourquoi chercher des nuances, là où il n'y en n'a pas ? Des kamikazes, c'est con, c'est stupide, c'est inhumain. Point final. Que des natifs ou des non natifs aient perpétré les attentats ne change en rien la gravité du problème. Le résultat est le même. Des vies perdues. Des réponses erronées à&amp;nbsp;un système éternellement agresseur; qui, soit dit en passant,&amp;nbsp;continue d'agresser. Des fous qui se servent de l'injustice pour en créer d'autres. Une régression linéaire. Une chute libre. Un monde chaotique.&lt;/SPAN&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Québec city</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/19#107803</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’ai souvent dit que &lt;I&gt;Montréal c’est l’Europe en Amérique&lt;/I&gt;. Il y a &lt;I&gt;mieux &lt;/I&gt;que ça. Il y a Québec. Avec ses rues piétonnières, ses mille et une librairies, son architecture sobre, Québec l’emporte haut la main dans la catégorie&amp;nbsp;«&amp;nbsp;ville plus Européenne de l’Amérique&amp;nbsp;». Du moins, elle l’emporte face à Montréal. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Nous avons marché pendant toute la fin de semaine. C’est petit, Québec. C’est paisible, Québec. Je n’ai pas aperçu un seul policier pendant tout le séjour. Je n’ai pas vu beaucoup d’immigrants non plus. C. et C. nous avaient prévenu «&amp;nbsp;&lt;I&gt;c’est très bas blancs&lt;/I&gt;&amp;nbsp;»&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;C’est plus que vrai. Mais on s’en fout. Libres sont les êtres humains d’aller où ils veulent. Nous avons bien mangé, bien bu, bien &lt;I&gt;visité&lt;/I&gt;. Des touristes, il y en avait une horde. Dimanche, je n’en pouvais plus des magasins-à-touristes. Je vous attends dehors. Les gens rentraient et sortaient, se prenaient en photos, achetaient des souvenirs. Vous ne le saviez pas ? Maintenant, on peut &lt;I&gt;acheter&lt;/I&gt; des souvenirs. Vingt et unième siècle. Qu’est-ce qui ne s’achète pas ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je rentre dans une librairie. Il n’y a pas un chat. Le libraire ou, du moins, le propriétaire est assis paisiblement sur sa chaise. «&amp;nbsp;Bonjour. » «&amp;nbsp;Bonjour. » «&amp;nbsp;Des romans de littérature étrangère ? » Il hésite trente secondes. «&amp;nbsp;Je n’en ai pas. Je n’ai que des romans Québécois.&amp;nbsp;» Je suis surpris. Mais, pourquoi pas après tout ? «&amp;nbsp;Ah. D’accord&amp;nbsp;» En me retournant, j’aperçois un livre de Zola. «&amp;nbsp;Mais monsieur, Zola, c’est pas vraiment Québécois, vous conviendrez.&amp;nbsp;» Il est surpris. D’une autre façon. Il balbutie «&amp;nbsp;Oui, mais c’est une pièce de théâtre. J’ai des pièces de théâtres d’auteurs étrangers, mais pas des romans.&amp;nbsp;» Il est visiblement contrarié. «&amp;nbsp;Ah, bon ? Germinal, une pièce de théâtre ….je ne pense pas.&amp;nbsp;Mais, de toutes les manières…peu importe, bonne journée.&amp;nbsp;» Je l’entends ruminer des choses, je suis déjà dehors. Je l’ai bien dit. C’est le propriétaire, pas le libraire. Tant pis. Allons voir ailleurs. Nous marchons, marchons. Deux ou trois photos. C. et C. sont sympathiques. Serviables. Imaginez-vous&amp;nbsp;: vous taper toutes les places touristiques de votre ville pour les beaux yeux de vos invités. Quoi de plus pénible ? Aurai-je été capable ? Peut-être, peut-être pas. Nous marchons, marchons. Il est l’heure de rentrer. On fait un mini-marché. Barbecue est le mot clé. Il faut faire vite, le spectacle de musique est à 19 h. Arrivés, on s’ouvre quelques bières, on démarre le barbecue. Légumes d’abord. Ils sont prêts. On les met dans le micro-ondes&amp;nbsp;: ça les gardera au chaud. Une demi-heure plus tard, la viande est prête. Le riz aussi. La bouteille de vin est ouverte. Nous mangeons à la hâte. C’est bon. Nous sortons. Nous courons presque. Spectacle. Tout le monde ne comprend pas ce qu’Amaz chante. Mais ça bouge. Ça saute. Ça saute sur la gueule de Bush. J’aurais voulu qu’il voit ça. La fureur. La rage. La frustration. Ah, Georges, si tu savais. Le pire, c’est que tu sais probablement…Une heure et demi. Fin du spectacle. Nous crions. Nous rouspétons. Rien à faire. Festival oblige. Tout est planifié à la minute près. Foutues planifications. Nous marchons, marchons. DJ «&amp;nbsp;j-sais-pas-quoi&amp;nbsp;» va passer à Québec. Nous nous rendons au bar. Pas de climatisation. Pas de chaises. Qu’est-ce que nous faisons là ? On y va princesse ? Oui. Nous marchons, marchons. Le petit pont. La rivière. Les dalles. C’est la France. C’est l’Espagne. L’Amérique ? Je ne vois pas d’Amérique. La ville de Québec est majestueusement Européenne. Nous montons. Trente minutes plus tard, C. et C. rentrent aussi. DJ a tardé. Ils ont laissé tomber. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Dimanche. Je fais la connaissance de F. et I.&amp;nbsp;F. est l’ami de princesse. Sympathique. Sympathiques. Chutes de Mont-Morency. Encore des putains d’escaliers à monter, à descendre, à monter. J’ai tutoyé Dieu en bas des chutes. Il m’a arrosé d’eau. Il aime jouer avec des éléments naturels. J’aime le tutoyer. Visiter ces chutes est tel un pèlerinage. Le pèlerinage de Compostelle. Ou un autre. Ça grandit humainement. Ça diminue physiquement. J’ai faim. Un autre barbecue, suggèrent F. et I. Pourquoi pas ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Bonne bouffe, bonne discussion. Ils sont intéressants ces deux-là. I. est Française. Elle a voté oui au référendum. Elle serait pour la séparation du Québec. C’est contradictoire. Mais ses arguments se tiennent. Ceux de F. - pour la souveraineté - aussi. Mais, je ne suis toujours pas convaincu. Le serai-je jamais ? Peu probable. Nous prenons la route. Nous roulons, roulons. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Québec , quelle belle ville ! Mais qu’est-ce que ça fait du bien d’être chez soi !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Québec , quelle belle ville ! Mais, Montréal, c’est MA ville. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ah, oui…J’ai oublié. Vous savez, les légumes…dans le micro-ondes…pour les garder au chaud….ils sont restés là, jusqu’au lendemain. Oubliés…&amp;nbsp;: Ils n’étaient plus chauds. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title> Encore et toujours ...fin</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/19#107802</link> 

						<description> 
 &lt;!--StartFragment --&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est mort. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Paix à son âme....&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelques lignes de silence...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'éternel mépris</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/19#107801</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'y reviens. Au lendemain du 11 septembre,&amp;nbsp;les médias Français, n'arrêtaient pas de diffuser ce slogan : &quot;On est tous des Américains.&quot; Aujourd'hui, tout le monde est Anglais. La solidarité. L'indignation. Le refus du barbarisme. Normal, tout à fait normal. Quand l'Irak s'est fait attaquer, quelques uns des dirigeants &lt;EM&gt;occidentaux &lt;/EM&gt;s'indignèrent. La rue Européenne manifesta. Normal, tout à fait normal. Mais le slogan, lui, n'avait pas été &quot;adapté&quot; pour l'&lt;EM&gt;événement&lt;/EM&gt;. Personne ne disait, dans le monde occidental, qu'il était Irakien. Personne n'a dit non plus qu'il était Afghan. Ni Tibétain....Non, ce n'est pas pareil. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ceux qui diront que c'est normal, parce qu'entre peuples &quot;civilisés&quot;, la solidarité est normale, la solidarité est plus forte, auront tout faux. La solidarité&amp;nbsp;devrait&amp;nbsp;être&amp;nbsp;humaine, universelle et&amp;nbsp;jamais, jamais&amp;nbsp;exclusive. Il en va de même pour &lt;EM&gt;la manière d'être solidaire&lt;/EM&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le mépris, toujours ce bon&amp;nbsp;vieux mépris.&amp;nbsp;Tacite, vicieux, &amp;nbsp;implicite.&lt;/P&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;Nous sommes tous Anglais. Mais aussi, Irakiens, Afghans, Rwandais, Palestiniens, Tibétains...humains. &lt;/SPAN&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Leur monde est grisâtre. Et le nôtre ?</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/19#107800</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'était l'été 2001. Avant New York. Avant Casablanca, Madrid, Londres. Après Bagdad. Avant Bagdad. 2002. Jeune, je pensais qu'en 2002, je serai déjà millionnaire. J'avais fait tous les calculs, étudié toutes les possibilités : en 2002, je ne pouvais qu'être déjà millionnaire. 2002, j'étais caissier dans un dépanneur au plateau. Pour le millionnaire, on passera. La vie est quand même belle. J'écoute du Brel à longueur de journée, je mange et bois à ma guise, je joue au basket de temps en temps, je retourne bientôt aux études. La vie est quand même belle. Quand même. Chien me tient compagnie dans le dépanneur. Il est beau, doux, obéissant. Les clients le dorlotent. J'écoute Brel. &quot;les filles, les filles...mais les chiens, les chiens..&quot;. Ah Jacques, si tu n'avais pas quelques chansons misogynes, quelques chansons tristes, quelques chansons drôles, quelques chansons d'amour, quelques chansons d'amour-propre, tu ne serais pas un artiste. Tu ne serais pas l'Artiste. Chante Jacques, chante, un artiste a droit à ses états d'âme. Chien fait sa sieste. F., un client qui achète des billets de loto à longueur de journée, a pris l'habitude de le sortir faire un tour. Il rentre, chien se lève, plus de sieste. &quot;Je peux le sortir ?&quot; &quot; Oui, oui&quot;. 20 minutes plus tard, c'est le retour au bercail. &quot;Tu sais, le gars-là, qui se présente aux élections, moi je suis pas raciste, mais qu'il aille faire de la politique chez eux et qu'il revienne plus tard..on verra..&quot; Le gars en question est noir, comme je suis marron, comme K, mon ami d'enfance, est jaune des fois. Ces histoires me mettent hors de moi. Je m'en fous des couleurs, elles existent et c'est tout. Je suis marron. Sale marron ? Non. Ça, c'est une autre histoire. Certains se mettent dans tous leurs états quand on parle de couleurs. Nous sommes tous pareils. Nous ne devons pas parler de ces choses-là. Blabla insignifiant. Passer la journée à parler de ça serait inquiétant. Distinguer des couleurs ? Je m'en fous, rien à balancer de ces conneries. Mais alors ? Alors, c'est la façon, c'est la manière, il y a jaune et jaune, noir et noir, blanc et blanc. Alors, dire que le gars devrait aller &lt;I&gt;chez eux&lt;/I&gt;, c'est pathétique. Parce que chez eux c'est ici Jean-Jacques ou F., ou je ne sais quel foutu nom tu as. Tu m'énerves. Tu m'énerves F., tu n'as rien compris ou tu ne veux rien comprendre. Je deviens rouge écarlate ou grenat, une de ces couleurs mondialement reconnue pour ses effets non apaisants. &quot;Il est chez eux. Il paye ses impôts, il s'implique socialement. La preuve, il se présente&amp;nbsp;aux élections. Est-ce que c'est un bon candidat ? Je n'en sais fichtrement rien, je n'ai pas encore le droit de voter. Alors..Mais ne pas considérer sa candidature parce qu'il est noir, ça...!&quot; &quot;Non, il n'est pas chez eux...&quot; &quot;Et toi, t'es Amérindien peut-être ?&quot; &quot;Oui, du côté de ma mère ..&quot; &quot;Alors, l'arrière arrière-grand-père de ton père, lui...&quot; Le visage de F., prend la même couleur que le mien, il arrête de gratter son billet, me regarde dans le fond des yeux, s'approche de la porte, me montre son doigt le plus long et claque la porte...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La question se posera toujours, qui est chez lui ? Ma réponse est moins radicale que celle que j'ai dû lancer à F. comme &lt;EM&gt;argument de défense&lt;/EM&gt; ( Je n'avais pas le choix..). Est chez lui celui qui se sent chez lui. On prend la place qu'on veut, la place qu'on &lt;I&gt;mérite&lt;/I&gt;, pas celle qu'on nous donne. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le candidat en question perdit les élections. Le dépanneur a été vendu à des Asiatiques. F. est probablement en train de gratter des billets de loteries qu'il aura acheté à des &lt;I&gt;gens pas d'ici&lt;/I&gt; : les vices, eux, se foutent des couleurs. Chien est mort ! Les chiens ne distinguent pas toutes les couleurs. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Encore Romain</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/07#106849</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;!--StartFragment --&gt;&lt;EM&gt;On ne peut pas juger un homme par ce qu'il fait quand il enlève son pantalon. Pour faire ses saloperies, il s'habille.&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Romain Gary. Les racines du ciel&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette idée me travaille. Elle me hante. Elle m'habite. Chaque jour, elle se confirme. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Euh, vous avez dit Londres ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Elle se défend bien</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/07/05#106606</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’avais lu quelques articles sur elle. En diagonale. Furtivement. La presse à sensations ne m’intéresse pas. Une phrase revenait souvent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;I&gt;plus intelligente que la moyenne…&lt;/I&gt;Ils aiment ce genre de choses. Brosser le portrait d’un(e) tueur(se) machiavélique, un manipulateur, une sorte de Hannibal Lecter, quoi de plus vendeur ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ce n’est qu’hier, en regardant les nouvelles, que je me suis aperçu que ce n’était pas si faux. Veux vivre au Québec point. Donne une entrevue en français point. Cherche la sympathie des Québécois point. Veux &lt;I&gt;vivre en français&lt;/I&gt; point. Regrette mes gestes point. Pleure des fois point. Adolescente, je n’avais pas confiance en moi point. Maintenant, je suis une adulte plus confiante point. Je ne veux pas que les gens croient que je pourrais faire du mal à leurs enfants point. Je veux refaire ma vie point. Au Québec point. Je donne une entrevue exclusive sur Radio-Canada point. J’espère qu’on me fichera la paix après point. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Rien n’était fortuit hier dans l’entrevue. Rien. Elle savait quoi dire et quand le dire. Pense-t-elle vraiment ce qu’elle a dit ? Possible. Était-ce spontané ? J’en doute fort. Est-ce son avocate qu’il a conseillée ? Possible. Fort possible. Mais c’est bel et bien elle qui parlait, qui choisissait ses mots, qui montrait ses émotions. C’est bel et bien elle qui livrait son premier combat médiatique. C’est bel et bien elle qui a parlé aux Québécois en français. Ces mêmes Québécois qui ont toujours un faible pour les anglophones qui s’efforcent à parler français. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Intelligente. Rusée. Bien conseillée. Tout ça à la fois. Appelez ça comme vous voulez. Le résultat est le même. Dangereuse ? Elle l’a été. Mais elle n’est ni la première, ni la dernière. Plusieurs autres criminel(le)s courent les rues sans qu’on connaisse leur lugubre passé. A-t-elle le droit de refaire sa vie ? Oui. Mais la presse à sensations a aussi le droit de la traquer&amp;nbsp;: elle en a donné des sensations aux gens, aux familles des victimes, à sa propre sœur. Elle leur a donné du matériel. Ils la traquent. Elle a payé légalement sa dette. Ils vont lui faire payer &lt;I&gt;socialement&lt;/I&gt; sa dette. Je ne les encourage pas. Je ne les approuve pas. Je les comprends. C’est le revers de la médaille. C’est le revers du couteau. C’est le bourreau qui devient victime. Mais, on s’entend, il y a victime et victime. Entre victime de séquestration, viols, abus sexuels et victime de flashs d’appareil photos, de paparazzi en mal de sensations, de radoteurs et autres collectionneurs de potins, il y a un gouffre. Un grand gouffre. Justice sera faite ? Nâh. Justice ne sera jamais faite. Les vies perdues le sont à jamais. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Maintenant ou plus tard</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/30#106180</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Il faisait nuit ce soir-là. Une nuit différente, une de ces nuits qui vous fait peur du lendemain; demain sera aussi noir, demain il ne fera pas jour; une nuit éternelle. Je n’avais pas vingt ans. Je me suis posé au bar. J’ai pris le premier whisky. Des pépites salées. Une télé en face de moi. Pas de son. Une musique horrible, des hits. Cher, Ricky Martin, Luis Miguel. Raffi me demandait si j’allais bien. Bien sûr, je vais toujours bien. Depuis quand l’être humain va mal ? Il y aura toujours le whisky. Vas-y Raffi, remplis mon verre. Vas-y que je t’explique si je vais bien. Des restes de pépites par terre. Le désordre. Comme dans ma tête. Vas-y Raffi et arrête de me demander si je vais bien. Dehors, il y a les loups. Plus de whiskys, moins de loups. Loups invisibles au moins. La musique devenait plus forte. Raffi me servait sûrement de l’alcool trafiqué. Dans cette maudite ville, il n’y a que du faux. Faux whisky, faux Raffi, faux loups, faux moi. Septième verre. Ça commence. Le voyage commence. Destination ? Un autre moi. Raffi essaie de me parler. Laisse-moi donc tranquille et occupe-toi de ces pépites par terre. C’est triste des pépites par terre. Ça se sent seul. Jesus arrive. Même question. Pas de réponse. Un huitième Raffi que je t’explique. Le monde est flou. J’ai enfin le courage de sortir dehors, m’affronter. 3 h du matin. Je prends le téléphone, je vais appeler au Canada voir si j’y suis. Qui sait, peut-être que je répondrai. Une voiture s’arrête à côté. Je ne distingue pas bien. Le conducteur est chauve, il met une veste en cuir. Il me regarde. Bon, ça va ! J’étais en train d’appeler au Canada pour voir si j’y étais monsieur, et vous venez tout juste de me rappeler que je suis là, ici. Je raccroche. Je n’avais pas répondu. J’avance vers la voiture. Brusquement, une violence inouïe me prend par le cou et me serre fort, très fort. Je respire mal. Je tape sur la vitre de la voiture. Le monsieur est maquillé. Il est surpris. Moi aussi. Je tape fort. Mais je ne casse rien. Voilà. Désolé, ce n’est pas moi. Je laisse tomber. Je marche. C’est une pente. Je sais qu’il me regarde. Il me guette. Il essaie de comprendre. Est-il seul ? Il a eu le culot de faire ça seul ? Je marche tant bien que mal. Combien de whiskys ai-je pris ? Qu’est-ce que je fous dans ce foutu bled ? Vais-je devenir cinglé à ne rien faire de ma vie ? Il me guette toujours. J’ai presque monté la pente. Il démarre. Il me dépasse et s’arrête à une centaine de mètres, de l’autre côté de la rue. Il sort de la bagnole. Qu’est-ce qu’il me veut encore ? Et c’est là que je me rends compte. Monsieur a amené de la compagnie. Une longue chaîne en fer. Noire. Épaisse. Menaçante. Lui aussi. Il me regarde sévèrement. L’air de me dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ça va être ta fête.&amp;nbsp;» Je regarde autour de moi. Il fait noir. Personne dans la rue. Nous sommes dans un néant total. Il aura tout le temps de m’exploser le crâne sans que personne n’intervienne. Je suis soûl. Je ne pourrais même pas me défendre. Et pourtant. Dix minutes plus tôt, j’allais exploser la vitre de la bagnole. Mais c’était pas moi ça. Je n’aurais pas été capable. Il s’avance toujours menaçant. Je regarde au loin. Une petite lumière verte. Une bagnole qui s’avance avec une petite lumière verte sur le toit. Ça me dit quelque chose ça. Réfléchis. Fais vite. Pas le temps. Un taxi ! Il s’arrête au feu rouge. Je profite de mes deux secondes de lucidité. Je cours vers le taxi. Veste en cuir n’a pas le temps de réagir. Je saute dans le taxi. Direction n’importe où. Direction l’enfer ou le paradis, c’est selon. Le chauffeur me demande ce qu’il me voulait. Je bredouille des choses inaudibles. Il me raconte des histoires d’horreur avec certains clients. Ils sont devenus fous dernièrement. Il faut faire attention. Ils ont des armes sur eux. Un client lui a sorti une machette. Ils sont racistes. Ils se droguent. Je l’écoute. Tout ça est grotesque. Les gens. Moi. Veste en cuir. Le chauffeur. Ils vont me rendre fou dans ce bled. Je rentre chez moi. Je me couche dans le salon. Seul. Je réfléchis. J’aurais pu mourir. Être défiguré. L’aventure aurait pu s’arrêter là. Mais l’aventure n’a pas toujours été drôle. Alors, maintenant ou plus tard. Maintenant ou plus tard...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Encore et toujours</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/28#105964</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;L'année dernière I. nous avait invité à dîner. Il habitait l'appartement d'un ami. Bel appart. Bon souper. Je n'ai jamais vu l'ami en question. Même pas en photo. Je viens de voir I. qui était parti en sabbatique. &quot;Qu'est-ce qui t'amène ici ?&quot;. &quot;J'ai un ami qui est très malade.&quot; &quot;Qui ?&quot; &quot;T.&quot; &quot;Celui chez qui on avait mangé ?&quot; &quot;Effectivement.&quot; &quot;Grave ?&quot;. &quot;Cancer du ..., les médecins lui donnent un mois.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai &lt;EM&gt;détourné&lt;/EM&gt; la discussion. Je suis sensible, très sensible. Il ne faut pas que ça paraisse. Parlons d'autre chose. Parlons de la France, de l'Italie, de Ducharme, de Cossery. Parlons de la médecine alternative. Parlons de la chaleur. Parlons de l'Irak ou de l'Uzbakistan. Parlons de Bali, du Tsunami, de la formule 1, du basket, de maradona. Parlons d'autre chose, ou taisons-nous ! Un bon silence, long et pénible pour chérir la cacophonie habituelle. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai salué I. et je me suis échappé. Mais je le sais très bien, je le sais plus que personne : je n'échapperai jamais. Ce n'est qu'éphémère, ce n'est que fugitif. Cours, cours....un jour tu seras rattrapé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je ne le dirai jamais assez, ces choses-là ne devraient pas exister !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Kayak et feux d'artifices</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/27#105843</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Sur un kayak, par un hasard invraisemblable, ma blonde, sa mère et moi regardions les feux d’artifices. Sur un canoë, à côté, la radio émettait une musique psychédélique. Je ne suis pas un fan des feux d’artifices. Je peux regarder ça 5 minutes, pas plus. Plus que ça, je m’ennuie. Ça se répète, ça crache des lumières dans toutes les formes possibles et imaginables. Ça fait du bruit, ça émerveille les gens. C’est &lt;I&gt;fatigant &lt;/I&gt;ces feux d’artifice. J’ai commencé à avoir mal au dos. Probablement que j’avais mal au dos depuis 2 heures, mais comme je m’ennuyais, j’ai enfin senti la douleur. Je me suis décidé à &lt;I&gt;suivre&lt;/I&gt; les feux d’artifices. Quoi de mieux pour faire passer la douleur ? Quoi de mieux, pour oublier, que quelque chose d’aussi hypnotisant ? J’ai suivi. Et la musique psychédélique retentissait de plus belle. Il y en avait de toutes les couleurs. Vas-y, laisse-toi aller ! Vas-y, ne résiste pas ! Pendant dix minutes, j’ai &lt;I&gt;suivi&lt;/I&gt; attentivement. Je pensai à des choses bizarres. Que veut dire tout cela ? Que veut prouver l’être humain en faisant ces choses ? Comment voir ça d’un point de vue &lt;I&gt;non humain&lt;/I&gt; ? Est-ce de la prétention ?&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;De l’art ? De la science ? Est-ce une folie des grandeurs ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Dernier feu d’artifice. J’ai lancé cette phrase stupide&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Si j’étais le ciel, j’aurais fait une petite pluie.&amp;nbsp;»&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le 24 Juin</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/27#105842</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Il y avait des odeurs au parc Maisonneuve. Des odeurs de fraternité, de partage, d'espoir. Un peuple toujours en quête de sa liberté et d'un avenir meilleur. Peu importait si on aimait les chansons de France D'amour ou pas; peu importait qu'on appréciait Plume ou qu’on le honnissait pour sa grossièreté; peu importait qu'on trouve Hugo Lapointe bof et pas plus. Peu importait qu’on soit souverainiste ou pas. Vendredi, ce n'était pas le moment, ce n'était pas le sujet. Vendredi, c'était au-delà du toi et du moi. Vendredi, c'était le rendez-vous d’un peuple pour souligner une fête identitaire. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Vendredi, c'était beau. Vendredi, c'était le Québec. Et tous les jours de la semaine, ce sera le Québec. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Encore d'actualité</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/24#105564</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;EM&gt;Ce que le progrès demande inexorablement aux hommes et aux continents, c'est de renoncer à leur étrangeté, c'est de rompre avec le mystère, - et sur cette voie s'inscrivent les ossements du dernier éléphant...L'espèce humaine était entrée en conflit avec l'espace, la terre, l'air même qu'il lui faut pour vivre. &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Romain Gary. Les racines du ciel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;N'est-ce pas d'actualité ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>J'ai pensé</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/23#105433</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dimanche. Il pleuvait. Je conduisais. la 40. Brel chantait&amp;nbsp;: &quot;J'arrive, j'arrive, mais qu'est-ce que j'ai jamais rien fait d'autre qu'arriver...&quot;. J'ai pensé qu'une mort, dans une autoroute,&amp;nbsp;par une telle pluie, avec Brel comme&amp;nbsp;musique (et paroles !) &amp;nbsp;de fond, ne serait pas mal. Je n'aurais pas dû. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Y'a t-il une mort &lt;EM&gt;pas mal&lt;/EM&gt; ? Que préférerait-on, mourir dans son lit à 95 ans, ou dévoré par un requin à 30 ans ? Une mort lente ou une mort rapide ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dans La Presse d'aujourd'hui</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/22#105306</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Deux hommes devant un barbecue.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Qu'est-ce que tu fais cette fin de semaine ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Ch'pensais monter dans l'nord, mais j'ai décidé de me présenter à la direction du&amp;nbsp;PQ à la place !&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;STRONG&gt;Une caricature vaut mille mots. Sacré Chapleau !&lt;/STRONG&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Brad le Pitt</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/21#105191</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;B.P joue dans des merdes.&amp;nbsp;&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;«Troy&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;The mexican&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Mr &amp;amp; Mrs. Smith», etc, en sont la preuve. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;B.P fait de bons choix. &lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;«&amp;nbsp;Fight club&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Seven&amp;nbsp;», «Twelve Monkeys», «True Romance», «Thelma &amp;amp; Louise&amp;nbsp;», en sont la preuve. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’opte pour la deuxième option. Qui est l’acteur qui n’a fait que des bons films ?&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Que celui qui n’a jamais pêché, lève l'auriculaire de la main gauche. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Oui, mais dans ses bons films, B.P n’était pas l’acteur principal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Justement, la capacité de prendre un petit rôle pour un acteur aussi mercantilisé que B.P n’est pas monnaie courante. De grands acteurs refusent de prendre un petit rôle pour protéger leur image. Et (surtout ?) leur portefeuille. B.P prend le risque de faire des petites rôles ? Bravo. Je ne peux lui en vouloir pour &lt;EM&gt;ça&lt;/EM&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Oui, mais il n’a jamais fait de rôles de composition. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ah bon ? Et dans «&amp;nbsp;Twelve monkeys&amp;nbsp;», il faisait quoi à loucher si fort ? Et dans «&amp;nbsp;Snatch&amp;nbsp;», qu’est-ce qu’il fait à parler avec cet accent incompréhensible ? Et puis, tu crois que Pacino, qui s’amuse à faire et refaire une énième version de «&amp;nbsp;Serpico&amp;nbsp;» ou de «&amp;nbsp;Scarface&amp;nbsp;», à faire un énième monologue à l’avant-dernière scène d’un film, fait dans la composition, lui ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;B.P est beau et donc est mauvais acteur. B.P est beau et donc il &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;n’a aucun mérite. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Faux. Aussi faux qu’un film Hongrois sous-titré en Allemand, passant à l’Ex-centris &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;est forcément bon. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;«Troy&amp;nbsp;» est un navet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je n’en doute pas. C’est pourquoi, je ne le verrai pas. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Nous nous verrons au parc ce vendredi</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/21#105180</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Quand je leur dis que cette idée de souveraineté ne m’accroche pas trop, ils se fâchent. Quand je leur explique que se séparer n’est pas, n’est plus, la solution, ils deviennent rouges de colère. On t’a accueilli chez nous et maintenant tu nous craches dessus, me disent-ils en des mots subtils. Je ne crache sur personne et vous n’étiez pas là quand je suis arrivé à Dorval à –35 par un décembre froid et gris, ni quand j’ai trimé pendant 2 longues années avant de retourner aux études, ni quand mes nuits n’étaient que blanches. Vous n’étiez pas là. Je me suis battu moi et rien ne me fut offert dans un plat doré comme vous semblez l’insinuer. Oui mais, venant d’une ex-colonie, tu devrais nous comprendre. Ce n’est pas pareil mes chers amis, on parle d’un pays qui a été envahi, non d’une culture qu’on a essayé d’assimiler. Oui c’est pareil, avant il y avait le bas-Canada et le haut-Canada et on nous a tapé dessus. Avant, avant, il y a des siècles de ça, avant il y avait mes amis les Amérindiens aussi, et vous leur avez tapé dessus. Maintenant ils sont dans des réserves, alors s’il vous plaît, restons fils de notre siècle. Vous ne comprendrez donc jamais vous les immigrants, on vous reçoit les bras ouverts et vous ne connaissez rien de notre histoire. Ni vous de la mienne mes chers amis. Mais j’en sais quand même un petit bout sur la vôtre. Je connais votre politique et vos politiciens puisqu’ils sont aussi les miens maintenant. Je sais que vous traitez mieux vos immigrants que vos autochtones. Je connais Lévesque à travers des documentaires et je dois avouer que c’était tout un homme. J’ai lu&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Marie Chapdelaine&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: le Québec à travers les yeux d’un Français. Je connais Pierre Foglia, Denys Arcand, Pierre Lapointe, Richard Desjardins, Michel Tremblay, Jean Leloup, Robert Lepage. Je connais, je connais. Mais je ne sais quand même rien. Ça je l’avoue. Ou peu de choses. Que le Québec, votre pays et le mien (je m’en excuse) va mal. Le système de santé est en chute libre. Le système d’éducation ne se porte pas mieux. Le débat public/privé est de plus en plus d’actualité. Je sais qu’un cancéreux peut attendre des mois avant d’être traité. Je sais que le Français est quand même en essor au Québec. Je sais que le nationalisme n’est pas synonyme d’ouverture. Je sais que pour un meilleur Québec, il faut se battre pour notre culture et notre langue, mais pas forcément en se séparant. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Pas plus tard que dimanche passé, on me dit que la fameuse intervention de Parizeau après la défaite de 1995 était intelligente. Nâh. Il peut le penser, il peut s’en tenir aux chiffres et prétendre avoir eu raison. Mais un politicien &lt;I&gt;intelligent&lt;/I&gt; ne dit pas ça. Pas pour être politically correct, non, ça on s’en fout. C’est plutôt pour ne pas créer la brèche qu’il a créée depuis avec les immigrants. Passer toute la campagne &lt;I&gt;électorale&lt;/I&gt; à dire aux immigrants qu’ils sont les bienvenus et qu’ils n’ont pas à avoir peur, et systématiquement les pointer du doigt dès qu’on sait qu’on a perdu n’était pas très judicieux. Dire qu’il avait raison est encore moins judicieux. C’est ça que j’appelle cracher dans la gueule des autres. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;En 1980 je n’étais pas là. Si je m’en tiens aux faits, aux mésaventures documentées des francophones, à l’injustice indéniable qu’ils subissaient, je pourrais affirmer ceci&amp;nbsp;: en 1980, la souveraineté était certainement &lt;I&gt;une&lt;/I&gt; solution.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;En 2005, si je m’en tiens aux faits, à ce que je vois, à ce que je sens autour de moi, au combat toujours présent pour la culture Québécoise - qui est certainement unique au sein du Canada et que je défendrai toujours - au progrès de l’usage du Français dans la vie de tous les jours au Québec (même si ce n’est toujours pas assez, j’en conviens), je peux affirmer ceci&amp;nbsp;: la souveraineté est un combat d’une autre génération. La souveraineté est un sujet dépassé. Aujourd’hui, d’autres sujets doivent nous préoccuper. J’en ai cités quelques-uns plus haut. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Si les Québécois souverainistes jugent qu’accomplir leur rêve le plus cher n’a jamais été aussi proche, je serai d’accord avec eux. On le sait, tout le monde le sait. Si la population Québécoise décide de faire un référendum, j’accepterai leur choix. J’accepterai tout autant l’issue du référendum. Je n’aurai qu’une demande à formuler. Un seul souhait. Faisons un référendum. Mais un dernier. De grâce, que ce soit l’ultime référendum ! Ensuite, passons à autre chose. Bâtissons un pays ou une province solide, basé(e) sur l’union de ses citoyens, essayons de construire un système de santé plus solide, occupons-nous de notre jeunesse, de nos étudiants, de nos employés, de nos artistes, de notre environnement, de notre culture. Faisons un beau Québec pour les générations futures !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Arrêtons de nous diviser !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ils aboieront toujours</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/20#105110</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le philosophe était assis au bord du trottoir. Ses cheveux étaient crasseux, son teint virait au gris. Il baissait la tête et regardait défiler l’eau tout le long du trottoir, en direction des égouts. Ses traits étaient tendus, on aurait dit qu’il réfléchissait à la preuve d’un algorithme complexe ou à une question existentielle de haute envergure. C’est alors que passa le menuisier du village. Les mains sales, le pas pressé et le regard déterminé; il allait livrer une table à un de ses clients, à l’aide d’une vieille charrette que tirait un âne chétif et fatigué. L’âne baissait la tête aussi, mais contrairement au philosophe, il ne paraissait point réfléchir, il marchait plutôt d’une nonchalance frappante, résigné, tirant les pattes, manifestement écoeuré de tirer cette même charrette jour après jour. Le menuisier lui assénait quelques coups de temps à autre, comme pour le réveiller, comme pour lui rappeler qu’il se devait d’avancer&amp;nbsp;: la table devait être livrée au plus vite. L’âne ne semblait pas prendre ces coups en considération. Il était manifestement habitué à ce stratagème qu’il jugeait stérile et sans résultats. Le menuisier vit le philosophe et arrêta l’âne brusquement. &lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Ô philosophe, maître penseur, sage parmi les sages, que faites-vous donc sur ce trottoir ?&amp;nbsp;&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le philosophe leva à peine sa tête pour répondre au menuisier. Il avait reconnu cette voix rouillée et monotone, trop habituée à parler au même âne depuis des décennies, à répéter les mêmes courtes phrases insignifiantes à longueur de journées.&lt;/P&gt;
&lt;UL style=&quot;MARGIN-TOP: 0cm&quot; type=square&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Rien, camarade. Je ne fais rien du tout. Je profite du moment présent. &lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Mais, philosophe, ne croyez-vous pas que ce trottoir n’est pas digne de votre statut ?&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Mon statut ? répondit le philosophe en riant légèrement. Mais, de quel statut vous parlez ? Je regarde cette eau qui accomplit paisiblement sa destinée. Divine et insensible aux aléas de la vie. Les statuts n’existent que dans notre imaginaire collectif.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Que diront les gens s’ils se rendent compte que c’est vous, le grand, le sage, le seul instruit du village, Notre philosophe, qui êtes assis là, comme un pauvre mendiant à la quête d’une misérable pièce ?&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Les gens&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Les gens ne comprennent rien, menuisier. Les gens sont à la merci des rumeurs, des racontars du village, des bêtises qu’on leur dit en leur affirmant que ce sont des vérités. Les gens ! Je m’en fous. &lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Mais, vous ne pouvez pas vous en foutre, maître. Vous vivez parmi eux. Vous subissez leurs lois.&lt;/LI&gt;
&lt;LI class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;Je ne subis point de loi, cria le philosophe. &lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Il se leva brusquement et se dirigea vers la charrette du menuisier. À sa vue, l’âne, comme par regain d’intérêt, leva la tête et montra ses dents de profil. C’était sa façon de souhaiter la bienvenue. Le philosophe lui caressa la tête, lui rendant ainsi la politesse, avant de le monter d’un geste bref et précis. Un tel geste sportif était assez surprenant pour un homme de son âge. En montant l’âne, il montra une agilité insoupçonnée. L’âne, fier d’avoir un si prestigieux cavalier, se redressa complètement et sortit son buste, comme pour prendre l’allure majestueuse qu’il méritait. Le philosophe prit un long bâton qui traînait sur la charrette et cria, d’une voix forte mais invitante&amp;nbsp;: &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 42pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 42.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-FAMILY: Wingdings&quot;&gt;§&lt;SPAN style=&quot;FONT: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;Oyez, oyez. Chers camarades, approchez-vous ! Approchez que je vous parle. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Il avait levé le bâton au ciel chaque fois qu’il avait prononcé un mot, comme pour appuyer ses dires, comme pour prévenir ses auditeurs de la gravité de ce qu’il avait à dire.&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Un rassemblement d’une centaine de personnes se forma&amp;nbsp;immédiatement&amp;nbsp;autour du philosophe. Jamais personne ne monta un âne d’une manière aussi digne, pensaient-ils tous. Ils reconnurent le maître et se demandèrent ce qu’il faisait dans cet étrange accoutrement. Le philosophe devait avoir ses raisons, se dirent-ils. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 42pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 42.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-FAMILY: Wingdings&quot;&gt;§&lt;SPAN style=&quot;FONT: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;Camarades. Aujourd’hui, j’ai eu une illumination. Une voix m’a parlée. Depuis, ce qu’elle m’a dit bourdonne dans mes oreilles. Je me dois de vous communiquer le message.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Un villageois voulut l’encourager&amp;nbsp;: &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 42pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 42.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-FAMILY: Wingdings&quot;&gt;§&lt;SPAN style=&quot;FONT: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;Parle maître ! Que de ta bouche sorte la vérité&amp;nbsp;!&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le reste des gens restait silencieux. L’âne continuait dans son essai d’atteindre une posture digne de son illustre cavalier. Le menuisier ne bougeait pas, il demeurait figé dans son coin, à se demander ce que le philosophe avait de si important à dire aux villageois. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 42pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 42.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-FAMILY: Wingdings&quot;&gt;§&lt;SPAN style=&quot;FONT: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;Camarades. La voix m’a parlé. La voix m’a dit clairement ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ceux d’entre vous qui veulent une place à l’Eden devront toucher leur nez avec leur langue. Ceux qui n’y arriveraient pas devront essayer chaque année au début du printemps, jusqu’à ce qu’ils y arrivent.» Camarades, tel est le message que la voix m’a demandé de vous transmettre.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;La foule commença déjà à bouger dans tous les sens. D’aucuns avaient sorti leurs langues et essayaient derechef de toucher leurs nez. Certains criaient de joie, acclamaient leur victoire en affirmant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le paradis est à nous. Nous sommes les élus.&amp;nbsp;» Les autres sortaient leur langue et la pointaient vainement vers leur nez. Malgré la difficulté de la tâche, ils ne baissaient point les bras&amp;nbsp;: leur ténacité n’avait d’égal que leur naïveté. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le philosophe descendit du haut de l’âne, non sans le remercier par une tape amicale sur la nuque. Il se dirigea vers le menuisier, avec un sourire malicieux sur le coin des lèvres. