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				<channel> 

				<title>La vérité n'existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse !</title> 

				<link>http://karlamassini.monblogue.com/</link> 

				<description>Opinons !</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title>Décision prise</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/10#126131</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je déménage. Rendez-vous sur karlamassini.blogspot.com.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À bientôt.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Déménagement ?</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/08#125887</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Chez blogspot, on peut mettre des images gratuitement. Je me suis créé un blogue pour voir. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;karlamassini.blogspot.com. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'en pensez-vous ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Déménage ? Déménage pas ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La chanson de la semaine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/08#125866</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je l'écoute en boucle. Et j'ai presque les larmes aux yeux. Je n'ai rien à rajouter sur lui, sur sa vie. Tout a déjà été dit et redit, filmé de refilmé, chanté et rechanté. Enfin si.&amp;nbsp;Et je sais que je vais en faire remuer plus d'un. Mais je le dirai quand même. Malgré la violence. Malgré les morts. On ne fait pas toujours Ghandi. Des révolutions, ça prend ça. Des fois. Alors, oui : il n'y a eu qu'un prophète au vingtième siècle. Il était Argentin. Il est mort pour les autres. Mais vivra toujours. Mais vivra toujours. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, je chante avec la chanson. Et mon coeur vibre. Même si je sais que c'est d'un romantisme... Que je suis un idéaliste. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aprendimos a quererte&lt;BR&gt;desde la histórica altura&lt;BR&gt;donde el sol de tu bravura&lt;BR&gt;le puso cerco a la muerte.&lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Estribillo&lt;EM&gt;:&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Aquí se queda la clara,&lt;BR&gt;la entrañable transparencia,&lt;BR&gt;de tu querida presencia&lt;BR&gt;Comandante Che Guevara.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Tu mano gloriosa y fuerte&lt;BR&gt;sobre la historia dispara&lt;BR&gt;cuando todo Santa Clara&lt;BR&gt;se despierta para verte.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Vienes quemando la brisa&lt;BR&gt;con soles de primavera&lt;BR&gt;para plantar la bandera&lt;BR&gt;con la luz de tu sonrisa. &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Tu amor revolucionario&lt;BR&gt;te conduce a nueva empresa&lt;BR&gt;donde esperan la firmeza&lt;BR&gt;de tu brazo libertario. &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo&lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Seguiremos adelante&lt;BR&gt;como junto a ti seguimos&lt;BR&gt;y con Cuba te decimos:&lt;BR&gt;!Hasta siempre, Comandante! &lt;/P&gt;
&lt;P class=pagenoted&gt;Estribillo&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Quelques points</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/05/04#125700</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Quelques points. Quelques remarques. Quelques rêves. Quelques déceptions. &lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Le Barça, club que je supporte depuis plus qu'une décennie, fera la finale de la champions league. Je croise les doigts. S'ils me refont le coup d'il y a 12 ans, quand ils ont osé, le jour de mon anniversaire, de prendre un 4-0 contre le Milan A.C, je ne sais ce que je ferai...Je les supporterai sûrement, jusqu'à la prochaine finale :)&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Je me suis coupé les cheveux très courts. Très très courts. Et je me sens léger. Et j'ai une tête uniforme. Et ça va pas si mal. &lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Harper tient ses promesses. Et ça pue l'ambition politique. Un prochain gouvernement conservateur majoritaire me mettrait par terre. Je suis pessimiste de nature. Mais là, je crois que j'ai des raisons.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Villepin continue à creuser. Alors qu'il est déjà dans le trou. Sarkozy sourit à pleines dents. Pauvre France. Vers quel avenir vas-tu ?&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Mon pays natal a choisi un slogan que, si on ne peut qualifier d'agressif, on peut du moins dire qu'il est &lt;EM&gt;baveux &lt;/EM&gt;(comme on dit dans mon pays adoptif) : le plus beau pays du monde. Rien de moins mes amis. Ça me laisse perplexe. Quand on sait que le monde est vaste,&amp;nbsp;et qu'il est souvent beau. Le monde. Beau. Partout. Ou souvent. Ou presque. La beauté n'a pas un seul partenaire.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Les Canadiens de Montréal ont perdu. En prolongation du sixième match qu'il fallait gagner. J'étais dans un bar. En très bonne compagnie. Et dans la petite salle, il y avait un groupe de francophones et un couple d'anglophones. Pour la première fois, depuis longtemps, francophones et anglophones avaient le même but, souhaitaient la même chose : voir les Montréalais gagner. J'en étais ravi. J'ai tellement ri quand l'homme du couple anglophone se laissait aller en pleine action : Come on, score, awe ostie ! En français, le &quot;awe ostie&quot;. Beau. Très beau. Je vois déjà mes sceptiques amis francophones me dire : c'est un francophone qui se la pète. Je me vois déjà leur répondre qu'ils sont de mauvaise foi. Pourquoi ce ne serait pas spontané ? Laissez-moi rêver !&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Le beau temps fait sa pucelle. Il montre le bout du nez 1 ou 2 jours, et fait place à la pluie, au temps gris. Je pompe. Je déprime. Je veux mon soleil. J'estime le mériter. Après un si long hiver, auquel je ne m'habituerai sûrement jamais. &lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Le premier tome d'Ulysse est fini. Donc, il ne me reste que quelques 600 pages. Go, go, go ! Faut pas lâcher. I. m'a passé le film. Que je n'ai pas encore eu le courage de voir. Noir et blanc, méchant accent Irlandais (d'après I.), et il pleut et mes cheveux courts et Jack Bauer. Des excuses, des excuses. Ça me fait penser à Dalida. Je sais. Je saute du coq à l'âne. Et le pauvre âne n'en peux plus de mes sauts imprévisibles.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Y. nous a invité à son anniversaire. C'était chic. La bouffe était peu bourrative. Mais peu importe. Les invités, ses amis, étaient sympathiques.Très. Vrais. Alors, le snobisme gratuit mais prévisible, les cheveux plaqués mais sales, les cigares bons mais puants, on s'en fout. Vive l'amitié. Merci Y.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;Qui va gagner la coupe du monde ? Le Brésil. Facile. L'Allemagne. Je ne miserai pas grop là-dessus. L'Italie. Baggio ne joue plus. L'Argentine. J'aimerais bien. À deux conditions près. Que ce soit contre la France. Qui jouerait à 10. Que Zidane marque deux buts. Que Maradona soit dans les gradins. Que le capitaine d'Argentine lui dédie le trophée. Que Maradona vienne le chercher. Et Qu'il le dédie à Zidane. Bon, j'arrête de rêver...&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;J'ai hâte de lire un roman palpitant. Je m'en fous qu'il soit vain. Palpitant. Style&amp;nbsp;&quot; Le maître des illusions&quot; que j'avais dévoré.&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;UL&gt;
&lt;LI&gt;L et I ont eu leur deuxième bébé. Vive la vie !&lt;/LI&gt;&lt;/UL&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Question ouverte</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/27#125390</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Discussion polémique hier soir. On parlait. Et j'ai dit &quot; Les noirs sont agiles &quot;. Alors, elles me sont tombées dessus. C'est raciste. Et venant de moi, c'est décevant. Et vas-y que j'ai pas le droit de dire ça. Et vas-y que je ne devrais pas penser ce genre de choses.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bien sûr, je respecte leur avis. Bien sûr, elles avaient le beau rôle. Quoi de plus beau que de défendre les minorités visibles ? Quoi de plus beau qu'être contre le racisme ? Mais était-ce du racisme ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il me semble que le monde tombe trop dans le politically correct. Il me semble qu'on ne peut plus rien dire. Le monde est divisé. Tu es raciste (dans cet exemple) ou tu es politically correct. Il me semble que tout ça, c'est de la paresse intellectuelle. Blanc ou noir. Pas de gris.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, je vous pose la question. Est-ce être raciste que de dire ce que j'ai dit ? Si oui, pourquoi ?&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Palomita libre</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/22#125149</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Envie de rien faire. Envie de rien sentir. Envie du néant. Le néant et le vent. Et pas de lumière. Et,&amp;nbsp;en guise de bruit, des vagues. De plus en plus grandes, qui s’écrasent sur un long mur millénaire. Je regarderai avec émerveillement, la pauvreté du paysage qui s’offrirait à moi. La pauvreté. Du paysage. J’aimerais être un paysage. Ou une statue. Mais pas vivre. Vivre est une tâche ardue. Vivre est un long périple. Vivre, c’est pour ceux qui ont la lumière infuse. Je n’ai pas de lumière infuse. J’ai mes doutes. J’ai ma tristesse. J’ai mon regard décalé. J’ai mes nuages qui cacheraient le plus conquérant des soleils. J’ai ma pluie qui gâche toute possibilité de chaleur. J’ai mon silence que gâchent des bruits inutiles. Bien sûr, on pense à la corde, à la bouteille de scotch bue du goulot, à l’arsenic, aux médicaments. Mais je ne suis pas l’anti-héros d’un film du samedi soir. Et puis, il y a la lâcheté. Et les larmes qui ne veulent sortir. Et le regret que je n’aurai pas, car je ne serai plus là. Mais, le regret quand même. Des enfants que j’aurais pu. Des livres. Des films. Des musiques. Des amis que je ne. De ma femme que je ne. Ne. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et le clavier nous sauve. Comme nous aurait sauvé une plume, vingt ans plus tôt. Comme si on pouvait nous sauver. Je vous le dis aujourd’hui. Et que ça soit bien clair. Personne ne sauve personne. Rien ne sauve personne. Il y a la vie. Il y a ce long tunnel – comme avait dit Sabato – long et noir. Et il y a vous. Moi. Eux. Et paraîtrait-il qu’une lumière. Mais point de lumière. Sauf, si lumière infuse. Et toutes ses fleurs qui jaunissent, tous ces arbres qu’on coupe, tous ces marécages qu’on ne connaît pas, tous ces bébés nés malades, ne vous diront pas le contraire. Ni l’injustice. Ni les pays sous-développés. Ni les complots des compagnies pharmaceutiques. Rien ne vous dira, ni n’osera vous dire le contraire. Et je mélange tout. Et je saute du coq à l’âne. C’est mon dernier droit. Celui de sauter. Celui de mélanger. Et de tout vomir. J’aurais souhaité une nappe longue et blanche. J’aurais mieux vomi. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et cette phrase qui me trotte dans la tête. Allure d’une fin de poème. Ou de chanson. Je n’en sais rien. D’où viens-tu ? Je n’en sais rien. Mais te voilà. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Y cuando se van las nubes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;A m&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA; mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;í&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt; , no me queda el cielo&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;A mi, me quedas t&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;ú&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;I&gt;Me quedas t&lt;/I&gt;&lt;I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-bidi-font-size: 10.0pt&quot;&gt;ú&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 10pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et maintenant, tu ne m’appartiens plus. Palomita libre. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Idée brève</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/20#125041</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je lis des articles qui ne m'intéressent pas; qui parlent de sujets qui ne me stimulent pas. Mais les études, c'est comme le couple, il faut tout prendre...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, je lis. Et plus je lis, plus je me rends compte que la science est notre seul salut. Pas pour les résultats. Pas pour les avancées technologiques. Nâh. Ce sont les auteurs qui me font dire ça. Parce que vous voyez, quand Shlomo écrit un article, en collaboration d'un Ramesh et d'un Daniel, moi je dis que la science c'est rassembleur, c'est même salvateur. Un juif écrit avec un musulman, un indien avec un Pakistanais, un chinois avec un arabe, un caucasien avec un noir, ou un bleu, ou un&amp;nbsp;rouge, ou qu'est-ce qu'on s'en fout...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il n'y a que dans ces articles que je trouve encore&amp;nbsp;de l'espoir. Demain sera meilleur. Demain, nous écrirons tous des articles. Et le monde sera sauvé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'est-ce que je peux être idéaliste !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Tremblay, Lepage et Landry : le Québec dans tous ses états</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/12#124577</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il y a quelque chose de malsain dans ce qui se passe au Québec en ce moment. Toujours le même sujet qui nous tiraille. La souveraineté. Une idée, belle et noble au début (j’imagine, d’après ce que j’ai lu, parce que je n’étais pas ici ), se transforme en catalyseur politique ou en idéologie mal cernée. L’écrivain et dramaturge Québécois Michel Tremblay a ouvert le débat avec son coup de gueule, qui a fait couler beaucoup d’encre - et peut-être même beaucoup de larmes. Il refuse les arguments financiers des souverainistes. Et Lepage de prendre le micro. Il ne se reconnaît plus dans les idées péquistes. Et Landry de se fâcher et de promettre de ne plus jamais assister aux spectacles de Tremblay. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ridicule. Franchement ridicule. Plus ça va, moins ça va. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Les souverainistes, purs et durs, semblent refuser toute critique. Si elle vient «&amp;nbsp;des autres&amp;nbsp;», elle est irrecevable. Si elle vient d’anciens souverainistes, ou souverainistes latents – comme s’est défini Lepage - &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;elle est encore moins acceptée. Comme si un souverainiste n’avait pas le droit de changer d’avis. Comme si la critique était un exercice de mauvaise foi. Comme s’il n’y avait que les souverainistes qui pouvaient parler et définir le Québec. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Mais qu’arrive-t-il donc au Québec ? Qu’arrive-t-il aux Québécois ? Pourquoi ces débats stériles ? Pourquoi ces partis politiques qui se nourrissent de l’identité d’un peuple ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Pour ou contre la souveraineté ? Bein, voyons. Et la santé ? Et l’éducation ? Et l’euthanasie ? Et la pauvreté ? Et les avantages sociaux ? Et le réchauffement de la planète ? Oui, oui, je sais. Vous allez me dire que ce sont là des choses liées. Mais, pouvez-vous au moins nous expliquer quel est votre projet pour la nation ? Et arrêter de brandir le spectre de la souveraineté comme la seule et unique solution ? Parlons clairement. Ne mentons pas. Disons la vérité. Et choisissons ensemble. Et respectons le choix majoritaire. Une fois. Une dernière fois. Et c’est tout. Ensuite, passons à d’autres défis. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le temps est venu pour le Québec et son peuple de se redéfinir au début d’un nouveau siècle. Ce qui était valable il y a trente, quarante ans, ne l’est peut-être plus maintenant. Il faut se poser des questions. Parler, débattre, respecter l’avis des autres, essayer de les convaincre, tels sont les gestes que les citoyens du Québec devraient poser dans les prochains mois et&amp;nbsp;années. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Un meilleur Québec. Tel est le but ultime. Peu importe son allégeance. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ulysse : un passage intéressant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/07#124383</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Celui Qui s'engendra Lui-même, médian à l'Esprit-Saint, et Soi-même s'envoya Soi-même, Racheteur, entre Soi-même et les autres, Qui, maltraité par ses ennemis, dépouillé de ses vêtements et flagellé, fut cloué comme chauve-souris sur porte de grange, souffrit la faim sur l'arbre de la croix, Qui se laissa ensevelir, se releva, dévasta les enfers, s'installa au ciel o&lt;!--StartFragment --&gt;ù&amp;nbsp; il est assis depuis dix-neuf cents ans à la droite de Son propre Soi-même, mais reviendra au dernier jour pour passer sentence sur les vivants et les morts alors que tous les vivants seront déjà morts&lt;/EM&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Page 288 de l'édition traduite par Auguste Morel et revue par Valery Larbaud.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le clash et le milieu</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/04/06#124306</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Je ne voulais pas en parler. Je n’aime pas les modes. Les choses dont tout le monde parle. Les livres que tout le monde lit. Les films que tout le monde voit. Je n’aime pas. Mais, des fois, il faut se rendre à l’évidence. Les modes ne sont pas seulement des vagues colorées qui traversent notre temps sans laisser de marques. Elles sont aussi des signes, des manifestations d’une tendance. Je me dis donc, naïvement, que malgré leurs grandes différences, certains des mouvements mondiaux ne peuvent qu’être apparentés. Je m’explique.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Il y a ces guerres injustifiées et injustifiables. Il y a ces manifestations à travers le monde entier. Et il y a ces grèves. Et il y a ces réactions violentes à des choses futiles, &lt;I&gt;qui n’en valaient pas la peine&lt;/I&gt; (dépendamment de quel point de vue). &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;D’abord le vécu. Grève étudiante au Québec. Assez longue. Des manifestations. Des assemblées générales. Une douce folie qui s’était emparée de nous. Et nous nous sommes rapidement imaginé rois et reines. Le gouvernement tombera. Les libéraux dehors. Nous sommes la jeunesse, l’espoir, le futur. La fin fut abrupte. Nous sommes tombés de loin. Nous sommes tombés des nues. Reste la beauté du geste. La spontanéité du mouvement. La jeunesse naïve et rêveuse. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et ailleurs dans le monde ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Des musulmans furieux manifestèrent violemment contre des caricatures jugées blasphématoires. Des drapeaux brûlés, des chants haineux. Même des morts. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Pourquoi ? Est-ce le blasphème ou le ras de bol ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et ailleurs dans le monde ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Des banlieusards français (même si on leur refuse cet &lt;I&gt;adjectif&lt;/I&gt;) se réveillèrent un jour et brûlèrent des voitures. Ou du moins, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre. La réalité est, bien entendu, très différente. Et s’ensuivirent des semaines de révolte. Des cris, des slogans, de la casse. Et des politiciens de s’expliquer devant les médias. C’est la religion. C’est la polygamie. C’est le sang qui coule dans leurs veines. Premier degré. Toujours du premier degré. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Mais encore ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Des Français dits de souche refusent une réforme. Ils se réveillent un matin et décident de mener une grève. Ou du moins, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre. La réalité est, bien entendu, très différente. Le contrat de première embauche. La pauvre jeunesse aux mains de vicieux capitalistes.&amp;nbsp;Les pauvres contre les riches. Et Villepin de refuser toute négociation. Puis d’abdiquer. Et Sarkosy (dans «&amp;nbsp;le bon, la brute et le truand&amp;nbsp;», quel rôle aurait-il eu ?) de jouer aux opportunistes. Et la France de s’enflammer. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et ailleurs dans le monde ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;On ne va quand même pas faire le tour du monde. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Et alors ? Quel point commun entre tous ces actes ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;La révolte. Le ras de bol. L’écoeurement. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Mais encore ?&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Les riches et les pauvres. Le tiers-monde et le reste du monde. Les boss et les bossus. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Le vrai clash ne sera pas un clash de civilisations. Ce ne sera pas un clash entre la gauche et la droite. Entre capitalistes et socialistes. Ou entre islamistes et penseurs libres. Ce sera un clash moins nuancé, moins subtil. Ce sera un clash féroce, impitoyable. Ce sera le clash entre riches et pauvres. C’est déjà un clash, d’ailleurs. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Les riches et les pauvres.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Une minorité dominante. Une majorité écrasée. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Who do you belong to ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;J’imagine déjà un président, d’un pays trop puissant, poser la question au monde. &lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Who do you belong to ? Are you with us or against us ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Je n’ose répondre. Alors, je me tais. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Cher Milieu, tu me manques. Il fut un temps où tu nous hébergeais allègrement. J’aimais ta compagnie. J’aimais la pensée que tu prêchais. J’aimais le vent qui te balayais. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Le milieu. Ce cher beau milieu. Ce cher juste milieu. Qui disparaît. Qui disparaît. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'âne</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/28#123709</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;La rue brille, fière de sa nouvelle robe. Je me faufile entre ces étincelants rayons de soleil. Rayons présents. Rayons prometteurs. Rayons rayonnants. Je marche. Je suis de bonne humeur. Je respire profondément. Je bombe le torse. Et s’évanouit le pessimisme déprimant de l’hiver. Je souris à ces fortuits passants, qu’un destin incompris a mis sur mon chemin. Le printemps est là. Le printemps est partout. Mes yeux pétillent. Les leurs aussi. Les vôtres aussi. Yeux frères. Yeux témoins d’un même bonheur inexplicable. Yeux souriants qui m’émeuvent. Et je me surprends à parler aux oiseaux. Oiseaux pubères. Oiseaux qui me chuchotent des chansons énigmatiques, mais ô qu’envoûtantes. Et je leur réponds. Je leur dis que je les aime, qu’ils sont les bienvenus n’importe quand. Qu’il ne devrait pas y avoir d’hiver. Que je m’en fous s’ils ont la grippe. C’est alors que je me rappelle du coq. Le coq qui n’est pas là. Le coq que j’ai tellement voulu. Que j’ai tellement imaginé, dans ma ville natale, dans mon enfance lointaine. Dans cette ville que j’aurais voulue campagne. Mais point de coq. L’aurais-je imaginé sinon ? Avec sa crête rougeâtre. Avec ses pattes maigres. Avec son regard perçant. Et ce cou. En avant, en arrière. En arrière, en avant. Et ces milles pas qu’il aurait fait et refait. Et ce chant qui m’aurait réveillé. Le coq. Mon ami le coq. Je t’ai tellement attendu. Mais tu n’aimes pas les villes. C’est alors que je t’ai rêvé. C’est alors que je t’ai dessiné sous mes paupières. C’est alors que j’ai échangé la sonnerie niaise du réveil matin par ton chant glorieux. C’est ainsi que tu vécus dans l’empire de mon esprit. Esprit rêveur. Esprit imaginatif. Esprit irrationnel. Je te nourrissais. Je te berçais. Avec des histoires à chanter debout. Tu fus attentif. Réceptif. Croyant mes mille récits, mes mille batailles, mes mille défaites. Bon public. Bon ami. Mon ami le coq. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Jusqu’au jour que je t’ai rencontré. Dans une campagne lointaine. Chez un oncle lointain. D’un matin frais et peu courtois. Tu ne fus pas aussi maigre que je t’avais dessiné. Ta crête était moins rouge. Ton ventre était plus imposant. Ton regard était vague et fuyant. Ton chant était plus irritant que glorieux. Et la campagne perdit de son romantisme. Tu n’étais plus mon ami le coq. Tu étais un coq. Un coq parmi les coqs. Et désormais, je m’en foutais. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La chanson de la semaine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/25#123561</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;Lhasa. Sa chanson me hante. Bourdonne dans mes oreilles. Je l'imagine dans un film d'Almodovar. Je voudrais Victoria Abril et Javier Bardem dans ce film. Ils se regardent. Le vent souffle. Des vagues se meurent. Et des mouettes. Et une certaine légèreté. Et Lhasa qui chante : &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Con toda palabra &lt;BR&gt;Con toda sonrisa &lt;BR&gt;Con toda mirada &lt;BR&gt;Con toda caricia &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me acerco al agua &lt;BR&gt;Bebiendo tu beso &lt;BR&gt;La luz de tu cara &lt;BR&gt;La luz de tu cuerpo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Es ruego el quererte &lt;BR&gt;Es canto de mudo &lt;BR&gt;Mirada de ciego &lt;BR&gt;Secreto desnudo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me entrego a tus brazos &lt;BR&gt;Con miedo y con calma &lt;BR&gt;Y un ruego en la boca &lt;BR&gt;Y un ruego en el alma &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Con toda palabra &lt;BR&gt;Con toda sonrisa &lt;BR&gt;Con toda mirada &lt;BR&gt;Con toda caricia &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me acerco al fuego &lt;BR&gt;Que todo lo quema &lt;BR&gt;La luz de tu cara &lt;BR&gt;La luz de tu cuerpo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Es ruego el quererte &lt;BR&gt;Es canto de mudo &lt;BR&gt;Mirada de ciego &lt;BR&gt;Secreto desnudo &lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;Me entrego a tus brazos &lt;BR&gt;Con miedo y con calma &lt;BR&gt;Y un ruego en la boca &lt;BR&gt;Y un ruego en el alma&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ask the dust</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/24#123534</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Le Roman de John Fante par excellence. Son chef-d'oeuvre. En film. Avec Colin Farrel et Salma Hayek. Bien sûr que j'ai envie de le voir. Bien sûr que j'ai peur d'être déçu. Bien sûr que je le serai : depuis quand un film dépasse le roman dont il est adapté ? Peut-être existe-t-il des exemples où le film a égalé le roman (aucun ne me vient à l'esprit...?), mais le dépasser, ça c'est une autre histoire. Alors, oui, j'irai. Mais sans grands espérances. No great expectations. Just the temptation...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ulysse, mise au point</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/23#123469</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'en suis à la 167ème page. Et je dois avouer que je n'ai jamais lu de livre aussi ardu. Ce n'est pas tellement le langage. C'est plutôt que Joyce ne met pas en contexte. On sait difficilement qui est le &quot;je&quot; qui parle. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ulysse a plus que 1100 pages. Je ne lâcherai pas pour autant. Chose promise (à moi-même), chose dûe. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;À nous deux mister James. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Hommage tardif</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/21#123329</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Akkad. Moustapha Akkad. En Amérique, ils le connurent en tant que producteur. Halloween. 1, 2....il les a tous produits. Dans le monde musulman, ils le connurent pour deux chef-d'oeuvres. Deux films qui ont bercé la jeunesse de plusieurs générations. Deux perles rares dans le cinéma arabe. Al-risâlah (The Message, version &lt;I&gt;occidentale&lt;/I&gt; avec Anthony Quinn et Irene Papas) et Omar Al Mokhtar (Lion of the Desert avec toujours Anthony Quinn et Irene Papas). Deux films d’histoires. Deux films historiques. Une sensibilité rare. Un exploit cinématographique. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Dans Al-risâlah, Akkad réussit à tourner une contrainte religieuse – ne pas donner une image au prophète – en sa faveur. Il nous montra le museau du chameau. Il nous montra le visage des interlocuteurs. Fascinés. Respectueux. Il nous laissa deviner ses paroles. Et ce fut magique. Et ce fut mémorable. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;De Omar Al Mokhtar je ne me rappelle que d’une scène (j’étais jeune quand je l’ai vu) et encore, le souvenir est vague et certainement romancé ou complètement erroné. Omar Al Mokhtar, alias Quinn, est sur le point d’être exécuté par les autorités Italiennes (le pays colonisateur de la Libye contre qui se battait Al Mokhtar). Il émet un dernier souhait&amp;nbsp;: prier. Il pose ses lunettes, fait ses ablutions, fait sa prière, lentement, sûrement. On l’exécute. Le spectateur pleure. Je pleure. J’ai la gorge serrée. Fin du film.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Akkad est mort. Le 11 novembre 2005. À Amman. Dans un hôtel. Attentat terroriste. Et j’imagine Dieu accueillant ses tueurs. Énumérant leurs péchés. Laissant l’attentat en dernier. Et leur disant qu’il leur aurait pardonné pour tout le reste. Sauf pour &lt;I&gt;ça.&lt;/I&gt; Tuer Akkad. Cinéphile. Producteur. Réalisateur. Amateur d’histoire. L’un des derniers à se battre en occident pour donner une image réaliste et juste de l’islam. Alors qu’il lui restait encore un film à faire. Saladin. Et qu’il aurait livré à l’humanité un autre chef-d’œuvre plein de sensibilité et de subtilités. Tuer Akkad. Je ne peux pas vous le pardonner. Et je les imagine surpris. Eux qui croyaient combattre pour la justice. Pour les pauvres. Pour les démunis. Contre le diable. Et le diable les accueille. Leur éternel ami. Leu compagnon pour toujours.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Assassins. Minables assassins. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Reste le Cinéaste. Reste le Grand Akkad. Et moi. Et mes yeux d'enfant fasciné. Restent les chef-d'oeuvres. Que je reverrai.&amp;nbsp;Que je&amp;nbsp;bercerai comme ils m’ont bercé.&amp;nbsp;Que d’autres&amp;nbsp;verront. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Les artistes ne meurent pas. Malgré les bombes. Malgré la connerie. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Vérité cachée</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/21#123325</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je savais que j’aimais les perdants. Hier, j’en ai eu la confirmation. Je n’aimais pas Pauline Marois. Cette chère Pauline. Froide, bourgeoise, sans émotions, ambitieuse, calculatrice. Je ne l’aimais pas. Je ne la détestais pas non plus. Pour moi, elle n’était pas une communicatrice de génie. Elle n’arrivait pas à soulever le peuple. Le peuple a besoin d’opium. Mais aussi de prêcheurs. De personnes vocales. Le peuple a besoin de cette personne qui prend le micro et qui les fait vibrer. Ainsi était René Levesque. Ainsi est Fidel Castro. Marois n’a pas ce talent. Elle en a sûrement d’autres. Comment faire plus de vingt ans de politique sinon ? &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Elle a rêvé d’être premier ministre. Elle a rêvé de conduire le Québec vers la souveraineté. Elle a perdu contre Boisclair dans la course à la chefferie. On l’a savait blessée. Elle avala sa défaite et dit à qui veut bien la croire qu’elle restera. Pour le peuple, pour le Québec. Je ne voulais pas la croire. Elle ne pouvait pas faire semblant. Je ne pouvais pas non plus. L’ambitieuse Marois ne pouvait pas accepter la défaite et la fin d’un rêve aussi facilement. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Mais voilà qu’elle tire sa révérence. Voilà qu’elle nous dit que le cœur n’y est plus. Voilà qu’elle est sincère. Voilà qu’on nous montre des images du passé. Grosses lunettes. Robe blanche. Enceinte. Marois dans &lt;I&gt;tous ses états&lt;/I&gt;. Voilà que Marois est humaine. Voilà que les images me font avaler une pilule que j’avais du mal à avaler&amp;nbsp;: elle n’est pas si bourgeoise que ça. Et brusquement, comme par enchantement, je l’ai trouvée plus sympathique. Je l’ai trouvée plus digne. Une femme respectable qui nous quitte. Une femme respectable qui les quitte. Elle sourit. Elle est gênée. Je suis gêné de la voir ainsi. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et dans ma tête, cette déclaration d’amour, enfouie depuis longtemps dans les fins fonds de mes tripes, surgit de nulle part&amp;nbsp;: j’aime les perdants. J’aime les loosers. Ils sont humains. Les autres font semblant. Ils sont perdants. Les autres font semblant de ne pas l’être. Nous sommes tous des loosers. Par moments. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Un an !</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/21#123311</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Demain. Ça fera un an que ce blogue existe. Je suis surpris. D'avoir pu le garder vivant. Des idées des autres. Des débats. De la qualité. Des plumes. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Demain. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Joyeux anniversaire cher blogue...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Dans le mauvais sens</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/20#123284</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Images dégradantes. Saddam. On fouille dans sa bouche. &lt;SPAN lang=EN-CA style=&quot;mso-ansi-language: EN-CA&quot;&gt;Barbe hirsute. &lt;/SPAN&gt;Cheveux en bataille. Images dégradantes. Prisonniers Irakiens dénudés. Positions humiliantes. Images dégoûtantes. Palestiniens en caleçon. Première page des journaux. Droits violés. Vies violées. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Images barbares. Prisonniers égorgés. Islamistes masqués. Images choquantes. Monde choqué. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Qui gagne ? Qui perd ? Surenchères. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;En égorgeant des otages, les islamistes nourrissent des préjugés déjà existants. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;En humiliant les arabes et musulmans à tout bout de champs, les &lt;I&gt;autres&lt;/I&gt; ravivent le sentiment d’anti-occidentalisme, d’anti-américanisme qui plane sur le monde arabo-musulman. Et le terrorisme de continuer sa cavale meurtrière sur un monde qui a d’autres chats à fouetter. Et les innocents de mourir. Et le prix du pétrole de monter. Et les compagnies pétrolières de se remplir les poches. Et les barbus de recruter. Et l’ignorance de gagner du terrain. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Surenchères.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Surenchères. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Incrédule je suis. Incrédule je suis devant tant d’horreur, tant de pertes humaines, tant d’amalgames. Incrédule je suis. Et incrédule je serai toujours. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Stephen Harper fait une surprise aux soldats Canadiens en Afghanistan. Nous sommes là pour rester. Les &lt;I&gt;aider&lt;/I&gt;. Pas question de laisser tomber. Et je le vois à la télé. Avec sa coupe de cheveux des années trente. Avec ses yeux clairs fades. Avec sa bedaine paisible. Et j’ai envie de vomir. Et je ne veux plus voir la télé. Et je hais tout ça. Et j’ai honte de faire partie de ce pays. Et j’ai honte de payer des impôts pour &lt;I&gt;ça&lt;/I&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Al-Azhar. Doctorat honorifique au prince Charles. Euh…en quel honneur ? Ce n’est pas le «Al-Azhar&amp;nbsp;» qui me dérange. C’est la personne. Qu’a-t-il fait ? Je ne connais aucune «&amp;nbsp;prouesse&amp;nbsp;» politique, écologique ou humaniste de Charles. Charles. Charles. Insignifiance politique. Naissance. Noblesse. Doctorat honorifique. Comme s’il suffisait de naître. Comme s’il suffisait de s’appeler. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et que faisons-nous ? Rien. Ou presque. Ou plutôt rien. Nous écrivons. Nous parlons. Nous manifestons. Et le tout ne fait rien. Et le monde tourne quand même. Dans le mauvais sens. Dans le mauvais sens. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je l'ai !</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/11#122730</link> 