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 42pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 42.0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-FAMILY: Wingdings&quot;&gt;§&lt;SPAN style=&quot;FONT: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;Est-ce de ces gens-là que tu parlais tantôt ? Regarde-les bien. Penses-tu que je devrais me préoccuper de leurs insipides bavardages ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le menuisier ne souffla guère un mot. Il reprit sa charrette et adressa à l’âne un énième coup pour l’inciter à avancer. L’âne reprit son allure désinvolte et avança en traînant les pattes. Le philosophe s’assit sur son trottoir de nouveau et vaquât à ses anciennes pensées. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Il ne se souciait pas du brouhaha grandissant dans le village. Dans moins d’une heure, les villageois auront totalement oublié cette &lt;EM&gt;aventure&lt;/EM&gt;. Le monde tournera toujours, l’eau suivra toujours son cours, en dépit de la stupidité générale des êtres humains, pensait-il. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Cette histoire me fut racontée voilà moins d’un an, par&amp;nbsp;une personne qui l’avait lue dans un livre, dont&amp;nbsp;elle ne se rappelait plus&amp;nbsp;du nom. J’ai raconté l’histoire dans mes propres mots. L’histoire n’est donc pas originale. La forme l’est. &lt;/I&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le pigeon</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/18#104988</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Le pigeon se débattait par terre, agonisant, tremblant, se battant pour une survie, de plus en plus inaccessible. Je passai à côté par un jour gris et pluvieux; l’automne régnait sur la ville. Je m’empressai de le ramasser. Je le mis sur le bord d’une clôture : je pensais qu’il pourrait voler. Il n’en fut rien. Il retomba par terre et recommença à se démener. Sa patte gauche lâchait à chaque fois qu’il voulait se relever. Je le pris dans mes mains, sans savoir quoi en faire. C’est alors que je remarquai ses &lt;I&gt;confrères&lt;/I&gt; à une centaine de mètres. Ils s’agitaient au milieu de la cour, cueillant de temps à autre quelque pauvre miette de pain égarée par terre. Je pensai : si je le leur ramenais, ils en prendraient soin. Je le posai au milieu de la horde de pigeons. Les pigeons s’approchèrent, le miracle était sur le point de se produire. Mon pigeon serait sauvé. Le premier pigeon avança le bec. Il le soulèverait sûrement, pensai-je. Il le heurta avec son bec. En pleine poitrine. Le deuxième fit de même. Ailleurs sur son corps. Je rougis. Je m’avançais et les faisais reculer. Un&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt; &lt;/SPAN&gt;chauffeur d’autobus s’approcha. « &lt;I&gt;Ils sont bein méchants »&lt;/I&gt; Il prit un caillou et le lança vers eux. Ils reculèrent. Mais tel un élastique qu’on tire d’un côté et qui se propulse puissamment &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;de l’autre, les pigeons revinrent à la charge. Le blessé agonisait. J’agonisais presque autant. Je pestais contre la nature. Contre ces pigeons meurtriers. Moi qui n’avais d’eux que cette vision romantique de pigeons &lt;I&gt;voyageurs&lt;/I&gt;. Je pestais contre cette loi du plus fort, qui n’arrête de se confirmer, jour après jour. Partout. Partout. Je pestais contre le chauffeur qui leur a lancé des pierres. « &lt;I&gt;On te lance-tu des pierres, à toi, quand tu écrases une centaine de fourmis d’un simple pas nonchalant ?&lt;/I&gt; » Pensai-je. Je pestais contre moi-même. Parce qu’après tout, le chauffeur et moi, on est pareils. En matière &lt;I&gt;d’écrasement de fourmis&lt;/I&gt;, je ne suis sûrement pas un néophyte. Parce que, &lt;I&gt;surtout&lt;/I&gt; parce que, je suis naïf. Un grand naïf. Comment ai-je pu croire que les pigeons l’aideraient ? Aurais-je oublié les lois cruelles de la nature ?&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je baissai les bras. Les pigeons feraient ce qu’ils avaient à faire. Le pigeon mourra d’une façon ou d’une autre. Après tout, p&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;eut-être qu'ils faisaient&amp;nbsp;ce qu'ils faisaient&amp;nbsp;pour l’aider : il souffrirait moins. Je m’éloignais avec ces images dans la tête : des pigeons &lt;I&gt;euthanasiant&lt;/I&gt; un pigeon. Un humain naïf. Des pigeons humanistes. Des humains stupides. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>C.R.A.Z.Y</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/16#104792</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;(Avertissement : Le mot &lt;EM&gt;fif &lt;/EM&gt;n'est pas péjoratif et ne porte en lui aucune &lt;EM&gt;intention&lt;/EM&gt; homophobe. Il est simplement emprunté aux dialogues du film. Merci de votre compréhension.)&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Zachary est le quatrième d’une famille de cinq garçons. Sa mère croit qu’il a des dons, son père chante Aznavour à chaque fête familiale, son frère aîné le traite constamment de &lt;I&gt;fif. &lt;/I&gt;Et s’il l’était vraiment ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Jean-Marc Vallée&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;  &lt;/SPAN&gt;a fait preuve de beaucoup de finesse. Une musique envoûtante, un scénario bien ficelé, un sujet universel (relation père-fils), des acteurs attachants et surtout, surtout, un Michel Côté maître de son art. Car même si le film parle de Zachary, le rôle du père était un rôle &lt;I&gt;crucial&lt;/I&gt;. Et Michel Côté de relever haut la main le défi : quand il chante « &lt;SPAN class=arial2&gt;&lt;I&gt;Emmène-moi au bout de la terre »&lt;/I&gt; pour la énième fois, nous rions; quand il gifle son fils pour lui faire avouer la vérité (qu’il s’imagine..), nous tressaillons; quand il pleure (et je ne dirai pas pourquoi), les larmes descendent le long de nos joues, émanant de nos yeux humides et émerveillés par l’œuvre d’art que Vallée a réalisée. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN class=arial2&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN class=arial2&gt;Même s’il n’a pu (ni voulu) contourner quelques clichés : différences des frères flagrantes, mère aimante et compréhensive versus père testostéroné refusant l’homosexualité d’un fils, vantant les exploits&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;  &lt;/SPAN&gt;&lt;I&gt;bagarreurs&lt;/I&gt; d’un autre, etc.., Vallée a su en contourner la portée, en traitant ces thèmes avec discrétion : on ne verra jamais Zachary embrasser &lt;I&gt;franchement &lt;/I&gt;un garçon, il est attiré par les garçons, mais il se le nie, il se bat contre cette attirance, &lt;I&gt;parce qu’il ne veut pas, parce qu’il aime son père(?)&lt;/I&gt;; celui-ci refuse certes son homosexualité, mais il l’aime tout autant. Et c’est là que surgit le meilleur coup du film : alors qu’on avait peur d’une fin Américaine à la &lt;I&gt;« je n’aime pas ton orientation sexuelle, mais je t’accepte quand même pour noël avec ton mec parce qu’on est dans une société ouverte et que le bien finit toujours par gagner et faire évoluer les choses&lt;/I&gt; », on finit le film réjouis de ne pas avoir à subir une moralité pesante, enivrés par des choix musicaux aussi essentiels que judicieux, captivés par un jeu d’acteurs (n’oublions pas un Marc-André Grondin mature et troublant de justesse) stimulant, entraînés, pendant tout le film, par des dialogues drôles par moments, des scènes tristes parfois, mais un film toujours constant dans sa facilité à traiter des sujets complexes et universels. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN class=arial2&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN class=arial2&gt;C.R.A.Z.Y n’est pas un chef-d’œuvre. Le voyage à Jérusalem, certes justifié mais d’une incohérence relative avec le reste du film et quelques (très) petites lourdeurs narratives l’en empêchent. Il n’en est tout de même pas loin !&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Tiré d'un livre</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/16#104754</link> 

						<description> 
 &lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;Je ne sais pourquoi, je fis à voix haute une comparaison&lt;/SPAN&gt; &lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;entre ces manifestations et certaines processions catholiques,&lt;/SPAN&gt; &lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;ajoutant que ces dernières me paraissaient de la simple idolâtrie, de même que l'eucharistie, si on l'envisageait&lt;/SPAN&gt; &lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;autrement qu'en symbole.&lt;/SPAN&gt; &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;C'est pourtant votre religion, fit-il.&lt;/SPAN&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;Si l'on veut, répondis-je. J'ai en effet été baptisé lorsque j'étais encore à la mamelle. À part ça, rien ne m'y attache.&lt;/SPAN&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;Quelle est donc votre religion ?&lt;/SPAN&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;Je n'en ai aucune.&lt;/SPAN&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;C'est étrange.&lt;/SPAN&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;Pourquoi étrange ?&lt;/SPAN&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;Parce que, d'ordinaire, les gens qui, comme vous, sont sans&lt;/SPAN&gt; &lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;religion se montrent généralement hostiles aux religions&lt;/SPAN&gt;. Et vous ne paraissez pas l’être.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;En effet. Mais les gens dont vous parlez ont conservé une mentalité religieuse et intolérante. Ils sont restés des inquiets. Ils n’ont pas trouvé dans la perte de leurs croyances la paix intérieure dont vous parlez. Au contraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Et vous ? L’avez-vous trouvé ?&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 7.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Oui. Parce que je suis allé jusqu’au bout des conséquences et considère les &lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;choses à leur juste valeur et à leur vraie place.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Quel beau dialogue ! Quelle belle ouverture d'esprit !&lt;/EM&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Comment lui en vouloir ?</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/14#104525</link> 

						<description> 
   
&lt;P&gt;Lundi soir. Je jouais au basket. N., un jeune de 21 ans me lance à la fin de la partie : &quot;Toi, tu dois être originaire du même pays que moi, non ?&quot;. &quot;Oui&quot;. &quot;Ça fait longtemps que tu es ici ?&quot;. &quot;Ça va bientôt faire 8 ans&quot;. &quot;Waw, tu es venu jeune&quot;. &quot;Relativement, je ne fais pas mon âge, c'est pour ça que tu as cette impression&quot;. &quot;Et tu comptes rentrer ?&quot;. &quot;Ça m'étonnerait. Je suis bien ici &quot;. &quot;Oui, mais tu sais, on a besoin de têtes pensantes dans notre pays. Le pays bouge, les gens qui peuvent aider doivent y retourner &quot;. &quot;Certainement. Mais, cela fait longtemps que je suis parti. un peu plus d'une décennie, quand j'y vais, je me sens étranger. Mais je suis d'accord jusqu'à un certain point avec toi. Le pays a besoin de personnes instruites&quot; C'est bien pour ça qu'il n'a pas besoin de moi, pensai-je. Puis, il me parla de certaines émissions de télévison qui passent là-bas maintenant, d'un concours de chant, de son amie d'Ottawa qui y fut choisie...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il était jeune, ambitieux, pétillant, rêveusement na&lt;!--StartFragment --&gt;ïf . Je n'ai plus que sa na&lt;!--StartFragment --&gt;ïveté. Nous sommes originaires du même pays. Je n'ai pas de pays. Ou je les ai tous. &lt;EM&gt;Tous les pays ont besoin de tout le monde&lt;/EM&gt;. Les pays n'ont pas &lt;EM&gt;seulement&lt;/EM&gt; besoin de personnes instruites. Plutôt de personnes de bonne volonté, de citoyens intègres. Si toutes les personnes instruites étaient intègres....&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;N., je te souhaite bonne chance. Tu es né sous une bonne étoile, tu as étudié dans une &lt;EM&gt;école coloniale&lt;/EM&gt;. Pour toi, ce &lt;EM&gt;pays&lt;/EM&gt; est un marché, un terrain propice aux affaires. Le Québec ? Une étape, le temps de t'aiguiser les dents, le temps de perdre ta na&lt;!--StartFragment --&gt;ïveté et devenir le loup qu'on a toujours voulu que tu sois. Dois-je t'en vouloir ? Non. Tu penses comme ceux qui t'ont instruit. je l'avais bien dit : je ne suis pas instruit. Nous n'avons pas eu les mêmes instructeurs. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Déprimant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/11#104143</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je viens de lui parler. Je ne le connais ni d'Ève ni d'Adam. 44 ans, des enfants tous jeunes. Cancer du foie. Encore six mois à vivre. J'ai entendu sa fille crier. Un cri d'enfant. J'en ai eu la chair de poule. J'en ai eu la chair deS pouleS. Ces &lt;EM&gt;saloperies&lt;/EM&gt; ne devraient pas exister ! La mort aurait dû être bannie de notre monde. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelle merde de vie ! J'en ai le cancer de la foi !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Seulement des rumeurs...j'éspère !