						<description> 
 
Jeudi, sur mon répondeur : &quot;J'ai reçu votre livre, vous pouvez venir le chercher quand vous voulez.&quot;
J'y suis allé vendredi. J'étais à peu près à la centième page d'Ulysse. Je l'ai mis de côté. Je suis presque à la moitié de &quot;Les anges n'ont rien dans la poche&quot; de Dan Fante (que je cherchais desespérément il y a quelques semaines). 

Je te reviens &quot;Ulysse&quot;, ce ne sera pas long. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je suis encore vivant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/10#122618</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Je n'ai pas écrit depuis longtemps. D'abord, je n'ai rien à dire et tant qu'à parler / écrire pour ne rien dire....Ensuite, je travaille comme un malade. Vacances, remplacement. Vous connaissez l'histoire. Alors, oui, je suis encore vivant. Et je &quot;reviendrai&quot; bientôt.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;PS : Weyergans (trois jours chez ma mère) sera à la librairie Gallimard ce dimanche. 16h. Si ça vous tente...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Déception artistique et rêves nostalgiques</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/03/01#122041</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;BR&gt;Elle chante :&amp;nbsp; &lt;EM&gt;Donne-moi la flûte et chante. Car le chant est le secret de l'existence&lt;/EM&gt;. La chanson est aussi triste qu’envoûtante. Et je l’écoute. Envoûté mais pas triste. Elle, c’est cette chanteuse Libanaise qui aura marqué l’esprit des arabophones. Par sa voix; par les textes qu’elle a transmis avec élégance; par ces chansons engagées que le monde arabe a écoutées, scandées, chantées, rêvant d’une révolution qui tarde encore à venir. Elle, c’est la diva que tout connaisseur de la musique arabe connaît. Elle, c’est celle qu’on rêvait de voir chanter en direct et qu’on disait, d’un air sûr, qu’&lt;EM&gt;elle nous ferait pleurer&lt;/EM&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On est allés la voir. K. et moi. Un dimanche froid et noir. Le billet coûtait ce qu’il coûtait. On s’en foutait. &lt;EM&gt;it happens only once in a lifetime&lt;/EM&gt; qu’on s’était dit. Une diva est une diva.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Place des arts. La salle de spectacle est pleine. Beaucoup de Libanais bien sûr. Chics, enthousiastes, heureux de voir la merveille. Et puis elle a apparu. Une Dalida Libanaise. Elle ne sourit pas. Elle penche la tête en signe de salut et entame sa chanson. Elle en chante trois ou quatre et puis se retire. Les gens applaudissent. K. applaudit, j’applaudis. Nous sommes heureux. Once in a lifetime. Once in a lifetime. L’orchestre joue des banalités en attendant son retour. Elle doit se changer, boire de l’eau, se concentrer. Elle revient, quatre autres petites chansons. Comme vous faites quatre petits tours autour de vous pour vous dégourdir les jambes. Comme je mets quatre petites cuillerées de sel dans mon poulet au four. Quatre petites chansons. Et toujours pas de sourire. D’ailleurs qu’est-ce qu’en s’en fout du sourire. On est là pour la musique, pour ces chansons mythiques, pour pleurer. Pourtant, l’émotion ne passe pas. Ou rarement. Et ces chansons mythiques qu’on attendait, rêveurs et nostalgiques ne viendront pas. La déception, elle, viendra. Et voilà qu’on lui reproche tout. Voilà que le sourire, qu’elle ne nous a pas fait, devient important. Elle ne nous a pas respecté. Elle a été froide. Distante. Elle nous a laissé sur notre faim. Nous avons payé trop cher pour pas grand-chose.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce fut une soirée décevante. La chanteuse, elle, n’a plus vingt ans. Nous n’avons plus vingt ans non plus, d’ailleurs. Alors, nous critiquons. Alors, nous sommes sans merci. L’idolâtrie innocente d’antan fait place à la critique constructive (ou pas), à l’observation éveillée, à l’exigence adulte. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Ce fut une soirée décevante mais sans regrets. Étonnant ? Pas tant que ça. Je devais le faire. K. devait le faire. Mais peut-être quelques années plus tôt. Quand elle pouvait encore. Quand elle chantait encore. Maintenant, elle ne chante plus. Elle est. Et c’est tout. Alors à quoi bon se déplacer ? Des écouteurs, un cd. Et elle chante à merveille.&lt;BR&gt;&lt;EM&gt;Donne-moi la flûte et chante. Car le chant est le secret de l'existence&lt;/EM&gt;.Elle, c’était Fairouz. Et elle sera toujours une diva. Dans le cœur de l’enfant qui, dans ce miteux collège de sa ville natale, a appris ce beau poème, qu’elle a adapté en chanson. A chanté la chanson avec ses compagnons d’école. A vibré en la chantant. Vibre encore en l’écoutant. Comment aurait-il écrit, à l'aube de ses vingt-ans, ce&amp;nbsp;pseudo-poème (intitulé &lt;EM&gt;Palestina, te llevamos en la sangre&lt;/EM&gt;), sinon ? &lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Les pierres sont les seules armes&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans les yeux, que de chaudes larmes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;La gorge est serrée&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;L’amour propre est blessé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans notre chère Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Jadis princesse divine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Aujourd’hui &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;pauvre orpheline&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et meurent nos héros&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et coulent des rivières de sanglots&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Oyez mes chers frères&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Je vous présente le nouveau millénaire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il y a les humains&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et puis les surhumains&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Il y a les Palestiniens&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et puis les Israéliens&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tuez les premiers&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Légitime défense&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Osez toucher les autres&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Extrême violence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Sacrilège&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Les plus puissants les protègent&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et leur mémoire sélective&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Vous rappellera Auschwitz &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Vous décrira l’holocauste&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Nous sommes un peuple déchiré &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Laissez-nous tuer des innocents&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ainsi ils sauront ce qu’on ressent&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et meurent des innocents&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleurent de pauvres enfants&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans nos cœurs, ça fait des inondations&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans nos âmes, &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;que de frustrations&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure notre Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure notre orpheline&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et coule l’hémoglobine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et malgré l’injustice flagrante&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Malgré les images plus que choquantes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Le monde tout entier&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Respectera non pas une minute de silence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Mais des décennies de souffrance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;De mépris et d’arrogance &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;De la part d’un ennemi sans pitié&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et d’un ange gardien bourré de suffisance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et meurent Vieilles et gamines&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Dans &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;notre Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et tombent nos cœurs en ruine &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Alors viennent ces barbus&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;À la langue si fourchue&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et le temps d’un lavage de cerveau&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu seras, cher désespéré&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu seras, cher ignorant&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Leur &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;nouvel héros&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Leur &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;messager &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ou le défenseur des pauvres démunis&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Tu seras ce qu’ils te feront gober&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Ils te promettront le paradis &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et tu oublieras, trop aveuglé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que seul&amp;nbsp;&lt;EM&gt;lui&lt;/EM&gt; &lt;I&gt;peut&lt;/I&gt; offrir le paradis &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Que des innocents, tu ne dois point tuer&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure le monde entier&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Oyez mes frères oyez&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Voyez ce que l’injustice a fait&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure notre héroïne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Et pleure la Palestine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Pleure la fleur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;De nos tristes cœurs&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;Pleure la fleur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;D’un monde où règnent injustice et&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;terreur&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA style=&quot;mso-ansi-language: FR-CA&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Un amour pas comme les autres</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/25#121778</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;L’amour naîtra un jour. D’une fleur sèche d’un champs désert,&amp;nbsp;au milieu d’une journée pluvieuse d’un aride été. La lumière jaillira de la fleur sans nom. Il ne fera plus nuit. Il fera printemps. Les cailloux secs et tristes de solitude s’animeront d’une vie nouvelle où danseront loups et gazelles, main dans la main, patte dans la patte. Le ciel sera bleu et intense dans cet amour, désormais éternel, qu’il éprouvera pour son prochain. Le ciel sera fraternel et sans reproches pour tout ce qui vit et ce qui vivra. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;L’amour naîtra un jour. Ce ne sera pas un amour conjugal, ce ne sera pas un amour conjugué. Ce ne sera pas l’amour d’une femme pour un homme ou l’amour d’un homme pour une femme. Ce ne sera pas l’amour de l’homme pour son prochain. Ce sera un amour désintéressé, sans but,&amp;nbsp;mais avec résultat. Un amour pour l’amour. Une fraternité humaine et animale, une fraternité végétale pour le ciel et le vent, pour le soleil et la pluie, pour l’eau et la terre. Ce jour-là, nous serons. Ce jour-là, nous saurons. Et frontières et bordures seront le songe de jadis, le cauchemar d’un temps révolu qu’on ne connaîtra plus qu’à travers livres aux pages jaunes et films d'histoire. Ce jour-là, nous serons, et le vent sera liberté, et le soleil sera bonheur, et la pluie sera honneur, et la terre sera à tous. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;L’amour naîtra un jour. Et l’humain saura l’éternité…&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La grande aventure a commencé</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/24#121743</link> 

						<description> 
 
Si je ne le finis pas, je m'en voudrais. Je l'écris ici, comme ça, je m'en voudrais encore plus. Comme ça, vous pourriez m'en vouloir aussi. J'ai commencé ce livre dont tout le monde parle, mais que presque personne ne peut résumer, décrire, critiquer. L'ont-ils vraiment lu ? Quand je l'aurais fini, ne me demandez pas un résumé. Je me donne une lecture d'échauffement : je le lirai une fois sans trop comprendre. Et puis je le relirai. Et puis je le relirai. Jusqu'à ce que je comprenne. Je ne peux pas être pire que les autres, voyons !
Alors, oui, j'ai commencé &quot;Ulysse&quot; de James Joyce. J'en suis à la page 15. J'aurais voulu être dans une piste de sports. Jeux olympiques 2006. Sur la ligne de départ, moi, avec rien de moins, mesdames et messieurs, que le livre mythique du grand James Joyce : Ulysse. Applaudissez-le mesdames et messieurs, encouragez-le, car il en a besoin. Et je prendrai le livre dans mes mains, et j'attendrai le signe de départ. Et je commencerai par la première page du roman. Non, pas de préface, je n'aime pas que les gens me prennent par la main et me montrent le chemin. Non. Laissez-moi tranquille avec ces niaiseries. Je commence par la première page du roman; et je vole; et je cours; et je ferme les yeux; et j'imagine. J'imagine le personnage principal devant mes yeux. Je vous imagine en train de m'encourager. J'imagine les pages qui défilent devant mes yeux. Une par une. Des dialogues, des descriptions, des héroïnes et des anti-héros. La détresse, la tristesse et le vent printanier qui nous chatouille le bout des pieds. Je suis lui, il est moi, je suis elle, elle est moi, je suis le décor, le paysage, les arbres, la forêt. Je suis les bêtes et les fleurs, je suis les saisons et les océans. Et je navigue. Et vous applaudissez. Courage. Encore une page. Et une autre. Et une autre. 
Je l'ai commencé. Le finirai-je ? ...Le temps nous le dira.
 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Des imbécilités à dormir debout</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/20#121452</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il est des jours comme ça. Beaucoup trop d'ailleurs. Je me réveille de mauvais poil. Fatigué, las, déprimé. Je traîne chez moi une heure ou deux. Je sors. Je vais vers l'université. Sans conviction. Je traîne la patte, je traîne les pieds, je traîne, je traîne. Et quand j'arrive, je navigue sur des sites. Puis je décide d'aller faire un tour. Et j'atteris toujours dans des &lt;EM&gt;bouquineries,&lt;/EM&gt; que je connais presque par coeur maintenant. Je passe mon temps à chercher un livre. Quel livre ? Je ne sais pas. En ce moment, c'est Ferdydurke de Gombrovicz. Des fois, je ne sais même pas quel livre je cherche. Parfois, je réachète des copies de livres que j'ai aimés et que j'ai déjà. Je les offre la plupart du temps. Propager la bonne nouvelle, comme la propagent les convaincus de certains dogmes, qui ne me convaincront jamais. Donner au livre une deuxième, troisième, énième vie. Ces séances de recherche ne m'apaisent pourtant pas. Elles me stressent encore plus. Je sais que j'ai &lt;EM&gt;des choses à faire, &lt;/EM&gt;à accomplir. Je sais que le temps presse. Alors que fais-tu là ? À traîner chez des bouquinistes douteux, qui prétendent souvent avoir tout lu ? La dernière fois, je lui ai joué un tour au bouquiniste. J'ai sorti un vieux livre de Gombrovicz : la pornographie. Je lui ai dit : &quot;Vous n'avez pas d'autres livres de lui ? &quot;. &quot;Non, lui, on n'en reçoit pas beaucoup&quot;. J'en ai sorti un autre de Fante. Même question, même réponse. Alors, j'ai brandi un John Irving, écrivain qu'on trouve dans à peu près toutes les librairies. &quot;Lui non plus, on n'en reçoit pas beaucoup&quot;. Devant moi, sur l'étagère, il y avait au moins quatre livres d'Irving. &quot;Une prière pour Owen&quot;, &quot;Le monde selon Garp&quot;, &quot;L'oeuvre de Dieu, la part du diable&quot;...Lhermitte me souffla tout de suite à l'oreille : &quot;C'est cela, oui !&quot;. Le con me débitait des réponses évasives en prétendant savoir de quoi, de qui il parlait. L'autre fois, chez un autre bouquiniste, j'ai &lt;EM&gt;surpris&lt;/EM&gt; une discussion. Le bouquiniste en question parlait à un client : &quot;J'étais en vacances. 13 jours. J'ai lu 15 livres&quot;. Il brandit le torse, fier de son exploit. J'ai pensé : &quot;Ça dépend quels livres.&quot; J'ai un voisin qui se dit cinéphile. Il a vu tous les Jean-Claude Van Damme, Schwarzenegger, Stallone et Jackie Chan. Je dois avouer que par la suite, le testant à plusieurs reprises, j'ai conclu que le dit bouquiniste était un &lt;EM&gt;vrai lecteur. &lt;/EM&gt;Ne me demandez pas de vous définir ce qu'est un vrai lecteur, je feindrai la grippe tout de suite et vous laisserai sur votre soif. N'empêche que, lecteur ou pas, je l'ai trouvé suffisant ce libraire. &quot;J'ai lu 15 livres en 13 jours&quot;. Ça ressemble à un &quot;J'ai perdu 15 livres en 13 jours&quot;, tout aussi pathétique comme affirmation. Et alors Gertrude, on s'en fout de tes 15 livres, on s'en fout. Et l'Irak ?&amp;nbsp;Et la Palestine ?&amp;nbsp;Et le Rwanda ? Et l'esclavage ? Et le gavage de femmes en Mauritanie ? Et l'excision ? Et les implants mammaires ? Qu'est-ce qu'en s'en fout de tes 15 livres, Gertrude ! &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est des jours comme ça. J'écris n'importe quoi. Je cuisine. Je fais des sauces délicieuses pendant deux, trois heures. Et je me sens exister. Car pour exister, il faut faire un effort, il faut être fatigué. Alors, quand je dors, vers minuit, après quelques pages du &lt;EM&gt;livre de la semaine &lt;/EM&gt;ou&lt;EM&gt; du livre du mois&lt;/EM&gt;, je suis plus apaisé, plus libéré, moins coupable. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est des jours comme ça, je me convaincs d'imbécilités. Mais je le sais. Je suis le gobeur conscient d'imbécilités. Je me repète en guise de consolation : je suis vivant, je suis vivant. Je suis conscient, je suis conscient. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'homme qui a commencé trop de livres en même temps</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/16#121194</link> 

						<description> 
 
D'habitude, je suis capable d'en lire 2, 3 en même temps. Mais là, j'atteins des sommets. J'avais commencé &quot;contes&quot; de Ferron. Ensuite, j'ai commencé &quot;América&quot; de T.C Boyle. Puis &quot;L'affreux Pastis de la rue Merles &quot; D'Emilio Gadda. J'avais posé &quot;Don Quichotte de la démarche&quot; de Beaulieu sur la commode. Ma blonde m'a offert &quot;Trois jours chez ma mère&quot; que je voulais absolument. Et j'avais commandé &quot;La connaissance de la douleur&quot; d'Emilio Gadda, que je viens de récuperer. &quot;L'Amérique m'inquiète&quot; de Dubois était resté en suspens. Puis j'ai commencé &quot;Une vie française&quot; du même Dubois, que j'ai fini il y a deux semaines. 
La question qui se pose maintenant : commencer &quot;trois jours chez ma mère&quot; ? Finir &quot;L'affreux Pastis..&quot; ou opter pour &quot;La connaissance de la douleur&quot; ? 

Je suis perdu. Je crois que je vais m'acheter une bonne bande dessinée et que je la lirai d'un trait. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Il paraît</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/13#121002</link> 