</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/11#104100</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;EM&gt;Bernard Landry serait en train de penser à se présenter à sa propre succession&lt;/EM&gt;. Je n'en crois pas un mot. Je ne veux pas y croire. Je ne suis pas un grand fan du politicien.Dans mon fort intérieur, je pense que le Parti Québecois a besoin de renouveau, d'un sang nouveau, d'un nouveau leader. Aussi, malgré ma surprise la fin de semaine dernière, j'ai acceuilli sa démission avec un certain &lt;EM&gt;soulagement. &lt;/EM&gt;L'homme avait su partir la tête haute, me suis-je dit. L'homme avait compris que pour le bien de sa cause (que je ne partage pas forcément, mais ça, c'est une autre histoire), mieux vallait quitter la scène. Et j'aime les gens qui savent quitter. J'aime l'élégance du geste et de la parole. Par conséquent, se représenter serait une pure maladresse. Pourquoi ? Serait-ce&amp;nbsp;que sa décision ne fut pas assez songée ? Le mal-aimé avait-il besoin d'une preuve d'amour ? Si oui, la politique n'était pas - n'est pas - &amp;nbsp;faite pour lui. La preuve d'amour (ou de non-amour), c'était le vote, et il fut de 76.2%. Point final. Il aurait pu rester et se contenter de ce résultat. Il a décidé que ce n'était pas assez. Parfait. Passons à autre chose. Rendons-lui hommage pour des décennies de bons services. Respectons-le pour ses convictions et son combat. Mais, arrêtons les pleurnicheries inutiles. S'il se représente, quel message passera-t-il aux militants ? &lt;EM&gt;Désolé mes cher(e)s,&amp;nbsp;mais je voulais plus que 76% ? J'ai reçu tellement de témoignages d'amour que je ne peux plus me passer de vous ?&lt;/EM&gt; Ce ne serait ni authentique ni crédible. Ce serait sans charme. Ce ne serait guère le Bernard Landry qu'on avait connu !&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'itinérant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/09#103983</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Place des arts. Je me dirige vers le métro. Une musique envoûtante me berce les oreilles. Elle me rappelle un film. Je ne sais pas lequel. Mon cerveau réagit bien à cette musique, le film devait être bon. Je souris. Large sourire. Je me dirige vers le musicien en mettant la main dans ma poche. Entre le musicien et moi, un monsieur, qui vend la revue &quot;L'itinérant&quot;, croit que&amp;nbsp;c'est vers lui que&amp;nbsp;je me&amp;nbsp;dirige. Il&amp;nbsp;met en évidence la revue. Je le dépasse, toujours le sourire jusqu'aux oreilles, et&amp;nbsp;&lt;EM&gt;donne&lt;/EM&gt; une pièce&amp;nbsp;au musicien. Le &lt;EM&gt;vendeur &lt;/EM&gt;me regarde, incrédule, avec des yeux qui semblaient me demander &quot;Et pourquoi pas moi ? &quot;. La question n'est pas insignifiante. Pourquoi pas lui ? Pourquoi pas &lt;EM&gt;sa&lt;/EM&gt; revue ? Ai-je voulu récompenser l'effort du musicien ? Nâh. Loin de moi l'idée de juger les gens. Loin de moi l'idée de jouer à Dieu. Je ne veux récompenser personne. Je ne veux récompenser aucun effort. D'ailleurs, ne pas faire d'effort est en soi un effort. Et qui peut nous dire qui s'efforce et qui ne s'efforce pas ? Nâh. Je ne peux juger de ces choses là. Pas assez intelligent. La question n'est donc pas insignifiante. La réponse, elle, risque de l'être. Pourquoi pas la revue ?...Parce que j'ai aimé la musique ! &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dehors</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/07#103784</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il faisait chaud. Les gens étaient rassemblés autour d'une &lt;EM&gt;mini-piscine&lt;/EM&gt;. &lt;EM&gt;De l'eau dans un étang artificiel&lt;/EM&gt;. Le fond était bleu. Les amoureux s'entrelaçaient. Les hommes étaient presque tous torses nu. Tout le monde faisait le plein de soleil. Montréal change quand il fait beau.&amp;nbsp;Les&amp;nbsp;Montréalais&amp;nbsp;ne sont plus les mêmes. Ils sont souriants, gentils, &lt;EM&gt;réceptifs. &lt;/EM&gt;La mauvaise humeur n'est plus qu'un lointain et mauvais souvenir. Montréal change quand il fait chaud. Les Montréalais sont, on dirait,&amp;nbsp;plus nombreux. Ils sortent de leur sous-sols, sous-terrains, sous-terre, sous-vie. C'est la vraie vie quand il fait beau. C'est La Vie. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si le paradis existe, il devrait y faire beau. Si le paradis existe, les Montréalais devraient y être &lt;EM&gt;sous-habillés&lt;/EM&gt;. Si le paradis existe, le mot Montréalais n'y existerait pas. Nous n'aurions plus de noms, ni de visages, ni de couleurs, ni d'accents, ni de préjugés. Nous n'aurions pas d'ambition crétine. Nous aurions l'ambition d'aider notre prochain pour qu'il aide son prochain qui aidera son prochain...Nous aurions des âmes. De grandes âmes et de grandes valeurs. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si le paradis existe, ce n'est pas la terre !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Pseudo</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/06#103661</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’ai fini «&amp;nbsp;&lt;I&gt;Pseudo&lt;/I&gt;&amp;nbsp;» d’Émile Ajar. Lu maintenant, le &lt;EM&gt;contexte du livre&lt;/EM&gt; est assez différent. À l’époque, Ajar prétendait encore être Pavlovitch. À l’époque, nombreux sont les critiques Français qui encensaient le neveu, et enterraient l’oncle vivant. Pourtant, comme nous le savons de nos jours, c’est bien l’oncle qui écrivait. Gary s’était refait une peau neuve avec Ajar. Il pouvait enfin oser, écrire à sa guise, sans se sentir enfermé dans son propre personnage. Ce combat semble, après lecture de plusieurs romans de Gary, le combat de sa vie. Pseudo est une sorte de plaidoirie. Gary voulait convaincre&amp;nbsp;ses lecteurs&amp;nbsp;(et les critiques qu'il&amp;nbsp;aimait ridiculiser&amp;nbsp;) que c’est bien son neveu qui avait écrit «&amp;nbsp;&lt;I&gt;Gros-câlin&lt;/I&gt;&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;&lt;I&gt;La vie devant soit&lt;/I&gt;&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;&lt;I&gt;L’angoisse du roi Salomon&lt;/I&gt;&amp;nbsp;». Il voulait aussi montrer qu’écrire n’est pas un exercice facile. D’où, une certaine dureté envers lui-même (Gary). Pour prouver que ce n’est pas Gary qui écrivait (il y avait des rumeurs), quoi de plus astucieux que de s’attaquer à lui ?&amp;nbsp;De nos jours,&amp;nbsp;tout le monde sait. Que Gary est un génie (du moins, moi je le sais!). Qu’Ajar est Gary. Que Gary est Ajar, entre autres. Que Gary souffrait silencieusement dans son intérieur. Que Gary riait sûrement, ricanait même, en lisant les critiques mettant Pavlovitch dans un piédestal et criant haut et fort que le neveu dépasse l’oncle d’une bonne longueur. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’ai quand même eu moins de plaisir à lire «&amp;nbsp;&lt;I&gt;Pseudo&amp;nbsp;&lt;/I&gt;» que «&amp;nbsp;&lt;I&gt;La vie devant soi&lt;/I&gt;&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;&lt;I&gt;La promesse de l’aube&lt;/I&gt;&amp;nbsp;» ou encore «&amp;nbsp;&lt;I&gt;Les cerfs-volants&lt;/I&gt;&amp;nbsp;». Quand on commence à connaître l’univers d’un écrivain, on peut parfois s’apercevoir qu’il se répète, que ses romans ne sont qu’une variation d’un même thème. Reste que Romain Gary est un écrivain unique dans son style, un grand parmi les grands. Reste que je n’ai pas encore lu l’un de ses romans les plus connus&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les racines du ciel&amp;nbsp;». Pourtant, je l’ai. Je manque de courage. J’ai peur d’être déçu. Un jour viendra…&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Stressé</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/06#103640</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Tellement stressé à cause des études. J'ai le coeur gros et la gorge serrée. Je respire à peine. Je peine à respirer. Je dors mal. J'ai mal quand je dors. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce sera un bel été. Un putain de bel été !!&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Beau</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/04#103516</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&quot;&lt;EM&gt;C'est toujours la même bergerie, mais les brebis sont enragées&lt;/EM&gt;.&quot; J.Brel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Envoûtant !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Bref et con</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/04#103503</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;EM&gt;Karla&lt;/EM&gt; n'aura&amp;nbsp;peut-être pas le droit de consommer&amp;nbsp;de l'alcool. Ni toute autre substance &lt;EM&gt;illicite&lt;/EM&gt;. Ma foi, ils veulent vraiment qu'elle rechute !!&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Gare aux préjugés</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/02#103348</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il était aux alentours de midi. Dans le laboratoire auquel j’ai accès, on est une quinzaine d’étudiants. Un seul micro-ondes. Je suis paresseux et je n’aime pas attendre. Mes deux seules qualités. Je passais à côté d’un autre laboratoire. Le micro-ondes me fit un clin d’œil. Je ne pus résister. Je mis mon plat congelé et je choisis « trois de minutes ». C’est alors qu’un professeur que je connaissais de vue mais dont je ne connaissais pas le nom fit irruption. Je voulais engager la discussion. « Je ne suis pas en maths-info. Je chauffe quand même mon plat ici. » lançai-je en m’excusant. Quelque chose dans ma tête me disait qu’un professeur universitaire, un chercheur, un mathématicien, ne pouvait qu’être sympathique, ne pouvait que trouver ma phrase drôle. « C’est pas un self-service ici ! » répliqua-t-il. Je sortis mon plat tout de suite. « Pas la peine de me répondre sur ce ton. Ce n’est qu’un micro-ondes ». « Je suis quand même le directeur de module » me dit-il d’un ton autoritaire. « Justement. Je ne vais quand même pas déranger votre excellence (sic!) pour des banalités pareilles ». « Votre plat est chauffé là ? ». « Non ». « Alors, chauffez-le, c’est bon. » « Franchement, avec la façon dont vous me parlez…comme si je faisais la manche. Non, merci ! » Je filai d’un pas pressé. J’ai chauffé mon plat dans un autre pavillon. J’ai recroisé le même professeur aux allures Tintinesques quelques heures plus tard. Aux toilettes. Je ne lui adressai pas la parole. Il me suivit dehors. « Et vous êtes dans quel module alors ? ». Je répondis tranquillement. Puis, j’attaquai : « Vous savez, toute à l’heure, vous aviez sûrement raison. Ce n’est pas mon module. Mais vous auriez pu avoir plus de tact. Vous auriez pu me dire calmement que pour cette fois ça va, mais que la prochaine fois… ». « Non. C’est vous qui avez mal réagi. » Bien sûr. Bien entendu, c’est toujours les autres… On a tendance, j’ai tendance, à croire que les enseignants sont plus intelligents, plus ouverts, plus épanouis, voire plus humanistes que le reste de l'humanité. Mr Tintin aurait pu me faire un large sourire, discuter avec moi, trouver curieux mon audace (l’audace d’avoir utilisé le micro-ondes des autres. Waw, quelle audace !! Je mérite sans doute la médaille d’honneur.), au lieu de réagir de la sorte pour un malheureux micro-ondes. Mais on oublie que les enseignants, quand même bien qu’ils aient un rôle déterminant et noble dans notre société, restent des citoyens comme les autres et, dans ce sens, auront les mêmes réactions que monsieur tout le monde. Un enseignant n’est pas plus humaniste qu’un jardinier, pas plus épanoui qu’un garagiste, pas moins frustré qu’une serveuse, pas plus curieux qu’une agente de sécurité….Ça dépend de l’individu &lt;EM&gt;derrière&lt;/EM&gt; le métier. Ça dépend de &lt;EM&gt;comment il voit la vie&lt;/EM&gt;.. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mea culpa. Mr Tintin, je n’aurais jamais dû vous surestimer. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le vendeur</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/06/01#103231</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;Il faisait au moins 32 degr&lt;/SPAN&gt;és à l’ombre. La chaleur était suffocante; l’humidité ne faisait qu’accroître le calvaire. Je marchais tel un mort revenu du royaume des ténèbres, titubant, haletant, au bord de l’évanouissement. Je marchais sans but, vers &lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;où &lt;/SPAN&gt;m’en allais-je ?&amp;nbsp; Je ne le savais pas; mais je marchais droit, la sueur sur le front, les cheveux gras, huileux, le chandail collé sur mon pauvre dos voûté. C’est alors que j’ai vu cette formidable &lt;I&gt;enseigne &lt;/I&gt;qui trônait haut au bout de la rue, une enseigne poussiéreuse à la couleur douteuse entre jaune, marron et gris; j’ai cliqué des yeux plusieurs fois, je ne croyais pas ce que je voyais&amp;nbsp;: un mirage, ce ne pouvait être qu’un mirage. «&amp;nbsp;&lt;I&gt;Neige à toutes les saveurs&lt;/I&gt; » disait l’enseigne. Je pressai le pas, sceptique et pensif. Quel genre de farce était-ce ? Au Fatubwali, de la neige ? Au pays du soleil ?&amp;nbsp; Là &lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;où&lt;/SPAN&gt; l’hiver n’avait jamais mis les pieds ?...&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Au comptoir, un homme au teint basané, aux mains ridées, au visage fané, aux cheveux rares, tout à fait à l’ombre, mettait ces mêmes mains au dessus de ses yeux tristes; cette habitude ancestrale de se cacher du soleil ne l’avait donc pas raté. Pourtant,&amp;nbsp; pas le moindre rayon de soleil dans son magasin. Il était là, mi-éveillé, mi-endormi, gisant sur une vieille chaise en bois qui semblait se plaindre de le porter. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;La paix sur vous monsieur. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;De même mon seigneur.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;J’ai cru comprendre que vous vendiez de la neige.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Oui, monsieur, tout à fait. De la neige à toutes les saveurs&amp;nbsp;: au citron, au chocolat, à la fraise...&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Il parlait lentement, les yeux mi-fermés, et je me demandais s’il n’était pas somnambule.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Mais...il fait plus que 30 degrés mon cher monsieur...&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Oh, les apparences sont trompeuses monseigneur, il paraît qu’il a même neigé à Gênes voilà quelques semaines. Il paraît que même les animaux font moins de petits maintenant, il paraît aussi que nous sommes la crème de l’humanité. Pourtant...pourtant...tout le monde sait que la crème est blanche et que le café ne se fait pas qu’au Brésil.