						<description> 
 Il paraît qu'ils ont manifesté en silence. Il paraît que l'imam, fier de son exploit, a déclaré &quot;qu'on n'est pas des sauvages&quot;. Il paraît qu'un autre imam s'est fait attaquer dans le métro. Il paraît que la police a déclaré qu'il n'était pas sûr que le crime soit de caractère haineux. 
Tiens, je suis tout à fait surpris par ces évènements. Tiens, je ne m'y attendais pas. 
On n'est pas des sauvages. Ou comment déclarer à tout le monde que si vous avez des préjugés sur nous, nous aussi, on en a sur nous-mêmes. Nous nous défendons d'ailleurs. Nous manifestons pour vous prouver que ce que vous pensez est faux. Que nous sommes civilisés. Que nous ne sommes pas des sauvages. 
Je veux décreter une loi. Un imam doit être diplômé. En philosophie. En psychologie. En théologie. En non-connerie. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Des caricatures qui n'en valaient pas la peine</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/02/02#120321</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Susceptibles. Sur la défensive. Ils le sont. Et pour cause, la fin du dernier siècle et le début de celui-ci, les a mis dans de beaux draps. Il y eut la guerre du Golf, le 11 septembre, le 16 mai, le 11 mars, le 7 et 21 juillet. Mais avant ça, il y eut la Palestine. Il y a encore la Palestine. Alors, oui, ils sont susceptibles, ils se voient attaqués quand ils ne le sont pas. Ils sont attaqués quand ils ne le voient pas. Viennent quelques caricatures de mauvais goût et ils s’enflamment. C’est notre prophète, son image est sacrée, nous n’avons pas le droit de le dessiner, caricaturer, humilier. Que dire ? Qu’ils ont tort ? Qu’ils ont raison ? Tout est dans les circonstances. Il y a quelques siècles, quand l’islam était à son apogée, quand le christianisme était dans l’obscurantisme, quand le judaïsme se contentait d’être, quand tous les non-musulmans vivaient chez les musulmans, tolérés, acceptés, quand les musulmans hommes avaient tous ou presque une maîtresse juive ou chrétienne, dans ces temps-là pas si lointains que ça, les musulmans n’auraient pas réagi de la sorte. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient confiants, sûrs d’eux-mêmes. Parce qu’eux-mêmes se permettaient des hérésies, au nom de l’art, de l’ouverture d’esprit ou de quelques verres d’alcool accompagnés de plusieurs déhanchements d’une danseuse du ventre. Ils auraient négligé ce détail. Mais on est dans un autre siècle. D’autres temps, d’autres mœurs, d’autres réactions. Et on doit le dire, car c’est devenu criant de vérité&amp;nbsp;: cette facilité qu’ont désormais les musulmans de brûler des drapeaux, prononcer des fatwas, menacer de mort est devenue ridicule. Ridicule, oui ! Vous voulez boycotter des produits norvégiens ou danois ? Soit ! Faites-le en douceur, en silence, dans les règles de l’art. Faites-le parce qu’un être humain a le droit de boycotter telle ou telle chose au nom de ses principes, de ses convictions. Mais n’oubliez pas une chose, un être humain a aussi le droit d’être con. Oui, con et stupide. Ainsi, si vous trouvez qu’un caricaturiste est con et stupide, sachez que c’est normal, un con ça a le droit de vivre, comme a le droit de vivre, un maniaque, un dépressif, un informaticien, un fou, un pompier, un religieux, un borné, une plante ou un chauffeur de taxi. Il a aussi le droit de faire des caricatures si c’est son métier. Il a surtout le droit de ne pas respecter le sacré d’un prophète auquel il ne croit pas. Car le dit caricaturiste n’est pas musulman que je sache. Alors, pourquoi respecterait-il un précepte musulman ? Lui demanderiez-vous de faire le ramadan ? Et si vous acceptez qu’il ne le fasse pas, lui demanderiez-vous de ne pas manger devant vous, par respect à vos traditions ? Non, je ne pense pas. L’image du prophète est sacrée pour les musulmans, pas pour les chrétiens, pas pour les juifs, pas pour les bouddhistes, pas pour les laïcs ou encore les athées. Maintenant, en tant que musulman, on a le droit de s’offusquer, de s’indigner, mais pas de menacer de mort, après tout, si Dieu existe et si Mohammed (salla llahou alayhi wa sallam) est son prophète et si ce Dieu ne veut pas que son prophète soit caricaturé ou dessiné, il saura prendre les mesures nécessaires. Il est Dieu après tout. Laissez-le faire son travail. Juger des actions de ses créatures. Mais de grâce, les fatwas à tout bout de champs, les menaces de mort pour tout et rien, arrêtez-moi ça, changez de stratégie, faites valoir votre puissance économique, en tant que consommateurs, en tant que pourvoyeur de pétrole, en tant qu’acteurs dans l’échiquier mondial économique. Soyez indignés comme savent l’être les gens civilisés. Dans le respect, dans le calme. Si les autres ne vous respectent pas, soyez meilleurs qu’eux. N’est-ce pas ce que votre religion vous a appris ? Ne faites pas de simples cons, de futiles provocateurs, de vulgaires préceptes du &lt;I&gt;choquer-pour-vendre,&lt;/I&gt; des héros. Souvenez-vous de Théo Van Gogh. En valait-il la peine ? N’était-il pas simplement un pauvre cinéaste en manque d’inspiration ? Pourquoi en faire un martyr, un symbole de la liberté ? &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;À méditer….&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoBodyText style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Remarque&amp;nbsp;: L’auteur de ce texte est lui-même musulman….&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'Amérique l'inquiète</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/30#120136</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Jean-Paul Dubois avait voyagé aux quatre coins des Etats-Unis d’Amérique et en avait rapporté des récits dont il fit ce livre. Est-ce bon ? Mauvais ? Je ne saurais vous dire. Je ne saurais. Puisque je ne l’ai pas fini. Tellement j’ai eu la nausée. Tellement l’Amérique a commencé à m’inquiéter. Des types bizarres, des comportements incompréhensibles et des histoires horribles. Horribilus ! Et surtout cette histoire, cette désastreuse réalité, preuve, s’il y en avait encore besoin, que le capitalisme véreux finira par bouffer notre âme, notre nature, notre terre et tout ce qui reste d’humain en nous&amp;nbsp;: des compagnies d’assurance, des séropositifs en phase terminale de leur maladie et de leur vie et une assurance vie. La compagnie offre au malade un pourcentage de la valeur de son assurance, en espèces. Un ou deux ans plus tard, elle récupère son investissement plus un bonis. Un bonis de quelques milliers de dollars. Ou comment fructifier son argent le plus facilement et le plus sûrement possible ? Et alors ? Alors, ça fait poser des questions. Alors c’est dégoûtant. Alors, je ne sais pas. D’abord, le malade. Lui, il est content. Dans un pays où seuls les riches peuvent se soigner, cette offre des compagnies d’assurance, tombe à pic. Il s’en sert pour les derniers mois de sa vie. Est-ce nécessaire de vous dire que ce seront les pires, les plus douloureux, ceux où il aura besoin plus que jamais d’assistance, d’aide ? Alors oui, de ce point de vue, les compagnies d’assurances aident le malade. Mais, car il y a toujours un mais, il y a le reste. Il y a les «&amp;nbsp;dépisteurs&amp;nbsp;» qui rôdent dans les hôpitaux, tels des vautours en mal de viande, pour dénicher les malades mourants et communiquer leurs coordonnées aux dites compagnies. Il y a les appels téléphoniques pour offrir «&amp;nbsp;les produits&amp;nbsp;» aux malades. Il y a ce viol de l’état du malade, de son intimité, de son droit à se savoir mourant et à se le garder pour lui-même. Il y a que c’est vulgaire, bas, mesquin. J’aurais été le malade que je lui aurais fait bouffer son téléphone à mon interlocuteur. Je veux mourir. Pauvre. Rachitique. Seul. Mais loin des cons. Loin du cannibalisme. Loin de ce que l’âme humaine a connu de pire dans toute sa longue histoire peu enviable. Loin de l’Amérique, loin du capitalisme sans limites. Que je vomis. Que je honnis. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Le pire, c’est cette façon magistrale que ce «&amp;nbsp;courant&amp;nbsp;» trouve pour justifier ses écarts. &lt;I&gt;Nous faisons ça pour aider les malades&lt;/I&gt;. Votre aide vaut cher. Très cher. Votre aide est sale. D’une saleté indélébile, puante, éternelle. &lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;J’ai fermé le livre. Je n’en pouvais plus. Pourquoi ? Comment des êtres humains peuvent-ils accepter ce genre de comportement ? Au nom de quoi ? Le dollar. Le foutu dollar. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;Une âme. Des âmes. Un dollar. Des dollars. Faites vos comptes !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Recherche livre désespérément</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/25#119826</link> 

						<description> 
 
Je cherche &quot;Les anges n'ont rien dans la poche&quot; de Dan Fante. Ça fait des mois. Il est épuisé chez l'éditeur (10/18). Quelqu'un l'aurait ? À un prix raisonnable ?