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je ne comprenais pas un traître mot de ce qu’il disait, et j’ai commencé à me demander ce que j’avais mangé ce matin. Qu’était toute cette mascarade ? O&lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;ù&lt;/SPAN&gt; étais-je donc ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Et les affaires sont bonnes ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Oh, je m’en soucie peu. Les clients vont et viennent comme le vent. À mon âge mon fils, je ne me fais plus d’illusions; l’homme a perdu le combat, plus rien n’est à espérer.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ma patience avait atteint ses limites. Il faisait chaud, j’avais soif, et l’idée que je pouvais consommer quelque chose de frais, dans ce presque désert, s’était finalement frayée un chemin dans mon pauvre cerveau. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Très bien, dis-je, et ça coûte combien ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Cent Dinars, monseigneur, cent Dinars le demi-kilo.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Donc, pour un kilo c’est deux cents Dinars ...&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Non, pour un kilo, les prix montent monseigneur. C’est&amp;nbsp; une denrée rare que je vends ici. Plus vous en prenez, plus les prix montent.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;Mais, je pourrais quand même prendre deux fois un demi-kilo.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Libre à vous, monseigneur, n’oubliez pas la taxe de &lt;I&gt;surconsommation&lt;/I&gt;, à chaque achat, je serai obligé de vous la charger...&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 37.5pt; TEXT-INDENT: -19.5pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;La taxe de &lt;I&gt;surconsommation&lt;/I&gt; ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’en avais presque le sourire aux lèvres. Nous étions au Fatubwali, à 32 degrés à l’ombre, à marchander de la neige au chocolat, et ce somnambule de vendeur me parlait de taxe...&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Qu’est donc cette taxe encore ? Lançai-je furieux.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;La taxe de &lt;I&gt;surconsommation&lt;/I&gt;. Le gouvernement, pour encourager les gens à moins consommer, les oblige à payer une taxe à chaque achat.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Mais c’est justement de consommer qu’on a besoin ici. Plus les gens consommeront, plus grand sera le PNB, et plus grande sera la richesse.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Sur ces mots, le vendeur ouvrit grands ses yeux, et fronça gravement les sourcils.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Que Dieu vous pardonne monseigneur ! Pourquoi nous parlez-vous de richesse ? N’êtes-vous pas un des nôtres ? Voulez-vous donc notre perte ? La richesse, nous n’en voulons surtout pas. Nous voulons rester calmes, faire des siestes entre les siestes, voir grandir nos enfants, mourir tranquillement. Être riche, quelle exécrable ambition !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je n’en pouvais plus. Nous étions dans un pays de soixante pour cent de chômeurs, quatre-vingts pour cent d’analphabètes, soixante-quinze pour cent de femmes au foyer, une espérance de vie de cinquante-sept ans tous sexes confondus, et ce monsieur me parlait de calme et de tranquillité, de siestes entre les siestes. Je sortis cent Dinars de ma poche&amp;nbsp;: &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Donnez-moi donc un demi-kilo de neige au chocolat, s’il vous plaît !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;-&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 7pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Désolé, monseigneur, ce n’est pas la saison, me lâcha-t-il. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Son sourire démasqua sa seule dent, jaune et chétive, trônant dans cette bouche sans fond. Je sortis sans glisser un traître mot. Foutu Fatubwali !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Avant le référendum</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/05/31#103119</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;À la télé. Un journaliste prend le pouls des &lt;EM&gt;Françaises et Français&lt;/EM&gt;. &quot;Si le oui passe, dans deux ans la Turquie intègre l'union Européenne et nous devenons musulmans.&quot; Le pire, c'est que ce n'est même pas un cas isolé. C'est une idée (carrément parano&lt;!--StartFragment --&gt;ïaque, il va sans dire) qui trotte dans la tête de milliers de &lt;EM&gt;Françaises et Français; &lt;/EM&gt;voire &lt;EM&gt;d'Européennes et d'Européens&lt;/EM&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le peuple a besoin de&amp;nbsp;parano&lt;!--StartFragment --&gt;ïa. Le peuple a besoin. Le peuple a. Le peuple. Le. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Allo, il y a quelqu'un ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La mer est derrière vous et l'ennemi est devant vous...</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/05/26#102650</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ainsi, notre cher beau siècle ne nous laisse pas beaucoup de choix. On est à l'aube de quelque chose de grandieusement bizarre, de fichument con. D'un côté les alters mondialistes, de l'autre les capitalistes. D'un côté les défenseurs du peuple (apparamment !),de l'autre les tyrans (sûrement !). À priori, le choix est facile. Je suis contre l'injustice, pour l'épanouissement du peuple, contre la pauvreté (comme si on pouvait être pour !), pour le partage des richesses. À priori, le choix est évident. Mais. Pourtant. Cependant. Que devenons-nous quand nous défendons l'économie locale et rejetons tout ce qui vient de l'extérieur ? Que faisons-nous en criant haut et fort que Coca-Cola, Nike et Ikea devraient aller voir ailleurs ? Il n'y a qu'un pas vers le chauvinisme. Le fil vers le nationalisme est mince. Mais, le nationalisme, c'est bien, non ? Nâa. Je ne suis pas sûr. Le nationalisme, au début, a des allures de belle révolte, de beauté, de noblesse. Toutefois, il est bientôt accompagné d'une vague de racisme, de rejet de l'autre. Soudain, l'étranger devient aux yeux du nationnaliste, le capitaliste puant, le sans-coeur, le voleur de jobs et de femmes. Et alors ? Alors, ce n'est pas mieux. Entre &lt;I&gt;l'internationalisme &lt;/I&gt;et le nationalisme, laissez-moi vous dire, je n'arrive pas à trancher. Mon coeur me pousse vers ces belles idées, ces belles images dont j'ai toujours rêvées. Charles fait son bon petit fromage venant de bonnes vaches en bonne santé. Il me le vend chaque samedi à un prix raisonnable. Il vit de son fromage, de son lait, de ses vaches. Le &lt;I&gt;prix raisonnable&lt;/I&gt; le fait vivre amplement. Nous sommes tous les deux heureux. Moi, j'aide mon voisin et je mange du Vrai fromage. Charles vend à ses voisins un fromage de bonne qualité et fait assez de profit. La vie est belle. Arrive Fromagera, une grande compagnie Américaine de fromage. Son fromage est un peu moins bon, mais il coûte la moitié du prix. Je résiste au début. Rien ne vaut une bonne discussion avec Charles à propos de la pluie et du beau temps. Rien ne vaut le sourire de sa petite fille Clara quand elle me tend mon sac rempli de fromage et de lait frais. Je sors de son épicerie heureux, optimiste. À bas Fromagera ! Pourtant. Bientôt, l'inflation aidant, mon pauvre salaire n'ayant pas augmenté et ma troisième progéniture ayant vu jour, je commence à douter. Charles me parle de plus en plus de Fromagera, des foutus Américains, ces voleurs, ces sans-coeurs, ces capitalistes purs et durs comme il se plaît à les appeler. Les discussions sur la pluie et le beau temps me manquent. Je pense souvent à Toole, Fante, Brando, Scorsese et Coppola quand il insulte les Américains. J'en ai marre. Mais je ne veux pas du fromage de Fromagera. Pas par principe. Non. C'est qu'il ne pue pas assez leur fromage. Il ne sent rien. Il sent le vent. Il sent n'importe quoi. J'en ai vraiment marre. Charles m'a même demandé dernièrement de manifester avec lui et un groupe d'anarchistes. Pour le droit &lt;EM&gt;d'être&lt;/EM&gt; qu'il m'a dit. Pfff...Ras le bol de ces histoires. J'arrête le fromage !!&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Temps ingrat</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/05/23#102332</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;On l'a attendu longtemps ce printemps. Il aurait dû nous offrir de belles fleurs en bonne santé, du vert pétillant, un soleil discret mais présent. Il aurait dû. De la pluie monotone et froide, c'est tout ce qu'il a daigné nous offrir. De la pluie sans goût. De la pluie grise. De la pluie ennuyante. De la pluie sans ambition autre que nous clouer à la maison. Et cloué je suis. Je mate de mauvais films, que je sais mauvais d'avance. Je pense. Je réfléchis. Mon cerveau travaille, mais je ne sais ce qu'il mijote. Je ne sais ce qu'il pondra. Je sais seulement qu'il n'arrête de tourner.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un jour, mon cerveau sera. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Un jour, nous serons</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/05/18#101632</link> 

						<description> 
 &lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 20.05pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA; mso-bidi-font-size: 13.0pt&quot;&gt;&lt;FONT size=3&gt;Dimanche. Jean-Talon. Vente de garage. Un Québécois parle à un Hongrois . &quot;Je voudrais aller en Hongrie pour me chercher une femme. Un de mes amis en a trouvé une sur Internet &quot;. J'en ai eu la nausée. Me trouver une femme. En Hongrie. Internet. On parle de femmes ou de chaussettes Serge ? Et le bouffon Hongrois&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;répondait gentiment, poliment, quelques banalités gerbatives : &quot;T'as juste&amp;nbsp;à y aller et montrer ton passeport.&quot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Tu n'aurais pas un catalogue, Pavel ?&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 20.05pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;FONT size=3&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA; mso-bidi-font-size: 13.0pt&quot;&gt;Ces gens qui croient que parce que l'occident, parce qu'un peu d'oseille, ils peuvent tout faire dans &lt;EM&gt;le pays des autres &lt;/EM&gt;m'étonneront toujours. Les rêves qu'ils n'ont pu accomplir chez eux, ils veulent se les payer ailleurs. Ces&amp;nbsp;gens qui croient qu'une femme est aussi précieuse qu'un fer à repasser&amp;nbsp;ou une tringle, j'en ai des allergies, des allergies incurables.&amp;nbsp;Peu importe s'il ne connaît pas la femme qu'il trouvera, peu importe s'il sait qu'elle ne l'aime pas, mais veut son&amp;nbsp;peu d'argent ou tout simplement&amp;nbsp;vivre dans son&amp;nbsp;&lt;EM&gt;pays libre, &lt;/EM&gt;Serge s'en fout. Lui, il la veut son Anaszt&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-language: FR-CA; mso-bidi-font-size: 13.0pt&quot;&gt;á&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA; mso-bidi-font-size: 13.0pt&quot;&gt;zia,&amp;nbsp;&amp;nbsp;à n'importe quel prix. &amp;nbsp;Je souhaite qu'elle te coûte cher, Serge.&amp;nbsp;Très cher. Et qu'elle te rende fou. Plus fou que tu ne l'es déjà.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; mso-ansi-language: FR-CA; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;&lt;FONT size=3&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;DIV&gt;&lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Rien</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/05/13#101127</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Rien à signaler. Pas envie de dire quoi que ce soit. Je voulais parler de Dustupidac, euh, Dutroudepic, euh..enfin, celui qui disait des stupidités dans une émission de TeleQuebec...mais j'ai plus envie. Je voulais parler du soleil froid qu'on a ces temps-ci. C'est étrange un soleil froid. Il fait beau mais froid. À quoi bon alors ? Si je ne peux pas me promener en short, prendre mon vélo sans claquer des dents, à quoi bon ?&amp;nbsp;Qu'il neige pendant qu'on y est. Je voulais parler de la fin de session, mais&amp;nbsp;une fin est toujours le début de quelque chose d'autre, alors à quoi bon ? Je voulais parler de la solitude, d'être seul en pleine foule, mais ce n'est pas nouveau, ce n'est pas de l'histoire ancienne non plus, alors à quoi bon ? Je voulais parler. J'ai écrit. Inutile !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Modérés</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/23#98848</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;J'entends souvent cette phrase : &quot;Ce sont des musulmans modérés &quot;. On m'a même déjà &lt;EM&gt;traité&lt;/EM&gt; de musulman modéré. Nah môssieur, je ne suis pas un musulman modéré. Je suis musulman POINT. Et ce n'est pas parce que je bois du vin que je suis modéré. Faux, archi-faux.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A-t-on déjà dit &quot; juif modéré &quot; ? Pas que je sache.&quot; chrétien modéré &quot; ?&amp;nbsp;Non plus. Pourtant, plusieurs juifs ont commis des crimes au nom du juda&lt;!--StartFragment --&gt;ïsme. Pareil pour les chrétiens. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'idée que cet &lt;EM&gt;adjectif&lt;/EM&gt; véhicule, c'est que les musulmans sont radicaux par défaut. Quand ils sont &lt;EM&gt;modérés &lt;/EM&gt;(et encore faut-il définir ce que &lt;EM&gt;modéré &lt;/EM&gt;voudrait insinuer), ils sont exceptionnels, uniques, minoritaires. Ridicule. Si&amp;nbsp;tous les musulmans -&amp;nbsp;plus d'un milliard&amp;nbsp; -&amp;nbsp;étaient des radicaux, je ne serai pas là en train de taper sur un clavier. Le monde serait beaucoup plus chaotique. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je ne suis pas modéré. Je suis. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Saison reine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/20#98463</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;Et fond la sorci&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;ère blanche&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et s’évanouit le froid glaçant&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Place à la reine des saisons&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Bonjour à un règne plus clément&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Les arbres nus nous font des clins d’oeil&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Après une si longue période de deuil&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ils dévoilent leur bonne humeur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Inspirés par des oiseaux pubères&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Qui chantent des mélodies d’amour&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Eux qui n’ont pas chanté depuis si longtemps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Répandent désormais ce grand événement&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que partout on attend&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Le printemps est à nos portes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Son odeur est de plus en plus forte&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il arrive à grands pas&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il arrive conquérant&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Nous offrir ce dont on a rêvé pendant deux saisons&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Des fleurs jaunes languissantes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Des plantes vertes confiantes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Nous rappeler avec raison&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que le temps de se cacher est révolu&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que se morfondre, on ne devrait plus&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Désormais&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Un soleil pétillant nous réveillera&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;À coups de rayons&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Qui ne manqueront pas de cran&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il nous chatouillera le coin des yeux&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il envahira nos visages un peu trop blancs&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Sans aucune gêne, sans la moindre hésitation&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et nous invitera dans ses bras&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;À croquer ces belles journées&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Qui ne demandent qu’à être croquées&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Bonjour Printemps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Cela fait des siècles qu’on t’attend&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Bonjour printemps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Cela fait trop longtemps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que de vivre on fait semblant&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: center&quot; align=center&gt;&lt;SPAN lang=FR style=&quot;mso-ansi-language: FR&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Tout le monde il est pareil</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/14#97813</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;13h00. Cantine. P., un Canadien qui se croit encore Italien raconte sa fin de semaine. Un mariage. La bouffe n'était pas bonne. &quot;Were they French Canadian?&quot; demande M., une autre Canadienne qui se croit Italienne. P. confirme. D., assis à coté de moi, malgré son nom, qui peut porter à confusion, est né ici, d'une mère French Canadien et d'un père Allemand. Il ne bronche pas. Je lui fais un signe de la tête : &quot;Réagis!&quot;. Il ne veut pas. Plus tard, je lui pose la question.&quot;Pourquoi...?&quot;. &quot;Les stupides resteront stupides.&quot; Tu as raison D., malgré ton jeune âge, tu as tout compris. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;M., n'a probablement jamais vu l'Italie. Elle a probablement vécu toute sa vie au Québec. Mais elle se sent Italienne, mesdames et messieurs, Italienne et rien de moins. Et ce cher Québec qui l'a vue grandir, pleurer, rêver, ce beau Québec qui l’a vue surtout naître, elle le dénigre. Si la bouffe est mauvaise, c'est certainement des French Canadians qui l’ont préparée. Nous, les Italiens, on ne saurait faire ça. On sait cuisiner. On sait. Eux ne savent pas recevoir des invités, ne savent pas parler, ne savent pas se tenir. Dieu que j'ai entendu ces réflexions souvent. Des Arabes, des Africains, des Français… des &quot;autres&quot;. Dieu que &quot;xénophobés&quot; peuvent être xénophobes aussi. Dieu que tu nous a faits tous pareils. Dieu que tu nous a faits aussi misérables l’un que l’autre. Mais, si seulement on le savait. Si seulement M. savait qu’elle était aussi Québécoise que les French Canadians qui ne savent pas cuisiner. Si seulement. Rêvons. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Grève</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/07#96713</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Déception. La FEUQ nous a trahis. Jamais plus je n'irai en grève sous sa bannière. Les politiciens, et les wannabe politiciens sont tous pareils. 180 000 étudiants, 4 semaines de grève pour qu'un bouffon du nom de Pier-André Couche-Tard (ça rime, non ?) nous vende. Et pas cher, en plus. Une misère. Il est faux de dire qu'on n'aurait pas pu avoir plus. 180 000 étudiants, c'est énorme. Ce qui passait pour être le plus grand soulèvement du mouvement étudiant dans l'histoire du Québec, devient le plus grand flop du mouvement....Comme disait l'autre :&amp;nbsp;tout ça pour ça !!&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Pape bis</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/05#96464</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Paix à son âme. Encore des images navrantes. On étale son corps sans vie devant &lt;EM&gt;tout le monde&lt;/EM&gt;. Le pape appartient à tout le monde. Le pape était notre père. Oui, mais&amp;nbsp;l'étalerez-vous, votre père &lt;EM&gt;biologique&lt;/EM&gt;,&amp;nbsp;devant tout le monde,&amp;nbsp;quand&amp;nbsp;...? Pas moi. La mort est &lt;EM&gt;un état intime&lt;/EM&gt;, on se doit de le préserver, de le garder loin des regards des voyeurs. La mort appartient à son &lt;EM&gt;propriétaire, &lt;/EM&gt;et non à la foule. La mort ne devrait même pas exister. Si en plus, on doit la montrer ...!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Paix à son âme...et à son corps. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Même pas drôle</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/04#96271</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je vous donne 0M$ pour l'année courante, 70M$ - provenant en grande partie du fédéral - l'année prochaine, et ce n'est qu'ensuite (dans deux ans) que vous aurez vos 103M$. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Hey, patate, dans deux ans, tu ne seras plus là, vous ne serez plus là, ils ne seront plus là. Veux-tu que je te la chante en espagnol ? Dentro de dos a&lt;FONT size=2&gt;ñ&lt;/FONT&gt;os, ya no estaras &lt;FONT size=2&gt;ahí,&lt;/FONT&gt;....Tu te fous de la gueule de qui Jean ??&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Pape</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/02#96046</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Navrantes images. Un pape agonisant, de plus en plus démuni. Des gens pleurant, priant pour lui. Jusqu’ici ça va. Quoi de plus normal que de prier pour un symbole, une idole, celui qui redora le blason du Vatican ? C’est le sens des prières qui m’inquiète. C’est ce qu’ils demandent à Dieu qui me semble douteux : que le Pape reste en vie. Égoïsme. Pourquoi ne pas prier pour qu’il s’en aille en paix ? Pourquoi vouloir étirer son agonie ? N’est-il pas pénible de voir un être humain, quel qu’il soit, dans cet état ?....Poser la question, c’est y répondre.&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Mots en vrac</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/04/02#96031</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Étrange. Des étudiants qui se sourient dans le métro sans se connaître. Des politiciens véreux qui achètent à coups de pages de publicité l’opinion publique Des étudiants qui manifestent. Des étudiants qui cassent. Des assemblées générales. Des anglophones contre la grève des étudiants. Des étudiants qui votent pour la grève mais qui ne s’impliquent pas. Des étudiants qui s’impliquent . Un premier ministre qui ne se prononce pas. Une colère. La colère du peuple. Des artistes qui appuient la cause des étudiants. D’autres assemblées générales. Des carrés rouges. Des étudiants carrément dans le rouge. Un ministre de l’éducation qui joue une « sale game ». Des Ontariens plus endettés. Des Ontariens mieux payés. Un niveau de vie différent. Des comparaisons hâtives. Des comparaisons quand même. Le chaos. Ou presque. Des étudiants qui s’ennuient. Des étudiants qui ne veulent pas lâcher. Des étudiants de soir qui n’ont en rien à foutre de la grève. Ni de la bourse d’ailleurs. Eux, ils travaillent et étudient. Les autres étudient et travaillent. Pas pareil. Et dans dix ans, Jean-Jacques, tu vas payer des fortunes pour ta fille, ou tu vas la laisser crever ? Des étudiants articulés. Des leaders nés. Des étudiants qui font du spectacle. Des étudiants qui ne font que du spectacle. Des personnes qui se mouillent. Françoise David. Loco Locass. Paul piché. Des polémiques. Les écoles juives. Le surois. Les assistés sociaux. Le chaos. Ou presque. Le Québec. &lt;BR&gt;Québec, je t’aime. Parce que chaque jour est une aventure. Parce que tu me surprends. Parce que, de tout ça, ne peut qu’émerger quelque chose de grand. A por delante ! &lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>L'intégrisme des athées</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/29#95529</link> 

						<description> 
 &lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 12.75pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;C’était un paisible dimanche de Pâques. Bonne bouffe, bon vin, bon dessert. On s’apprêtait à jouer aux cartes. Quand le sujet s’imposa de lui-même : Darwinisme. Je ne suis pas en faveur de cette théorie. Non pas que je snobe le singe. Loin de là. C’est son côté trop scientifique et assez clinique qui m’a toujours déplu. La vie a toujours eu, à mon sens, un brin de folie, d’inconstance, de laideur, un petit je-ne-sais-quoi qui me laissait perplexe devant toute tentative de m’expliquer sa fragilité et son instabilité. La vie n’est pas un laboratoire, telle est et sera toujours ma conviction. Bien sûr, l’être humain, au fil des siècles, face aux changements climatiques et sociaux, vit son physique se métamorphoser. Ça, je ne peux le nier. Mais qu’en est-il du début ? Comment tout ça commença ? C’est la genèse de notre monde que je laisse au hasard, à l’incompris, au magique. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 12.75pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;J., apprenant mon refus du Darwinisme pur,&amp;nbsp;courra s’allumer une cigarette&amp;nbsp;en me lançant un réprobateur « Qui t’a appris ça ? ». A. me rappela que plusieurs animaux avaient le don de sentir l’imminence d’un danger naturel. « Oui, et le caméléon ne change pas vraiment de couleur quand il veut, et l’autruche ne s’enfouit pas vraiment la tête sous la terre, pensai-je ». « Et alors ? Dis-je ». An. me somma immédiatement de lui expliquer le pourquoi de ce refus. J. me traita d’obscurantiste. M. et B. me lancèrent des regards accusateurs. J’avais profané le territoire des morts. J’avais osé contredire une théorie qui semblait être dans cette chère famille une vérité absolue. Je n’étais pas intelligent. Je n’avais pas compris. An. me rappela que dans le pays de l’oncle Sam, plusieurs personnes partageaient mon avis. « Oui, il paraît même qu’il y en a qui boivent aussi du café après le dîner. Comme vous, en ce moment, An. » pensai-je. Je lançais cette phrase que j’aimais bien : « Il n’y a pas de vérité. Chacun sa vérité ». J. me rappela qu’on ne faisait pas dans la philosophie; qu’on parlait de vérités scientifiques. « Vérité pour vous. Pas pour le reste de l’humanité » pensai-je. « Et si quelque part, dans ce beau monde, il y avait des gens qui ne pensaient guère la même chose que vous. Et si, et si. Pourrait-on au moins avoir d’autres croyances ? Pourrait-on croire que Dieu (ou manitou, ou...) créa l’être humain, ce même être humain, qui avec le temps, évolua physiquement ? » . « Oui, mais ils auraient tort ces gens-là.». Je n’arrivais pas à y croire. Ainsi, avait-on lu des centaines de livres, vécu tellement d’expériences, fondé des familles, éduqué des enfants, et on osait affirmer que toute personne ayant d’autres croyances que les nôtres faisait une erreur. An. fort de ses longues années d’études théologiques, m’affirma sur un ton sûr et presque arrogant « Dieu est une invention de l’homme.» B. Dit « que Dieu pouvait exister, mais que les religions, elles, n’auraient jamais dû exister.». M. s’énerva et coupa tout court la discussion « Dieu n’a pas de place ici. On ne parle pas de Dieu. On ne parle plus. C’est fini. ». Vous aviez dit obscurantisme, J.? Je dis intolérance.