Merci. 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Je vote perdant</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/23#119729</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;- J'ai voté.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Pour qui ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Pour les perdants.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Les libéraux ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Non, eux ça fait 12 ans qu'ils gagnent. C'est pas des perdants, malgré les&amp;nbsp; apparences.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Le bloc ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Non, le bloc va gagner au Québec. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Les conservateurs ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Mais non, tu sais bien qu'ils vont gagner.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Alors ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Npd ! Je te l'avais dit. J'ai voté pour les perdants. Y a que les perdants qui méritent mon vote. Les autres...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;&lt;EM&gt;Prévision (facile) de l'issue du vote de ce soir : conservateurs. Gouvernement minoritaire. &lt;/EM&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>D'acteurs à fonctionnaires</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/19#119531</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ils ont bercé ma jeunesse. Ils m’ont fait rêver. Le premier fut Travis, puis Michael, puis David, puis Rodrigo, puis Jimmy. Il fut l’inoubliable Jack La Motta. Il fut Vito Corleone dans le génial &amp;nbsp;&lt;I&gt;The godfather&lt;/I&gt; qui, encore aujourd’hui, me donne des frissons d’émotions quand je le visionne. Le deuxième fut Michael Corleone, Frank Serpico, Sonny, Tony Montana dans le mémorable &lt;I&gt;Scarface &lt;/I&gt;ou encore le lieutenant colonel Frank dans &lt;I&gt;Scent of woman&lt;/I&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ils m’ont fait rêver, ils ont fait rêver tous les cinéphiles du monde. Qui ne s’est pas déjà regardé dans une glace en se demandant&amp;nbsp;: &lt;I&gt;Are you talking to me ?&lt;/I&gt; Qui ne s’est pas déjà imaginé gros et seul, assis sur un fauteuil et lâchant cette phrase rendue célèbre par Brando dans &lt;I&gt;On the waterfront&lt;/I&gt;&amp;nbsp;: &lt;I&gt;I could have been a contender, i could have had class ?&lt;/I&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Ils m’ont fait rêver. Ils ne me font plus rêver. J’ai envie qu’ils disparaissent de ma vue. Je veux qu’ils arrêtent de jouer. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Non pas qu’ils soient devenus mauvais acteurs. Non pas que leurs tics aient perdu de leur charme. Non. C’est qu’ils choisissent mal. C’est qu’ils ne sont plus là pour l’art. Le septième art. Le foutu septième art que j’aime tellement. Finies les transformations physiques à la &lt;I&gt;Raging Bull&lt;/I&gt; ou &lt;I&gt;The untouchables&lt;/I&gt;. Finis les beaux monologues à la &lt;I&gt;Scarface&lt;/I&gt;. Finies les fougues et la rage à la &lt;I&gt;Serpico. &lt;/I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Maintenant, c’est le cash et les impôts. Maintenant, c’est le box-office. Maintenant, c’est le pragmatisme.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le dernier film que j’ai vu d’Al Pacino fut &amp;nbsp;&lt;I&gt;People i&lt;/I&gt; &lt;I&gt;know&lt;/I&gt;. J’ai eu envie de pleurer. J’ai voulu casser mon lecteur DVD. Comprenez-moi. Je n’aime pas voir &lt;I&gt;ça. &lt;/I&gt;Un grand parmi les grands jouer des navets. Je m’en fous de la raison, je m’en fous des excuses. Je m’en fous. Tu m’as fait rêvé mon vieux, tu n’as pas le droit de me faire pleurer. Tu n’as pas le droit de tout foutre en l’air. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le dernier film que j’ai vu de De Niro fut &lt;I&gt;Meeting the Fockers. &lt;/I&gt;&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;Oui, bien sûr, c’est une comédie. Et je n’ai rien contre les comédies. D’ailleurs, le premier opus fut bon. Bon comme devrait l’être une comédie, c’est à dire drôle et léger. Et celui-ci ? Nâh. Une série de blagues débiles sans queues, ni têtes. Des blagues cul-cul la plupart du temps. Une merde pour De Niro. Alors, oui, j’ai encore eu envie de pleurer, j’ai encore eu envie de casser mon lecteur DVD. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Puis, l’autre jour, paisible et oisif dans mon divan, la télécommande dans la main, je zappais, comme zappe un être fatigué à la fin d’une journée pénible, comme zappe un malade du zapping, machinalement, sans but. Soudain, tout à coup, brusquement, une annonce, New York, Ground Zero, et cette phrase «&amp;nbsp;My heartbreak&amp;nbsp;». &lt;I&gt;American Express&lt;/I&gt;. Attends, c’est qui, c’est lui ? Non, c’est pas lui. Non, ce n’est pas possible. Oui, c’est lui. DE NIRO ! Je me jette sur mon ordi. Rapide recherche. Le réalisateur n’est nul autre que Martin Scorsese. Un autre qui m’a fait rêver. Un autre qui tombe de haut. Alors vient la question logique. Pourquoi ? Pourquoi De Niro et Scorsese pour &lt;I&gt;American Express&lt;/I&gt; ? Alors que &lt;I&gt;Raging Bull&lt;/I&gt;. Alors que &lt;I&gt;Cape fear&lt;/I&gt;. Alors que &lt;I&gt;Goodfellas&lt;/I&gt;. Quel putain de raison peut valoir cette trahison artistique, cette prostitution dénuée de toute élégance ? Je cherche encore sur le net. &lt;I&gt;American Express&lt;/I&gt; donne annuellement des fonds au festival de cinéma TRIBECA. Qui est le fondateur, le père de ce festival ? Vous l’avez bien deviné&amp;nbsp;: DE NIRO. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Dans mon cœur et âme, dans mon royaume cinématographique personnel, Al Pacino et De Niro sont morts. Ils ne sont plus. Et Ils me manquent. Et Leur absence laisse un grand vide. Presque aussi grand que celui laissé par Brando.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Petit à petit, le cinéma perd ses plumes. Petit à petit, les acteurs deviennent des fonctionnaires. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Louis Gauthier</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/18#119461</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je ne savais pas qu’on pouvait écrire des livres si courts. Je ne savais pas. J’avais oublié que la littérature n’avait pas de limites; que tout y&amp;nbsp;était permis, en autant que la qualité&amp;nbsp;soit respectée. Louis Gauthier écrit des récits courts, aux titres accrocheurs. La preuve&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Voyage au Portugal avec un Allemand&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Voyage en Irlande avec un parapluie&amp;nbsp;». Le troisième, que je viens de finir, fait dans les 95 pages et a un titre plus ordinaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le pont de Londres&amp;nbsp;». Ses récits sont loin d’être inintéressants. L’auteur y promène son regard décalé du monde, sa tristesse, son &lt;I&gt;voyage au fond de son être&lt;/I&gt;, ses relations avec les autres. Angèle, une amoureuse qu’il aurait laissé à Montréal est omniprésente dans les trois récits. Il lui écrira des lettres qu’il n’enverra jamais. Il lui parlera, sans jamais qu’elle l’entende. La quête du personnage de Gauthier est touchante, vraie, authentique. Il cherche la difficulté. Il le sait. Il veut le dépaysement. Il essaye tant bien que mal de le trouver, de le sentir. Il veut l'amitié, sans s'attacher. Il veut aller loin, là o&lt;!--StartFragment --&gt;ù il n'est pas.&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;On se reconnaît dans les personnages de Gauthier. On se reconnaît dans ses questionnements, son errance, sa tristesse sympathique. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Respect Gauthier !&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Une histoire typée</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/16#119375</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Que j'ai écrite il y a plus de cinq ans...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le père, moustache en l'air &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Regard sévère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme s'il s'en allait en guerre &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand il rentre &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tout le monde ne pense qu'à se taire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lui, il ne parle pas, lui&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lui, il fait des chèques &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De temps en temps se regarde au miroir &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Arrange ses quelques cheveux même pas noirs &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Allume un vulgaire cigare &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et Mister Yaacoub se prend pour Grégory Peck &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;Aïcha, la mère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Fille de petit fonctionnaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A déjà oublié tous ses compères &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Grosse comme trois &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les cheveux en détroit &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle se croit femme du roi &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'ailleurs, il faut le savoir &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ici, c'est elle qui fait la loi &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jour et nuit, elle parle de ses bijoux &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De ses kaftans et de ses robes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle, elle se la joue snob &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D’ailleurs son cher mari &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il ne faut pas l'appeler Yaacoub &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut l'appeler Bob, James Bob &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bob par ci, Bob par là &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;lalalali, lalalala &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et puis, y a Souad l'aînée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Toujours parfumée, toujours maquillée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle, elle ne marche pas, elle &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle, elle se dandine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Fière de sa fausse poitrine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle ne mange que des herbes fines &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car il faut bien surveiller sa ligne &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bientôt elle mettra son maillot bleu marine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son maillot made in Chine &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et épatera les copains de ses copines &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand elle les invitera tous dans leur petite piscine&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le petit, 14 ans et quelques miettes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Toujours en salopette &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il lit en cachette &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son précieux Pif et Hercule &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car papa dit que c'est nul &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Papa dit qu'il faut lire Molière &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Rimbaud ou Baudelaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour éclater les fils de son frère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ainsi papa sera fier &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et puis il faut s'instruire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si l'on veut être médecin dentaire&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et ça vit comme ça en troupeau &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelque fois par année &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour sortir de la routine ou pour se marrer &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ou plutôt pour un peu plus se vanter &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On organise quelques soirées &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas d'amis, mais beaucoup d'invites &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On regarde les photos de ces pays où l'on a été &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ces pays où Aïcha a été &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais qu'elle n'a point visité &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle a plutôt magasiné &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle a plutôt acheté &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des tissus, des bijoux et la robe de soirée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Que ce soir elle met &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et dont elle leur parlera sans arrêt &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bob ou Peck, c'est selon &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Parle de son dernier voyage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Brandissant son whisky 82 ans d'âge &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Parle de ses anciennes conquêtes, sans regret &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme pour nous dire qu'il est maintenant très sage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'il est maintenant très heureux dans son ménage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'il est fier de son épouse et de ses 12 femmes de ménage &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bien sûr il parlera de Soussou comme s'il parlait d'un trophée&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Soussou a maintenant l'âge du mariage&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut lui trouver un bon mari &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une bonne cage&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Mais Soussou ne pense qu'à Mustapha &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu'elle appelle affectueusement Stéphane &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a une moto et deux Méganes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a une Mercedes et un aéroplane&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand elle monte avec lui, ils roulent en vitesse &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Stéphane est gentil&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas très beau mais pas mal du tout &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Son père est ministre du sport et de la jeunesse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est splendide de richesse &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors elle aime Stéphane sans cesse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors, Stéphane, elle est pour lui une fontaine de tendresse&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et puis, y a moi &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis la bonne à tout faire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis la bonne à la peau pas très claire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je m'appelle Khddouj &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et je vois tout ce qui bouge &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais qu’oncle Yaacoub a une secrétaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais qu'elle n'est pas seulement sa secrétaire &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que quand Souad tousse &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pas parce qu'elle a un rhum &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est parce qu'elle fume &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que quand elle monte avec Stéphane dans la chambre &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sa jeunesse elle consume &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que chaque Vendredi,quand tante Aïcha&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lâche son bkhor &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pas parce qu'elle aime l'odeur&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pas pour s'ouvrir le coeur&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pour jeter des sorts&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est&amp;nbsp; pour garder son Bob qu'elle dit aimer très fort&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Je sais tout ça, mais je me tais &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avec les cinq cent Dinars de ma paie &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je fais des épargnes et des épargnes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un jour je reviendrai à ma campagne &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'épouserai Kddour &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il héritera de l'épicerie et du four &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Que son père lui a promis depuis toujours &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On vivra heureux, on aura dix enfants &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et quand ils seront grands &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand ils auront six ou sept ans &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ils travailleront pour aider leurs parents&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La déception</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/16#119367</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Il n'y a plus de places ! Sold out ! J'en reviens pas !!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Dieu du théâtre m'a délaissé. Je suis banni de son royaume.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Théâtre</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/16#119359</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Ce samedi. Adaptation de &quot;la promesse de l'aube&quot; du grand Romain Gary. À l'espace Go. J'espère que c'est bon.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai hâte...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Giffles perdues</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/05#118788</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Volontiers. Si je n’avais pas été ce passif gentilhomme que la société m’a appris à être. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Deux fois plutôt qu’une. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;J’avais faim. Je passais voir une amie. Encore une demi-heure; et j’ai faim; et je ne veux pas manger chez elle; et je ne veux pas la &lt;I&gt;forcer&lt;/I&gt; à cuisiner. Un boucher- restaurant. Un compatriote. Je m’arrête. Il n’y a pas une mouche. Un restaurant sans mouches, c’est quand même bienvenu. Un sandwich à la viande hachée s’il vous plaît. Elle sort de la cuisine. Jeune. Cheveux frisés, mal colorés. Je la déteste déjà. Elle me rappelle l’ignorance, cette ignorance ignorée jumelée à une arrogance injustifiée, typique aux compatriotes. Je la déteste déjà. Elle a une grande, vaste assiette dans les mains. Le propriétaire lui demande, pour faire la conversation ou pour fidéliser une nouvelle cliente, si elle est venue en voiture. «&amp;nbsp;J’habite juste au coin de la rue. Moi, je suis étudiante. Je suis arrivée voilà un an et demi. Je rentre souvent au pays. Parce que mon père est pilote. Alors…et puis je déteste ce pays.&amp;nbsp;» Déjà, je l’aurais giflée. Deux fois plutôt qu’une. Pardon, mademoiselle, vous détestez ce pays ? Ouste alors. Du vent. De l’air. Que je respire. Que le pays respire. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Et dire qu’on est nés au même pays ! &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Elle promène ses yeux à droite et à gauche, fait quelques pas en avant et en arrière. Nerveuse, mais arrogante. Ignorante. Tête à claques. Je te déteste. Et à travers toi, je me déteste. Je m’en fous de Freud. Je m’en fous de la psychologie 101. À travers toi, je me déteste. Tiens, je n’ai même plus envie de manger. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Elle paye sa facture. «&amp;nbsp;Dorénavant, je n’achète que de chez vous. Pourquoi je vais donner mon argent aux Québécois ? ». Ignare. Plus tu parles, plus tu coules. Ignare. Quand on est au fond du trou, il faut arrêter de creuser. Et dire que tu dis ça pour gagner la sympathie. Du proprio ou la mienne, ou va savoir ! La sympathie. Rêve toujours. Ignare. Tu ne sais pas que ton argent, dès que tu as mis le pied droit ici, tu n’as fait que le donner aux Québécois. Ignare. Tu ne sais pas que ce cher proprio, malgré sa peau basanée, malgré son prénom, est un Québécois, il paye ses taxes au Québec, il paye ses impôts au Québec. Ignare, tu ne comprends rien. Tu étudies en quoi d’ailleurs ? C’est vain, crois-moi !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Deux fois plutôt qu’une. Les droits de la femme ? Je m’excuse, mais à partir d’un certain degré de connerie, il n’y a plus d’hommes, il n'y a plus de femmes, il n'y a plus&amp;nbsp;de chiens ni&amp;nbsp;de chats. Il y a la connerie. Point. Et la connerie, c’est une grave maladie. Ça se soigne rarement, ça se propage, et quand on l’a, on ne le sait même pas&amp;nbsp;: on est un ignare !&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Je l’aurais giflée. Deux fois, trois fois, plutôt qu’une. Je m’en mords les doigts. Mais, à quoi aurait-ce servi ? Demain, elle sera toujours aussi conne. Demain, elle rentrera chez elle. Et nous laissera en paix. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Réalités</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2006/01/04#118716</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Les fêtes. La foule. Les rires. Le vin. Les dents d’abord blanches, ensuite rougeâtres. Les discussions banales. Encore des rires. Les desserts. Le café. La solitude, la solitude, la solitude. La route. La neige. La nuit. Des lumières. Des sapins. Des voitures. La police. Les feux. Rouges. Verts. Jaunes. Les virages. L’autoroute. La solitude, la solitude, la solitude. Le fantôme. L’invité chez les autres, même quand il est chez lui. Le regard décalé. Le regard triste. Le cœur lourd. La solitude, la solitude, la solitude. Le voyage. Le long voyage. Le voyage qu’on n’a pas choisi. Le voyage aller, mais pas de retour. Des livres. Des films. La migraine. Le mal de dos. Les mains froides. Les cernes. Le noir. Le gouffre. Les apparences. Les faux sourires. Les fausses accolades. &lt;I&gt;Le rachitisme sincérique&lt;/I&gt;. Des colombes. Des pigeons. Des espoirs. Demain. Un jour. Bientôt. Le cynisme. La solitude, la solitude, la solitude. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Je t’espère la bêtise, début d’un bonheur naïf. Je t’espère l’innocence, fin d’une atroce réalité. Je t’espère toutes sortes de choses innommables. Ne les attends pas, ne les espère pas. Évite les espérances. Elles donnent soif. Une soif démesurée qu’aucun puits, aucun fleuve, aucune rivière ne saura étancher. Et c'est la solitude, la solitude, la solitude....&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le sapin</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/12/15#117675</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Le sapin est là. Il trône sur le salon, tel un jeune patriarche qui vient d’hériter du pouvoir. Elle l’a arrosé. Elle va le décorer. Quand je rentre dans la pièce, je sens un respect mutuel entre nous. Il m’est sympathique. Il me sait inoffensif. J’aime son odeur, j’aime la gentillesse qu’il dégage. C’est un &lt;I&gt;bon sapin&lt;/I&gt;. Bientôt, elle le maquillera. Il n’attend que ça. Je le sais, il me l’a chuchoté hier soir. Ce seront des guirlandes que j’accepterai, que j’aurais choisi de «&amp;nbsp;subir&amp;nbsp;». Aucune agression. Personne ne me les aura imposées. Je les ai invitées, elles ont accepté. Elles mettront des couleurs dans notre foyer. Pendant quelques semaines, en bon sapin qu’il est, il nous recevra les branches ouvertes. Va-t-il s’ennuyer pendant notre absence ? Je ne pense pas. Nous sommes tellement prévisibles, nous sommes tellement calmes, que le calme lui-même est moins soporifique. Et puis il flétrira. Trop longtemps déraciné. Trop longtemps seul parmi les humains. On évitera d’abord de s’en rendre compte. On fera semblant. C’est que l’odeur d’un sapin, c’est attachant. C’est qu’à la présence d’un sapin, on s’habitue. C’est qu’une pièce sans sapin, &lt;I&gt;après&lt;/I&gt;, ça devient moche, vide, commun. C’est qu’un humain, ça s’attache. Mais viendra le jour où la comédie devra cesser. Viendra le jour où il va falloir se séparer. C’est la fin. La fin d’une belle collaboration, la fin d’une belle complicité, la fin d’une belle histoire. On le mettra dans la rue, il fera froid, il neigera. Même la nature ne sera pas contente. On le laissera là, seul, avili par le temps, par la solitude, par nous. Il ne reviendra pas. Ce sera la dernière fois qu’on se sera donné la main. L’année prochaine, ce sera un autre sapin, d’autres guirlandes, d’autres couleurs. L’année prochaine, ce sera une autre histoire… &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>Stress</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/12/08#117234</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Un exposé dans quelques heures.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un rapport à remettre dans 3 jours.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Noël qui arrive à grands pas.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La pollution.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'injustice.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les pneux d'hiver.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les films que j'ai pas vus.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je m'écroule...Je m'essoufle...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le temps de l'innocence</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/12/05#117063</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;21 Mars 2004&lt;STRONG&gt;.&lt;/STRONG&gt;&lt;EM&gt;&amp;nbsp;Téléj&lt;/EM&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA&quot;&gt;&lt;EM&gt;ournal&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;de 22h sur Radio-Canada. Bernard Derome, calme et courtois comme d'habitude, interviewe un jeune monsieur d’une trentaine d’années, les cheveux gominés, le visage rasé et frais, le sourire facile&amp;nbsp;: Fadi Fadel, ce Canadien d’origine arabe, dont l’enlèvement récent en Iraq n’a cessé de faire couler l’encre. Fadi parle facilement de son périple. Il évoque les voyous qui l’ont kidnappé sans aucune rage, sans la moindre haine. Étrange. On lui aurait braqué un fusil sur la tempe, dit-il, avec un sourire désarmant. Cette fraîcheur, cette presque nonchalance avec laquelle Mr Fadi&amp;nbsp;parle de son supposé calvaire ne cesse de m’intriguer. Je lance à ma&amp;nbsp;media naranja&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il a plutôt l’air d’avoir passé une semaine au club Med de Cefalù ». Elle est d’accord. Brusquement, je me rends compte de la tragédie. Non pas celle de Mr Fadi, ni de l’Iraq ou de l’Afghanistan, ni celle de la Palestine, pas même de celle de Beckham et Victoria. C’est MA tragédie&amp;nbsp;: ce scepticisme, cette facilité à tout réfuter, à ne croire en rien. Tu ne pourras jamais lire le Journal de Montréal et te croire &quot;informé&quot;. Tu ne verras jamais «&amp;nbsp;Charlie’s Angels » en te croyant cinéphile. C’en est fini pour toi. L’innocence est partie.&amp;nbsp;L'innocence&amp;nbsp;ne reviendra jamais…&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>L'exploration continue</title> 