&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana&quot;&gt;Intolérance et manque de savoir-vivre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 12.75pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;A. commença un des ses fameux monologues, parlant de sa mère trop religieuse à son goût, et de son défunt père malheureusement (pour elle !) mormon. Elle conclut « Et je mettrais dans le même panier, tous les arabes et les musulmans qui traitent mal les femmes ». « Tu ne sais pas de quoi tu parles. » « Oui, je sais. Je suis allée en Algérie. On m’a traitée de guidoune. Et puis, on est informés ici. On sait ce qui se passe ailleurs. » . Merci de me le rappeler A., ça fait juste 7 ans que je suis ici. Je m’énerve vite. Trop vite même des fois. Sale caractère. Sang beaucoup trop chaud. Mais pas partout. Pas chez n’importe qui. Pas chez la belle famille. Pourtant. Toutes les parties apparentes de mon visage votèrent tout de suite communiste. Les cartes, que je tenais dans mes mains, connurent leur première commotion cérébrale. « Tabarnak. Vas-tu arrêter ? Tu sais ce qu’on te dit de savoir, ce qu’on veut que tu saches. Pas la vérité. ». Ce fut presque tout. Je ne parlai plus. Je jouai aux cartes sans conviction. Je serais même parti si je ne savais d’avance que ça créerait un tollé. J. essaya de me parler de la grève. B. fit des blagues pour détendre l’atmosphère. P., arrivé tard et quelques verres aidant, ne se rendit compte de rien. A. feuilletait des revues sans ambition aucune. Pauvre dîner. Pauvre soirée. Cette succulente viande, ce bon dessert, ce vin divin, ne méritaient pas ça. Vraiment pas. Mais que faire devant les incertitudes de la vie ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 12.75pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Le Québec en a bavé avec l’église pendant un certain temps. La révolution tranquille libéra le peuple de cette lourdeur religieuse et sociale. Cette génération associa alors la religion au malheur, et passa le flambeau à ses enfants. Aujourd’hui, au Québec, vous êtes gauchiste, penseur, cultivé et, preuve de votre indéniable intelligence, athée; ou bien capitaliste, ignare et, preuve de votre débile stupidité, croyant et donc bigot et bondieusard. Il n’y a pas de juste milieu. Il n’y a pas d’autres alternatives. C’est ça ou rien. Ce que je déplore. Ce qui me révolte. Ce que j’appelle l’intégrisme des athées. Vous ne pouvez débattre avec eux. Le mariage ? Quelle hérésie. Dieu ? Vous divaguez jeune homme. La vie après la mort ? Non, ça n’existe pas. Non, aucune probabilité qu’on se trompe. Jamais. Nous avons raison et vous n’avez pas le droit d’en douter. Nous sommes tolérants...tant que les autres pensent la même chose que nous. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P style=&quot;LINE-HEIGHT: 12.75pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Pourtant, je ne suis pas un bigot. Loin de là. Pourtant, il m’est déjà arrivé et m’arrive encore souvent de me poser certaines de ces questions. Et d’avancer certaines des réponses que vous avez affirmées. Mais jamais comme une vérité absolue. Jamais comme La Vérité. C’est quand je vous rencontre chers athées agressifs, chers hypothétiques tolérants, que la foi, que je n’ai pas, se manifeste. C’est quand je vous parle, que je deviens ami des orthodoxes juifs, des sikhs et autres témoins de Jéhovah. C’est en votre présence que je me découvre pro-voile. Des fois, j’ai même envie de le mettre, ce putain de voile, et de me présenter chez vous. Vous allez sûrement m’accepter pour dîner. Mais vous allez croire tout bas, ce que vous ne direz jamais tout haut : que ma femme m’oblige à le porter. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;FONT-SIZE: 14pt; mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Imposteur</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/26#94797</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&quot;Invité : Éric-Emmanuel Schmitt, philosophe, dramaturge et romancier de renommée mondiale. Il était athée, il croit maintenant en Dieu. Pour lui, « croire » est un acte par nature irrationnel. Éric-Emmanuel Schmitt nous raconte sa foi, teintée des doutes du philosophe.&quot; (radio-canada.ca). J'ai vu (et pas lu, ça jamais de la vie !!) &quot;Ibrahim et les fleurs du coran&quot; l'année dernière, et quelle ne fut pas ma déception ! Ici, je ne parlerai pas du film (ça c'est une autre histoire), mais du roman dont il est adapté. Comment peut-on être un écrivain de renommée, un philosophe (sic!), quand on plagie ouvertement l'un des plus beaux romans jamais écrit : &quot;La vie devant soi&quot; ? Sommes-nous devenus aveugles ? Tolérants ? Passifs ? Depuis quand encense-t-on les imposteurs ? &lt;BR&gt;Un copieur n'a pas le droit d'être lu. Encore moins d'être reconnu pour un roman fortement inspiré d'un autre. Philosophe !!...et puis quoi encore ?? &lt;BR&gt;Dieu, je me confesse : je n'ai jamais lu un seul des romans de Mr. Schmitt. Dieu je me confesse d'avance : Je ne lirai jamais un roman de Schmitt. &lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>El paraiso</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/26#94735</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Que ferai-je s'il existait ? Que ferai-je si on m'y acceptait ? Plusieurs idées me viennent en tête. Je regarderai des films en boucle. Je lirai des livres à n'en plus finir. Je jouerai au basket en compagnie de K.,W.,Y. et A. Je jouerai au tarot. Je me cacherai dans les bras de L. Je ferai des festins chaque soir, et j'inviterai tous ceux que j'aime. Je donnerai le doigt d'honneur à ceux que j'aime moins. J'écouterai J.B pendant des heures. Tiens, je demanderai même à le voir chanter en direct. Je parlerai à N. pendant des heures pour rattrapper toutes ces années d'absence. Je nagerai en compagnie de S. une éternité. Je ferai des programmes complexes avec une grande facilité. J'écrirai un roman d'anthologie. Je boirai jusqu'à tutoyer les cieux... Finalement, s'il existait, et si j'y étais admis, j'y serai ....un homme occupé ! &lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Oscars</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/25#94707</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Plus jeune, les Oscars étaient ma référence. Je ne ratais aucun film (ou presque) qui avait gagné un des Oscars majeurs. Puis, il y eut les oscars de Denzel, de &quot;Shakespeare in love&quot;, le chauvinisme américain face au cinéma d'ailleurs, etc... Désormais, je regardais les oscars pour le spectacle, les controverses (vive Moore!). Puis vint l'année 2005. L'un des meilleurs acteurs de tous les temps, l'Acteur pour moi, celui qui a changé les méthodes d'acting pour toujours, celui qui fit pendant des années le bonheur des cinéphiles, est mort. Brando est mort. Le grand Brando n'était plus. Je me disais que malgré son refus du deuxième oscar - pour une bonne cause - que malgré ses déclarations controversées (contre un certain lobby étouffant), que même si entre Hollywood et lui, ce n'était plus la lune de miel depuis des décennies, ils ne pouvaient pas ne pas lui rendre hommage. Un petit hommage. Une parenthèse. Une récapitulation de ses plus grands films. Cinq minutes. Deux petites minutes. Un petit Chouia de reconnaissance. Mais rien. Néant. Trois maigres images. Même pas un mot. Aucun respect, aucune gratitude. Niet. Imaginez que la Fifa fasse la même chose pour Diego (quoique, celle-là, je la vois venir!). Imaginez que la Nba suive le même exemple pour Michael. J'en serai aussi offusqué. Ce que les Américains firent pendant la dernière cérémonie des Oscars est tout simplement un hold-up historique. Bien entendu, Marlon est au dessus de tout ça. Personne n'effacera des mémoires cinéphiles les Kowalski, Zapata, Terry Malloy, Don Vito Corleone ou encore le Colonel Kurtz. Mais quand même, il y a des limites. Comme dirait l'autre : &quot;je sais, on fait ce qu'on peut. Mais, y a la manière !&quot;. Oui, la manière. Hollywood a simplement manqué de ce que Brando fit preuve dans certains de ses personnages (Corleone, encore et toujours !), et dans sa vie : la classe. &lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ils sont fous ces libéraux !!</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/23#94264</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Bourde sur bourde, gaffe après gaffe. On aura rarement vu un gouvernement aussi incompétent. On dirait qu'ils font exprès. Les écoles juives, le surois, les étudiants, les assistés sociaux. Ce n'est pas que je sois contre toutes leurs décisions. Ce n'est pas que je sois pour. Non. C'est qu'ils ne prennent pas le pouls de la population. Je les imagine. Ils se réveillent, puis se disent &quot;Quel beau temps aujourd'hui. Quel calme. Nos citoyens ont besoin de bouger, de se réveiller. Faisons en sorte que leur journée soit inoubliable&quot;. Et inoubliables sont nos journées depuis qu'ils sont là. Amèrement inoubliables. Une mauvaise blague. De nombreuses mauvaises blagues. Et une population de plus en plus fâchée. &quot;Nous avons un mandat&quot; qu'ils n'arrêtent pas de répeter.Vous avez surtout la tête dure. Très dure. Elle finira par tomber. J'espère. 70% des Québecois l'espèrent. Dis- nous Jean, tu es bête ou tu fais exprès ??&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Cossery</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/23#94218</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Le sage Egyptien. Il écrit comme personne. Sa plume est anarchiste, non conformiste. Jamais personne n'a dépeint des personnages comme ceux de Cossery. Mais pourquoi ne le connaissais-je pas ? Pourquoi ne nous parle-t-on que de Mahfouz ? Le nobel a dû faire son effet. Et Cossery est aussi anarchiste que sa plume. Pourtant. Pourtant, &quot;Mendiants et orgueilleux&quot; est un chef-d'oeuvre. &quot;Le complot des saltimbanques&quot; une belle satire. Pourtant, Cossery est un grand écrivain francophone, un grand inconnu (ou presque), un grand oublié. Mais tout ça doit le faire rire. Albert doit s'en foutre royalement. Il sait que la vie est une farce. Et que connu ou pas, il aura laissé des bijoux de romans. Il aura laissé Gohar. Et Gohar c'est tout un personnage. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Il a dit</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/23#94201</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Le premier homme qui est mort a du être drôlement surpris - &lt;I&gt;&quot;Georges Wolinski&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Hilarant !!&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Maldito duende</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/22#94104</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Heroes del silencio. Je n'avais pas vingt ans. Un bar, de la fumée. On jouait au billard à n'en plus finir. &quot;Heroes&quot; nous parlaient d'estrellas. On ne parlait pas; on jouait. Belle époque. Belle insouciance. Presque imbéciles, mais pas la moindre idée de la vraie vie, de ce qui viendra, de ce qui adviendra de nous. 10 ans plus tard, je m'imagine encore &quot;cabana tio juan&quot; remplie d'autres jeunes rêveurs, &quot;Heroes&quot; y chantant d'autres chansons. La fumée, les bières, la jeunesse. Cette jeunesse qui s'enfuit à grand galop, et que je ne sentirai plus jamais. Restent les photos... et les faux amis. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Fante</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/22#94074</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Ma dernière découverte. Pas rien. Arturo Bandini est un personnage attachant, courageux et lâche, humaniste et cruel, amoureux et haineux. Bref, un véritable être humain. J'aime la sensibilité de Fante, j'aime sa verve. Buckowski avait vu juste. Fante, lui, ne voyait plus à la fin. Moi, je vois mieux depuis que je l'ai lu. Je vois Camilla, je vois Svevo, je vois Maria, je vois Rosa. Je les vois tous, ils me parlent et je leur mime mes pensées. Salut John; on se verra peut-être un jour.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Michael</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/22#94000</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Un grand artiste, une référence dans le monde du pop, un musicien unique. Mais un enfant, un homme au cerveau d'enfant. Et l'Amérique, qui l'a chéri et idolé, a maintenant décidé que c'était un être douteux, et sans scrupules, que c'était un pédophile. Quoi qu'il arrive dans ce procès-mascarade, j'écouterai toujours ta musique, Michael. Non pas que je t'idôlatre, mais parce que j'ai du respect pour mon enfance, pour mon adolescence, pour mon passé. Je t'ai écouté, je t'ai imité. Tu m'as fait passer de bons moments, et ça s'arrête là. Pourquoi vais-je te dénigrer ? Parce que tu es bizarre ? Parce que tu as changé de couleur ? Parce que tu as changé la taille de ton nez ? Rien à foutre. Par contre, rares sont les produits musicaux aussi bons, créatifs et complets que certains de tes albums. Amérique, je ne te suis pas là dessus. Amérique, je ne pense pas un jour te suivre. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Paz</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/03/22#93929</link> 

						<description> 
 &lt;br&gt;Un avenir de paix se profile&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Quand le soleil se lève&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Et m’arrache à mes rêves&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Des rêves lumières&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Des rêves chevaux&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Des rêves colombes&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Des rêves bateaux&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Sourires&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Pureté&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Enfants aux yeux étincelants&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Une Mer bleue&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Défiante de beauté&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Des forêts vierges&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Aux arbres en bonne santé&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Un avenir de paix se dessine&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Un avenir de paix ne fait que se dessiner&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Mais où ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Mais quand ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Nous attendons&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Mais où ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Mais quand ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Nous attendrons&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Quitte à nous faire traiter de rêveurs&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Car nous sommes rêveurs et nous l’assumons&lt;br&gt;


 
 </description> 

					</item> 

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