						<link>http://karlamassini.monblogue.com/2005/11/28#116464</link> 

						<description> 
 &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Petite exploration de la littérature Québécoise. Après «&amp;nbsp;Nègres blancs d’Amérique&amp;nbsp;», j’ai plongé dans «&amp;nbsp;Les mots des autres&amp;nbsp;». Beau livre, truffé d’anecdotes (qui servent le récit néanmoins) sur le monde de l’édition dont je ne connaissais rien. Victor-Lévy Beaulieu nous communique son amour des livres, aussi bien de leur contenu que de leur contenant. Drôle de personnage. Passionné, il frôlera souvent la faillite et se relèvera toujours grâce à ses contributions au monde de la télévision. Sa révolte contre la condescendance des bien-pensants de la littérature Française envers toute littérature francophone non Française marque le récit. Elle est justifiée à mon avis. Il a fallu longtemps aux Français (et il y a encore du chemin à faire) avant de comprendre que la langue Française et, donc, la littérature Francophone ne leur appartiennent pas. Elle appartient à ceux qui l’écrivent, ceux qui la parlent, ceux qui la véhiculent. Deux «&amp;nbsp;personnages&amp;nbsp;» &lt;EM&gt;reviennent&lt;/EM&gt; souvent dans «&amp;nbsp;Les mots des autres&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: Jacques Ferron et James Joyce (Beaulieu&amp;nbsp;est sidéré par&amp;nbsp;son «&amp;nbsp;Ulysse&amp;nbsp;»). Pour ceux qui ne le connaissent pas (je ne le connais d’ailleurs pas assez), Ferron était un médecin dévoué au peuple (exerçant souvent bénévolement et dans des quartiers populaires) et rêvant d’un avenir meilleur à ses «&amp;nbsp;frères&amp;nbsp;» Québécois. Il fonda le parti Rhinocéros, une «&amp;nbsp;farce&amp;nbsp;» dans le milieu politique Québécois qui proposait des solutions politiques «&amp;nbsp;caricaturales&amp;nbsp;» à chaque élection, et commit plusieurs livres importants dans la littérature Québécoise. Un grand monsieur ! Je lis ses «&amp;nbsp;Contes du pays incertain&amp;nbsp;» en ce moment. &lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%&quot;&gt;Quant à James Joyce et son «&amp;nbsp;Ulysse&amp;nbsp;», il reste, de loin, le livre le plus «&amp;nbsp;intimidant&amp;nbsp;» à mes yeux. Il est dans ma bibl